• Actualité
  •  

Il faut bien continuer cette chronique, hélas indémodable, de la violence en Syrie, trois semaine après la proclamation unilatérale d'un cessez-le-feu par le gouvernement. Cette violence dont l'ONU, par les bouches de son secrétaire général Ban Ki-moon et de son porte parole Hervé Ladsous, vient - enfin - de reconnaître qu'elle était commise par les deux parties. Ce qui est d'ailleurs une façon de relativiser, et même de cacher le fait que ce sont bien des bandes se réclamant de [...]



Au moins 25 victimes du terrorisme pour les 30 premières heures du mois de mai

Par Guy Delorme,



Damas-Tichrine le 2 mai au matin...

Il faut bien continuer cette chronique, hélas indémodable, de la violence en Syrie, trois semaine après la proclamation unilatérale d’un cessez-le-feu par le gouvernement. Cette violence dont l’ONU, par les bouches de son secrétaire général Ban Ki-moon et de son porte parole Hervé Ladsous, vient – enfin – de reconnaître qu’elle était commise par les deux parties. Ce qui est d’ailleurs une façon de relativiser, et même de cacher le fait que ce sont bien des bandes se réclamant de l’opposition dite « démocratique » qui tuent chaque jour des Syriens et sabotent ainsi méthodiquement le plan de paix de Kofi Annan, des Nations-Unies et de la Ligue arabe.

Pour le 1er mai, Sana signale les faits suivants :

-Dans le secteur de Hama, entre les localités de Tayyibat al Iman et Latamneh (à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Hama), un membre des forces de l’ordre a été tué et trois autres blessés par l’explosion d’un engin piégé au passage de leur véhicule. Et à Tweineh (nord-ouest de Hama), un attaque contre un autre bus de l’armée a coûté la vie à un militaire et à un employé civil, et fait six blessés, le bus ayant pris feu. Et à Kafr Zeta (5 kilomètres au nord de Latamneh), un groupe a intercepté un employé civil transportant les paies de fonctionnaires d’un groupe scolaire : l’homme a été épargné, ce qui est assez exceptionnel dans la praxis des activistes. Par ailleurs, sur la route reliant Latamneh et Tahl Melh les services du Génie ont désamorcé deux engins explosifs.

-À Deraa, un candidat du Parti de l’Unité nationale aux législatives de mai a été assassiné : Abdel Hamid Hassan al-Taha est tombé sous les balles des « démocrates » à Bosra al-Cham (banlieue de Deraa), où il se présentait. Et c’est encore à Bosra, sans doute dans le cadre de l’agression contre le candidat, que le policier Zaher Ahmad Abou Khalil est lui aussi mort à son poste.

-À Alep, un civil travaillant dans un laboratoire à Cheikh Maqsoud a été assassiné par un groupe qui s’est emparé de sa voiture : une fois encore, on peut se demander ce qui revient au terrorisme idéologique et au franc banditisme dans cette affaire.

-Dans la banlieue de Damas, un homme de 78 ans, Ismaïl al-Oman, a été abattu par des hommes armés au sortir de la mosquée de Qatana (à 5 ou 6 kilomètres à l’ouest de l’aéroport militaire d’al-Mazeh qui dessert la capitale).

15 soldats tués à Alep ?

En ce qui concerne les premières heures du mercredi 2 mai, Sana signales de nouvelles violences meurtrières à Bosra al-Cham : l’adjudant-chef Kamal Mohammad al-Zou’bi et son fils ont été pris sous les tirs d’un groupe armé alors qu’ils se trouvaient près de leur maison : le sous-officier a été tué, et son fils blessé. Et toujours dans la banlieue de Deraa, un autre adjudant-chef, Mer’i Zeneiqa, a été assassiné alors qu’il prenait sa voiture, son épouse étant blessée dans l’agression. Et l’OSDH annonce que 15 militaires – dont deux colonels – ont péri dans une embuscade dans la province d’Alep, deux insurgés ayant également été tués : on peut espérer que l’OSDH exagère comme à son habitude, mais ce faisant elle reconnaît que ses amis activistes se moquent chaque jour un peu plus de Kofi Annan et de son cessez-le-feu. L’agence Reuters est bien obligée d’écrire qu’un tel acte constitue « une nouvelle violation du cessez-le-feu« . Qui légitime totalement – là c’est Infosyrie qui parle – les mesures de précaution militaires prises par le gouvernement dans les villes. Et qui, même, légitimerait une intensification  de la répression et de la traque de ces groupes. Au fait, un binôme d’observateurs se rendra-t-il sur les lieux de cette attaque ?

Il faut aussi indiquer, même si ça peut sembler répétitif et démoralisant, que l’hôpital de Damas-Tichrine a vu partir ce 2 mai les funérailles de neuf membres supplémentaires des forces de l’ordre : un adjudant-chef, un adjudant, un sergent, cinq conscrits et un employé civil, abattus à Soueidaa, Deraa et dans la banlieue de Damas.

Quasi-quotidiennement aussi, et dans un registre plus optimiste, l’agence Sana rend compte de reddition d’hommes armés -mais, en principe, non engagés dans des violences -, qui déposent leurs armes et leur identité dans les antennes de police : 168 personnes ont fait cette démarche ces dernières 24 heures dans les gouvernorats de Homs et d’Idled, et dans la banlieue de Damas. Dans son édition du 30 avril, l’agence de presse officielle syrienne annonçait que 371 autres activistes « potentiels » avait fait la même démarche. Pour l’ensemble du mois d’avril, Sana avance le chiffre de 2 000 « auto-enregistrements » d’opposants repentis.

On est certain que ces repentis sont des Syriens. Quant à ceux qui sévissent toujours, c’est moins certain…

 



Vous pouvez suivre les réponses à cet articles avec le flux RSS.
Les commentaires sont fermés.

46 commentaires à “Au moins 25 victimes du terrorisme pour les 30 premières heures du mois de mai”

  1. Souriya ya habibati dit :

    http://www.sana.sy/fra/51/2012/05/02/416339.htm

    nouvelles locales>>Le président al-Assad promulgue un décret stipulant une amnistie générale
    02 Mai 2012
    http://www.sana.sy/ara/2/2012/05/02/416329.htm
    دمشق-سانا

    أصدر السيد الرئيس بشار الأسد اليوم المرسوم التشريعي رقم /30/ للعام 2012 القاضي بمنح عفو عام عن كامل العقوبات المنصوص عليها في بعض مواد قانوني خدمة العلم والعقوبات العسكرية.

    وفيما يلي نص المرسوم التشريعي:

    المرسوم التشريعي رقم /30/

    رئيس الجمهورية

    بناء على احكام الدستور

    يرسم مايلي:

    المادة /1/ يمنح عفو عام عن الجرائم المرتكبة قبل تاريخ 2-5-2012 وفقا لمايلي:

    أ- عن كامل العقوبة في الجرائم المنصوص عليها في المواد 95-96-99-100-107 من قانون خدمة العلم الصادر بالمرسوم التشريعي رقم /30/ لعام 2007 وتعديلاته.

    ب- عن كامل العقوبة لمرتكبي الجرائم المنصوص عليها بالمواد 100-101-146 البندين /1/5/ فقط من قانون العقوبات العسكرية الصادر بالمرسوم التشريعي رقم /61/ لعام 1950 وتعديلاته.

    ج- لا تشمل احكام الفقرة ب السابقة المتوارين المرتكبين لجرائم الفرار الداخلي والخارجي الا اذا سلموا انفسهم خلال 90 يوما بالنسبة للفرار الداخلي و120 يوما بالنسبة للفرار الخارجي من تاريخ صدور هذا المرسوم التشريعي.

    المادة /2/ ينشر هذا المرسوم التشريعي في الجريدة الرسمية ويعتبر نافذا من تاريخ صدوره.

    دمشق في 10-6-1433 هجري الموافق لـ 2-5-2012 ميلادي وسيقوم التلفزيون السوري بعرض ندوة لشرح تفاصيل هذا المرسوم التشريعي عقب نشرة الاخبار الرئيسية.

  2. Mohamed Ouadi dit :

    L’ONU a reconnu que les violations du cessez le feu se font par les deux parties. Or il y’a une partie, qui dispose de l’exclusivité de l’utilisation des armes (du fait du droit national et international), qui emploie la force de façon légale et légitime, pour protéger les civils et maintenir la sécurité, et une seconde partie, qui n’a pas cette qualité qui utilise des armes de façon illégale et illégitime, et qui recourt au terrorisme, condamné par la loi. Et des pays qui soutiennent le terrorisme.
    Et comme c’est par la force que les lois sont respectées, si la Syrie et les pays qui la soutiennent s’en sortent vainqueurs de cette dure épreuve, voilà comment les choses vont être appréhendées.

  3. Mohamed Ouadi dit :

    Syrie : au moins 34 enfants tués après le cessez-le-feu (ONU)

    2.05.2012, 08:02

    Plus de 34 enfants ont été tués en Syrie depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu du 12 avril, a annoncé la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhikha Coomaraswamy, cité par la presse.

    « Depuis la trêve instaurée le 12 avril et malgré la présence d’observateurs de l’ONU, plus de 34 enfants ont été tués », a-t-elle déclarée citée par l’agence Reuters.

    Les violences se poursuivent en Syrie en dépit de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les troupes de l’opposition armée, prévu par le plan de paix en six point élaboré par l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

    RIA Novosti
    http://french.ruvr.ru/2012_05_02/73491415/

  4. l'ingenue dit :

    Critique du discours « philanthrope » sur la Syrie ou Misère du Discours
    Deuxième partie : « Les chemins de la liberté »

    par Fida Dakroub

    Mondialisation.ca, Le 1 mai 2012

    Généralités
    La Démocratie démocratique, si élevée qu’elle se sache au-dessus de la « Masse arabe », ressent pour elle une infinie pitié. Tant la Démocratie démocratique a aimé la « Masse arabe » qu’elle a envoyé son Fils unique – le Printemps arabe –, afin que tous ceux qui croient en lui ne soient pas perdus, mais qu’ils aient la vie démocratique.
    Dans le discours « philanthrope » sur la Syrie, les analystes assidus auraient conclu, ironiquement, qu’un spectre hante le monde arabe : le spectre de la Démocratie démocratique. Déjà la Démocratie démocratique est reconnue comme une puissance par toutes les puissances du monde arabe. Toutes les puissances du vieux monde arabe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : « le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne » [4].
    Évidemment, les analystes assidus auraient parodié, ici, Marx et Engels dans « Le manifeste du Parti communiste ».

    Alain Gresh : « Les chemins de la liberté »
    Dans un article intitulé « Les chemins de la liberté » [1], paru dans Le Monde diplomatique, Alain Gresh [2], tout en lisant le « Printemps arabe », isole la soi-disant « révolution » syrienne de son espace historique, économique et culturel arabe, et l’implante dans un habitat culturel exotique. Autrement dit, lorsque monsieur Alain Gresh parle de la « révolution » syrienne, il se semble fortement convaincu que la métempsychose constitue un fait réel, une étape plus avancée sur « les chemins de la liberté » ; sinon comment expliquer la réincarnation des orateurs de la première Révolution française en personnages de la Sainte-Révolution syrienne ; comment expliquer l’ascension de monsieur Burhan Ghalioun au rang des Archanges de la Révolution de 1789 ; comment justifier le fait que l’émirat salafiste de Baba Amr s’est métamorphosé en la Commune de Paris, et le chef d’État-major de la soi-disant « Armée syrienne libre », le colonel Riyad Al Asaad, s’est réincarné en Louis Rossel[3] ; si ce n’est pas par la grâce du discours « philanthrope » de M. Gresh.
    La « révolution » syrienne calquée sur les Révolutions françaises :
    Premièrement et à plus forte raison, la « conversion » des faits réels en objets désirés dans le discours de M. Gresh – que ce soit innocent ou décidé – sert, en premier lieu, à émouvoir des sensibilités profondes chez le lecteur français, fier de son héritage révolutionnaire de 1789, de 1830 et de 1848 ; et à donner, en deuxième lieu, une certaine légitimité historique à la soi-disant « révolution » syrienne. Ainsi dans le discours de M. Gresh, Riyad al-Chafqa s’identifie avec Robespierre, Bassma Kodmani s’habille en Louise Michel [5] et Burham Ghalion joue le rôle de Camille des Moulins :
    « Assistera-t-on, comme en 1848 en Europe, à l’écrasement du « printemps des peuples » ? Nombre de commentateurs s’y résignent. Ce pessimisme englobe pêle-mêle ceux qui pensent que les Arabes ne seront jamais mûrs pour la démocratie ; ceux qui agitent une fois de plus la menace islamiste ; ceux qui s’enferment dans le temps médiatique : toute lutte qui s’étend sur plus d’une semaine est dans une « impasse », toute crise qui se prolonge sur plus d’un mois « s’enlise ». Pourtant, en juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la France était encore une royauté et l’Europe paraissait immobile » [6].
    Évidemment, un lecteur non familier de la réalité des choses au Proche-Orient pourrait réagir positivement à un tel discours « alternatif » à la réalité des choses. Par contre, ceux qui connaissent bien la problématique culturelle et ethnique des sociétés proche-orientales ne peuvent, sous n’importe quelle circonstance, accepter des énoncés pareils ; car le conflit sur le Proche-Orient, en général, et la crise syrienne, précisément, sont plus compliqués que la formule alchimique dont nous présente, ici, M. Gresh ; une sorte de composition poétique, qui mélange, dans un même alambic, le réel et le fictif, l’imaginaire et l’historique.
    Deuxièmement, nous trouvons utile, ici, de souligner que l’Europe a pu établir son système démocratique bourgeois grâce à un long processus historique d’évolutions et de contradictions économiques entre forces productives et rapports de production, menant à un affrontement de groupes sociaux bien définis pour le contrôle et la possession des moyens de production. Nous parlons ici de groupes sociaux se déterminant par des types de revenus précis : la rente foncière, le profit et le salaire ; autrement dit, l’aristocratie, la bourgeoisie et le prolétariat. Cependant, en Syrie, comme toute autre société musulmane, le processus historique de l’évolution sociale des classes sociales a suivi un trajet différent au trajet européen ; par conséquent, voir en l’émergence de l’émirat islamiste de Baba Amr un soulèvement des quarante-huitards [7] et des barricadiers de la Commune de Paris met le texte cité ci-devant hors toute crédibilité objective.
    En plus, si avec le soulèvement islamiste salafiste armé de Homs le 1789 [8], pour ainsi dire, a une fois commencé, tel que nous le confirme monsieur Alain Gresh dans son discours « philanthrope » sur la Syrie, il ne faudra pas attendre longtemps pour que se produise un 1793 [9].
    Pourtant, M. Gresh continue son discours révolutionnaire « alternatif » à la réalité des choses ; il écrit :
    La volonté unitaire des manifestants et leurs revendications citoyennes de liberté, de justice sociale et de démocratie ont permis, en partie, de déjouer ces manœuvres de diversion, d’aller de l’avant, d’approfondir les conquêtes. Le « printemps des peuples » est d’autant moins terminé que les discours les plus extrémistes ont été marginalisés [10].
    Mieux encore, M. Gresh calque la réalité syrienne du XXIe sur l’Histoire de France des XVIIIe et XIXe siècles et commit, par conséquence, une erreur méthodologique « grave » à l’œil d’un critique assidu ; car pour un tel critique, même si Charlie Chaplin portait un manteau noir comme celui d’Abraham Lincoln, cela n’entraine pas à conclure qu’Abraham Lincoln était le grand-père de Charlie Chaplin.

    Le réel objectif et l’objectif réel de la « révolution » syrienne
    Troisièmement, cet écartement que subit la « révolution » syrienne de son réel objectif – tel qu’exprimé dans le discours « philanthrope » de M. Gresh – l’écarte, en effet, de son objectif réel, et mène le lecteur à des conclusions fautives. Par contre, en lisant la « révolution » syrienne selon ses propres conditions historiques et géopolitiques, nous pouvons en tirer des conclusions solides concernant l’objectif réel d’une telle soi-disant « révolution » ; un objectif qui convoite d’abord la destruction de la Syrie, ensuite son démembrement en une multitude d’entités et de cantons religieux et ethniques, qui s’entretueraient jusqu’à la fin des jours. C’est cet objectif précis qui se cache derrière le ballet burlesque de la soi-disant « révolution » syrienne ainsi que derrière le discours « philanthrope » des soi-disant « amis » du peuple syrien ; d’abord détruire la Syrie, car ce pays constitue le dernier « Krak des Chevaliers » [11] face aux projets expansionnistes de l’impérialisme mondial au Proche-Orient ; ensuite la démembrer en une multitude de cantons religieux et ethniques.
    À fortiori, après la perte de la Palestine (1948), l’incendie du Liban (1975 – 1990), la sortie de l’Égypte (1978) et de la Jordanie (1994) du conflit israélo-arabe, la destruction de l’Irak (2003), la sécession du Soudan Sud (2011) la démolition de la Libye et le chaos du Yémen (2011), seule la Syrie se tient encore debout dans l’arène de l’amphithéâtre étatsunien, en refusant de crier « Ave, Imperator, morituri te salutant »[12]. Ceci nous mène à conclure que les puissances atlantiques, coalisées aux émirats et sultanats de la péninsule Arabique, se trouvent incapables de tolérer, encore plus, la présence d’une Syrie résistante à leurs projets expansionnistes.
    Certainement, en disant ceci, nous ne revendiquons point un monopole sur l’invention de l’huile de poisson ; au contraire, M. Gresh aurait pu arriver à la même conclusion s’il avait appliqué, dès le début, la « règle de trois »[13] sur la réalité syrienne et proche-orientale.
    Quatrièmement, la démolition totale de la Libye par les bombardements massifs de type « humanitaire » des forces de l’OTAN, d’un côté ; et par les accrochages militaires entre les différentes fractions des « mousquetaires » du Conseil national de transition (CNT), donne un exemple vivant de ce que pourrait devenir la Syrie une fois les « cavaliers » du Conseil national syrien (CNS) auront mis en œuvre la « Démocratie démocratique ». Nous faisons appel, ici, au dicton souvent utilisé dans les rues de Damas et de Beyrouth : « s’il est vrai que nous ne sommes pas morts encore, il est non moins vrai que nous voyons bien le sort de ceux qui étaient déjà morts ». Les Syriens sont convaincus plus que jamais que la « Démocratie démocratique » promise par l’impérialisme n’est en vérité qu’un « Cheval de Troie », une malédiction de type pharaonique menant à une destruction totale de leur pays ainsi qu’à son démembrement.

    Les « voyous » du régime
    Pourtant, le summum de la désinformation discursive continue dans l’article de M. Gresh lorsqu’il ajoute :
    En Syrie, incapable de répondre aux aspirations populaires, le régime baasiste arme la minorité alaouite dont il est issu, tandis que quelques groupes salafistes sunnites tentent de transformer le mouvement de protestation en lutte contre les « infidèles »[14].
    Cinquièmement, il devient indispensable de souligner, ici, le choix des mots utilisés dans l’énoncé ci-dessus. D’abord, M. Gresh parle de « l’armement » de la minorité alaouite comme fait réel « a capite ad calcem » ; par contre, il déclare que l’armement des groupes salafistes n’est qu’une « tentative » probable de « quelques » groupes « insignifiants ». Remarquons ici l’absence de toute allusion à la déclaration des émirats islamistes dans les villes syriennes tombées sous la main des groupes armés. En faisant cela, l’auteur détourne la réalité objective du conflit en Syrie en un imaginaire subjectif basé sur un credo fictif : 1) d’abord, les protestations sont, pour ainsi dire, d’une nature pacifiste suivant le modèle des démocraties bourgeoises raffinées de l’Europe ; 2) le « despote » de Damas, après avoir senti le danger s’approcher de son « harem », armait ses « voyous » alaouites ; 3) suite à l’écrasement militaire du mouvement pacifiste, « quelques » groupes salafistes « insignifiants » – c’est-à-dire quelques jouvenceaux – « tentent » à modifier le déroulement du mouvement pacifiste. Soulignons aussi le choix de l’adjectif « quelques » et du verbe « tenter ».
    Un peu plus loin sur « les chemins de la liberté », M. Gresh emploie un discours narratif pour décrire les personnages du ballet burlesque de la « révolution » syrienne, il écrit :
    Un tract du 1er juin à Hama donne des instructions précises aux manifestants : évitez tout désordre ; respectez les bâtiments publics ; abstenez-vous d’insulter ou de provoquer les forces de l’ordre. « Nous protestons contre l’oppression, nous ne voulons opprimer personne. »
    Au contraire du « Tract du premier Juin », qui fait appel au « Placard de la Commune de Paris », les images, les vidéos, les informations en provenance de Homs et de Hama montrent des « bains de sang » perpétrés par les insurgés « Communards », dont parle M. Gresh, ciblant les membres des minorités ethniques et religieuses[15]. Pourtant, nous continuons à lire dans « Les chemins de la liberté » :
    Qui sont les gens agglutinés autour de nous ? L’un est diplômé de philosophie, l’autre médecin, un troisième ingénieur. Ils assurent tous vouloir l’avènement d’un régime « civilisé » et, en premier lieu, la fin de l’arbitraire et de l’humiliation, le respect de leur dignité (karama). « Ils peuvent tout nous prendre, mais pas la karama. » (…) Tandis que se poursuit notre discussion, de jeunes volontaires collectent les poubelles dans la rue[16].
    Soulignons, d’abord, dans le paragraphe ci-dessus, l’exotisme littéraire tel qu’il est concrétisé dans la modalité du pérégrinisme[17] et du xénisme[18] : « Ils peuvent tout nous prendre, mais pas la karama » (sic). Ainsi, le mot arabe « karama », qui veut dire tout simplement « dignité », prend, grâce à son emploi pérégrinitique et xénitique, une dimension exotique, plutôt totémique.
    Sixièmement, jusqu’à présent, la plupart des troubles et des actes de violence contre le gouvernement syrien ont eu lieu dans des régions rurales et dans des villes mineures. En effet, les premières violences ont eu lieu à Daraa, qui est une ville du sud-ouest de la Syrie. Cette ville n’est pas indiquée sur la carte géographique de la Syrie ni mentionnée, évidemment, dans l’Atlas du monde. C’est une ville frontalière, dont la population ne dépasse les 75 000 habitants. La majorité de ses habitants forment un mélange unique de bédouins, de bergers, de sous-prolétaires, de laboureurs journaliers et des besogneux qui travaillent temporairement dans des métiers marginalisés et précaires. L’économie de Daraa est rurale, et la bourgeoisie éclairée, dont parle M. Gresh, ne semble pas aller avec l’ensemble de la mosaïque sociale des régions rurales de la Syrie. Ceci dit, notons que notre intention ne vise point à dénigrer la population de Daraa ni celle de Homs, mais plutôt à démontrer la souplesse du discours « philanthrope » sur la Syrie, qui se veut « révolutionnaire ». D’ailleurs, faire un transfert de la révolution de 1848 aux actes de violence et de vengeance bédouine éclatés spontanément dans une région rurale, dont les relations sociales restent encore d’une nature bédouine, un tel transfert démontre, en effet, une intention voulue de manipuler les masses et de diriger l’opinion publique à accepter une guerre éventuelle contre la Syrie. Par conséquent, le texte cité ci-devant perd son objectivité ainsi que son crédibilité ; surtout lorsque nous constatons que ni les clans bédouins de Daraa ne sont des descendants des quarant-huitards ni le Conseil national syrien n’est l’héritier du Comité Central de la Garde Nationale[19].

    L’ironie de l’Histoire
    Dans les « Vorlesungen über die Geschichte der Philosophie », Hegel fait la remarque suivante en liaison avec son interprétation de l’« ironie socratique » : « Toute dialectique fait ressortir ce qui doit ressortir, comme devant ressortir, laisse se développer toute seule la destruction interne : ironie générale du monde ».
    En guise de conclusion, ceux qui se sont vantés d’avoir fait des « révolutions printanières » se sont toujours aperçu le lendemain qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, les « révolutions » faites ne ressemblant absolument pas à l’image de celles qu’ils voulaient faire. C’est ce que Hegel appelle l’ironie de l’Histoire.
    Face au discours « philanthrope » sur la Syrie, il ne nous reste que le cri du Fils de David pour nous soulager dans notre malheur :
    « Eli, Eli lama chabqtani ! » ; Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ![20]

    Fida Dakroub, Ph.D
    Pour communiquer avec l’auteure : http://bofdakroub.blogspot.com/

    Notes
    [1] Gresh, Alain. Les chemins de la liberté. in Le Monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/117/GRESH/20530
    [2] Rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique jusqu’en décembre 2005, il en devient le directeur adjoint à partir de janvier 2008.
    [3] Louis Rossel, ancien capitaine de l’armée française, il est le seul officier supérieur de l’armée française à avoir rejoint la Commune de Paris en 1871 (dès le 19 mars 1871) et a y avoir joué un rôle important comme délégué à la Guerre. Il refuse la capitulation et veut continuer le combat contre les Prussiens en intégrant la Commune. Il sera fait prisonnier, jugé et fusillé par les Versaillais le 28 novembre 1871.
    [4] Marx, Karl ; Engels, Friedrich. (1848). Le manifeste du Parti communiste, chapitre I.
    [5] Louise Michel, alias « Enjolras », est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste. Elle participe à la Commune de Paris, est arrêtée, emprisonnée puis déportée en Nouvelle-Calédonie. Elle y restera sept ans et sera amnistiée en 1880. Figure légendaire de la Commune, cette femme extraordinaire sera surnommée » la vierge rouge ». Victor Hugo, son ami, composera un poème dédié à Louise Michel : « Viro Major ».
    [6] Gresh, Alain. loc. cit.
    [7] Un quarante-huitard est révolutionnaire de 1848, année riche en révolutions en Europe : le « Printemps des peuples » – en particulier en France, la Révolution française de 1848 en février, les « Journées de Juin » –, dans la Confédération germanique – la « Révolution de Mars » –, en Autriche-Hongrie et en Hongrie.
    [8] L’an 1789 marque le début de la première Révolution française.
    [9] L’an 1793 marque le début de la Terreur.
    [10] Gresh, Alain. loc. cit.
    [11] Le Krak des Chevaliers ou Qal`at al-Hosn1 (La forteresse imprenable) est un château fort datant de l’époque des croisades. Il est situé dans l’ouest de la Syrie, sur les derniers contreforts du jabal Ansariya. Depuis 2006, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
    [12] Selon une croyance moderne erronée et persistante, durant les combats, les gladiateurs auraient eu l’habitude de saluer l’empereur en ces termes « Ave Caesar morituri te salutant » ; ce qui signifie « Salut César, ceux qui vont mourir te saluent ». La formule a une origine authentique, mais basée sur un unique témoignage de Suétone, qui dit exactement « Ave imperator, morituri te salutant ! ».
    [13] En mathématiques élémentaires, la « règle de trois » ou « règle de proportionnalité » est une méthode mathématique permettant de déterminer une quatrième proportionnelle.
    [14] Gresh, Alain. loc. cit.
    [15] http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=29716
    [16] loc. cit.
    [17] Le pérégrinisme crée, par les modalités de l’emprunt qui le caractérise, l’impression de la faute de langue. Le pérégrinisme sera donc « [l]’utilisation de certains éléments linguistiques empruntés à une langue étrangère, au point de vue des sonorités, graphiques, mélodies de phrase aussi bien que des formes grammaticales, lexicales ou syntaxiques, voire […] des significations ou des connotations » ; cité par Ly, Amadou. « Le pérégrinisme comme stratégie textuelle d’appropriation de la langue d’écriture. » Les langues du roman : du plurilinguisme comme stratégie textuelle. Lise Gauvin (dir.). Montréal: Presses universitaires de Montréal, 1999. 87-100.
    [18] Le xénisme est « un terme étranger qui désigne une réalité inconnue ou très particulière et dont l’emploi s’accompagne, nécessairement, d’une marque métalinguistique qui peut être soit une paraphrase descriptive, soit une note explicative en bas de page quand il s’agit d’un texte écrit » ; cité par Amadou Ly. loc. cit.
    [19] Le comité central de la Garde nationale était pendant la Commune de Paris une assemblée formée des délégués élus par les membres de la Garde nationale. Ce comité dirigea de fait la ville de Paris du 15 mars au 28 mars 1871.
    [20] Le Psaume 22 est probablement l’un des plus connus parce que cité par le Christ en croix. Voir Matthieu, 27 : 46 et Marc, 15 : 34

    Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de recherche et d’études sur les littératures et cultures de l’espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est l’auteur de « L’Orient d’Amin Maalouf, Écriture et construction identitaire dans les romans historiques d’Amin Maalouf » (2011

  5. Je tiens un blog où je publie pratiquement un article par jour, consacrés essentiellement à la Syrie.
    J’aimerais juste partager avec vous le dernier qui évoque les pratiques « hautement professionnelles » de nos journaleux, travaillant pour des journaux de référence.

    http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/05/01/nos-medias-morceaux-choisis-d-un-professionnalisme-pousse-a.html

  6. AVICENNE dit :

    Bonjour,

    Je viens de voir sur SANA que Bachar venait de signer un décrêt concernant l’amnistie (sous certains conditions)des déserteurs de l’armée Syrienne.

    Cela veut-il dire que le nombre de déserteurs devient (ou était)significatif (« hémorragie ?)ou bien est-ce un « simple » (geste un de plus dans le bon sens)afin de revenir au plus vite à la paix civile ?.

    • betehem dit :

      Même question

    • Rensk dit :

      Non, il donne une porte de sortie a ceux qui n’étais pas concerné directement par toutes les autres amnisties, c’est autre chose d’excuser des déserteurs en temps de crise qui eux ont très probablement été plus actifs en tueries qu’un simple gosse qui fait le guet au coin de la rue…

      @ Mohamed Ouadi,

      La même dame a dit et déclarée que l’ASL engageait des enfants soldats !

      • AVICENNE dit :

        Merci Rensk,

        J’espère que vous avez raison mais je suis encore sur les dents.

        J’ai appris (je suis de Lattaquié)qu’un corps militaire, composé de 5000 à 8000 hommes avait été récemment crée et se trouvait dans les montagnes. Il n’est composé que de Alaouites (je n’ai acune autre source que ma famille).

        Cela me trouble car, si cela est vrai, qu’est ce que cela veut dire ?. A-t-il été créé en prévision du pire ?.

        Je me pose peut-être trop de questions.

        • Souriya ya habibati dit :

          Qu’est-ce qui se passe AVICENNE?!!!! Vous commencez à colporter des rumeurs ou quoi?!!!!

          Certains amoureux de la culture arabo-musulmane disent qu’Ibn Sina fut à l’origine de la découverte des mysteres du coeur humain.. Autant que vous en soyez DIGNE.. cher AVICENNE!!!

          Il ne faut pas tomber « pieds et poings liés » dans cette infecte propagande contre notre chère Syrie yalli Allah hamiha.. Ce genre de rumeur répond à la bataille navale qui a eu lieu, il y a quelques jours, sur la côte de arouss el baher Lattaquié, lorsque les terroristes, venus de Turquie, avaient emprunté des canots pneumatiques pour accoster à Lattaquié ET nos valeureux soldats humat eddiyari leur avaient réservé « l’accueil » qu’ils méritaient.

          Souriya Allah hamiha

          • SORISHARIF dit :

            Trop de rumeurs sur internet et facebook sur la vie de tous les jours en Syrie , je viens d’avoir ma mère au téléphone , elle a 78 ans , elle a fait avec les cousins adultes et enfants ,un voyage de 120 km pour aller à Lattaquié assister au mariage d’un cousin et ils ont fait la fête dans un restaurant au bord de la mer jusqu’a 2h30 et à la sortie il y avait encore du monde dans les restos du coin . La seule question que ma famille me pose en ce moment c’est de savoir si j’ai déjà réservé mon billet d’avion . Juste pour vous dire que nous à l’étranger ,on fait trop de soucis et on est submergé par des rumeurs .La vie en Syrie continu malgré tout et les amoureux de la Syrie vont gagner .

          • AVICENNE dit :

            Je ne colporte rien du tout !.

            J’ai ma famille tous les jours par téléphone ou Skype. Je ne peux tout de même pas les empêcher de me parler.

            Le but de cette « info » n’est pas de critiquer qui que ce soit ou quelle que confession que ce soit (je suis Alaouite). Je transmets simplement afin de savoir si l’un ou l’autre d’entre vous avaient une info la dessus.

            Je n’ai pas peur pour les Chiites, sunnites, chrétiens, kurdes et autres. j’ai peur pour la Syrie toute entière, une et indivisible.

            Désolé si j’ai choqué, mais ce ne sont que des interrogations et, surtout, des appels aux nouvelles.

        • Souriya ya habibati dit :

          Bonjour AVICENNE,
          Ce petit extrait d’un très important article qui établit des comparaisons entre ce qui s’est passé en Algérie avec le GIA et ce qui se passe actuellement en Syrie sous l’effet de la propagande wahabite criminelle; je vous ai choisi le petit extrait qui explique les dégâts que peuvent provoquer les rumeurs sur les esprits des gens.. L’article est très important, mais je suis désolée, il est en arabe.

          الوهابية السعودية والإسلام الشامي (4) تسليف الجزائر
          2012-05-03 21:08

          http://www.aljaml.com/node/83731

          من هذا المنطلق ركزت الجماعات المسلحة على خطف واغتصاب النساء لأنه يمس العِرض ويؤدي إلى إذلال نفسي لا ينجبر، لكن الوسائل المعتمدة لإرهاب السكان متنوعة، منها أدوات القتل (السلاح الأبيض، الفأس، المنشار…) وكيفية التقتيل (الذبح، بقر البطن، تقطيع الأعضاء، فصل الرأس عن الجسد..). واعتمادا على المقولة العربية « الحرب خدعة » لجأ المسلحون إلى إقامة الحواجز الأمنية المزيفة على الطرقات، أو حشو جثة الضحية بالمتفجرات قبل أن تصل إليه قوات الأمن. لقد أصبحت طريقة القتل بوحشيتها وبشاعتها سلاحا موجها ليس إلى قوة الخصم العسكرية ولكن إلى نفسية مقاتليه ونفسية المواطنين بصفة عامة.

          وبما أن الحرب أصبحت حربا نفسية، فإن الإشاعة والخبر الكاذب أصبحا من الوسائل الموظفة في هذا الصراع. فالشائعة كما يقال هي سلاح في كل حرب. فعند منتصف التسعينات من القرن الماضي، مع بلوغ العنف أوجه، أصبحت الشائعات هي الخبز اليومي للجزائريين. في الصباح يتبادل الناس ما سمعوه أو ما شاهدوه بالأمس: طلقات نارية، صفارة سيارة الإسعاف أو الشرطة، أخبار القنوات الأجنبية كالجزيرة أو TF1. وتكثر الشائعات وتتضخم بعيد كل مجزرة يذهب ضحيتها العشرات من المواطنين، فيعم الهلع و يتيقن الناس أن الحركات المسلحة بوسعها أن تضرب في أي مكان وفي أي وقت، دون أن يستطيع النظام فعل شيء. بل إن الشائعات في هذه الحالة قد تنقلب ضد النظام نفسه، فمن يدري؟ قد تكون بعض هذه المجازر من تدبير الدولة نفسها! مهما كان الواقع فإن النتيجة هي انتشار الذعر بين المواطنين والانهيار النفسي، وفقدان الثقة في كل واحد، حتى في الأخ الذي ربما يكون من الأنصار الإسلاميين المتستريـن.. فهل نفهم مايجري في سوريا اليوم على ضوء ما جرى في الجزائر بالأمس ؟!

      • Mohamed Ouadi dit :

        Ces derniers jours une vidéo prouvant cette exploitation de l’enfance dans les évènements de ports d’armes a circulé sur le web, et si j’ai bonne mémoire, notre amie Cécilia nous en a posté un lien.

      • Mohamed Ouadi dit :

        Voilà le lien du post de Cécilia, à ce sujet :
        http://www.infosyrie.fr/actualite/quelques-violences-supplementaires-pour-linformation-de-ban-ki-moon/#comment-42696
        Cécilia dit :
        28 avril 2012 à 1 h 44 min
        « Photo d’enfants qui manifestent », ce n’est rien à côté de celle de ceux qui portent des armes (des vraies SVP) disant constituer leur brigade Aiglons de Jernaz, une localité dans le Nord pas loin de la frontière avec la Turquie.
        A juger par vous-même !

        http://www.youtube.com/watch?v=b0pPWoQVVEQ&feature=channel&list=UL

  7. l'ingenue dit :

    Celui qui pense que le royaume de la saoudite est un état national et islamique devrait revoir sa copie. Ce royaume est une colonie familiale possédé par 5000 émirs (ha haha).alors que dans le monde entier il n’existe pas 1000 princes. Dans ce « royaume « tout ce qui existe sur le sol ou dans le sous sol leur appartient. Personne n’a le droit de contester cet état de fait même en pensée. Ils ont installé une police religieuse partout. Cette police a le droit de fouiller même le subconscient des gens. Tout ça pour mettre les richesses du pays à la disposition de leurs maitres de Washington, protecteurs de l’état usurpateur d’Israël. En contrepartie de rester maitre de la péninsule arabique qu’il se sont accaparé grâce à leur anciens protecteur anglais. Ils ont même eu le culot de changer le non de péninsule des arabes en royaumes des Al Seouds, ce que même le prophète n’a pas osé faire. Ces Al Seouds ont transformé ce pays des arabes en pays de rats wahabites sectaires et confessionnels et qui exporte ce sectarisme au monde entier

    • Rensk dit :

      Je crois qu’en France, ce que vous trouvez comme trésor en creusant un puits… appartiens à l’État. Si mes souvenirs sont bon ; l’État vous dédommage avec en gros avec 10% de la valeur du dit « trésor » (mais attention = si c’est vraiment un trésor, les pourcentages chutes plus vite que l’eau !)

  8. Cécilia dit :

    Merci Louis pour l’article qui reflète une fois de plus une triste réalité payée par les Syriens qui refusent de se mettre à genou devant Clinton ou Juppé. Ceux-la, ils ont du mal à assumer leur défaite devant les Syriens, mais jusqu’au où vont-ils aller ?
    Le sang syrien continue à couler avec la vitesse de l’arriver des armes et de munitions. Je crains fort que cela va durer longtemps, peut-être même plus fort encore. les chiens enragés sont dangereux, le nier, c’est nier l’évidence même !

    • Cécilia dit :

      Cher Guy

      Je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses pour cette erreur venant de ma part prenant Louis comme auteur de l’article.

      Par ailleurs, je tiens à vous remercier pour votre article et pour tout le travail que vous faites pour la Syrie pour établir la Vérité et dénoncer Mensonges et Manipulations.

      Bien Cordialement

      Cécilia honteuse

      • Pas de quoi être « honteuse », Cécila. Guy et moi sommes assez proches et solidaires pour ne pas nous formaliserde cette confusion, qui sanctionne notrte proximité d’analyse…

        Louis Denghien & Infosyrie

        • Cécilia dit :

          Votre réponse me touche beaucoup. Je vous remercie.

          Je sais que vous êtes animés, Guy et vous, par le même esprit et que vous êtes « assez proches et solidaires », une raison qui expliquerait peut-être cette confusion mais qui ne la justifie pas. J’aurais du faire plus d’attention.

          Encore merci Louis, vous êtes un ange !

          Bien Cordialement

          Cécilia

          • sowhat dit :

            GD et LD
            je suis impressionné par votre connaissance et votre compréhension de l’histoire politique de la Syrie et c’est rassurant, réconfortant même de constater que des gens intelligents trouvent la politique syrienne intéressante …

        • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

          Merci, à vous deux.
          Et je fais le voeu que vous restiez solidaires pour ….. toujours.

      • Rensk dit :

        Vous savez quoi, moi aussi cela ne m’a pas gêné car, c’est toujours l’info qui prime sur le messager… Ne tuez jamais le messager :-)

  9. Cécilia dit :

    Sur la télévision russe diffusé à l’échelle nationale, le président russe, le beau et l’intelligent Dimitri Medvedev explique la stratégie militaire de son pays devant un OTAN menaçant pour la sécurité nationale russe.

    La vidéo est sous-titrée en anglais, mais je préfère la langue de Pouchkine ! ;)

    http://www.youtube.com/watch?v=eBf0I-rB0m0&feature=player_embedded

  10. Mohamed Ouadi dit :

    Nouvelle coalition de la gauche syrienne !

    Une nouvelle « coalition du changement pacifique » a été créée, entre le « Front Populaire du Changement et de la Libération », et le « Courant du Chemin du Changement Pacifique » et autres. Cette nouvelle coalition de la gauche regroupe le « Courant Chemin Changement Pacifique » dont la plupart des membres sont en majorité d’anciens et actuels membres du parti de l’action communiste », et le « Parti de la Volonté Populaire », présidé par l’homme d’affaires Dr Qadri Jamil, et un groupe, issu du « Parti Syrien National Socialiste », présidé par Ali Haidar, et le « Troisième courant pour la Syrie », et le « Groupement marxiste démocratique », et le « Courant de l’Action Nationale », en plus des comités populaires dans plusieurs provinces, dont particulièrement les « Comités du mouvement populaire à Deir Ezzor », et le « Comité de la Paix Civile » à Qniness à Lattaquié, et le « Comité de la Paix Civile à Amouda, Al Hassaqa ».
    Affaire à suivre …

    • Rensk dit :

      Joli, le nouvel CCCP… mais j’ai dû chercher ce qu’est le PVP et en première page je trouve un truc qui parle toujours de jeux, définition = Acronyme de l’expression anglaise « Player versus Player »…

      Ne vous savais pas si « fin », je ne doit pas toujours tout comprendre :-)

      • Rensk dit :

        Mince ; en premier je vois : The CCCP: Combined Community Codec Pack

        Expliquez plus calmement ce que vous nous dites, la preuve que vous m’intéressez c’est que je vous *répond* 2 fois.

    • Mohamed Ouadi dit :

      Bonjour Rensk,
      C’est une information que j’ai lu sur un site internet, et en attendant de la confirmer et d’en donner plus de détails, je la lance sur Infosyrie, pour la compléter, éventuellement, par d’autres infosyriens, au cas où. Pourquoi cette information me paraît importante, parce que certains de ses co-alliés, sont des opposants, qui viennent de visiter la Russie (tels que Qadri Jamil et Ali Haidar, dont c’est la deuxième visite après celle du mois de novembre dernier). C’est une opposition qui appelle à une large coalition dans un gouvernement national, et qui appelle à un dialogue sans préalables, et qui refuse l’intervention étrangère et est me semble-t-il engagée dans le processus démocratique, et les élections qui en découlent : Qadri jamil a fait partie de la commission qui a rédigé la constitution syrienne !
      Et voilà le lien de l’article pour les arabophones :
      http://www.syriatruth.org/news/tabid/93/Article/7264/Default.aspx

  11. betehem dit :

    Ce fameux OSDH de Londres, comment se fait-il qu’il soit laissé libre de faire et dire n’importe quoi depuis si longtemps ? C’est un peu provocateur, mais le Mossad aurait réglé un tel problème depuis longtemps.
    Il y a encore de vrais journalistes, pourquoi personne ne publie rien à ce propos, dans les presses « autres », quitte à ce qu’elles ne soient pas françaises ni occidentales ?
    A part ça, j’ai entendu ce matin le témoignage d’un ex envoyé observateur de la Ligue Arabe qui avait démissionné au bout de 15 jours (si je me souviens bien, passés à l’hôtel). Il prétend être harcelé, y compris via internet …
    Il y a du neuf ? Ou c’est le genre d’info qui ne passe qu’une fois et est retirée tout de suite ?
    Comme quand BHL voulait réclamer une protection policière parce qu’il avait « oeuvré » pour les révolutionnaires lybiens et se sentait menacé …
    info passée une fois, jamais une deuxième, c’était quand même un peu gros.

    • Il est incontestable, Betehem, que l’absence d’une enquête journalistique dans les grands médias français, en une année d’existence de cette officine, « interpelle » la profession…

      Louis Denghien & Infosyrie

      • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

        L’explication découle, pour la France, de la personnalité des propriétaires de la presse française, et des groupes de pression : politiques, donneurs d’ordre de publicité, pourvoyeurs de médailles et de prébendes.
        Et de la chasse aux sorcières :
        RFI a licencié deux grands journalistes : Alain Ménargues et Richard Labévière, pour leur indépendance à l’égard des groupes de pression Ultra-Sionistes-Actifs.

    • Rensk dit :

      Alors… selon mon expérience… quand vous découvrez sur le NET quelque chose d’important… vous avez tout intérêt de « sauvegarder » la chose sur votre propre PC car ; c’est très vite « plus visible » (a plus l’importance a plus cela va vite)…

      • sowhat dit :

        pour le site http://www.onsyria.com c’est malheureusement trop tard car il n’est plus accessible. Ce site représentait une archive quasi-exhaustive de toutes les vidéos vraies ou fausses postées par la pseudo-révolution

  12. AVICENNE dit :

    21 morts aujourd’hui dans les rangs des forçes de l’ordre et de l’armée !.

    Il faut éliminer et vite cette vermine.

    • sowhat dit :

      Il est impossible d’en finir avec cette vermine sans provoquer des dommages collatéraux relativement importants et cela pour 2 raisons :

      - par tactique les bandes terroristes se dissimulent dans la populatiainqi qu’on l’a vu dans les foyers les plus importants

      - les terroristes disposent d’une base populaire qui si minime soit-elle est prête à aller jusqu’au bout dans la logique suicidaire du nihilisme salafiste et même si cette base populaire ne repésenterait que 1% de la population elle peut donner beaucoup de fil à retordre aux forces de l’ordre en offrant refuge et assistance aux bandes armées surtout dans les grandes zones urbaines ou même depuis le Liban voisin (c’est en fait ce que recherchent Juppé et cie)

      les autorités syriennes ont jusqu’ici procédé avec beacoup de précaution et se sont efforcées de réduire au maximum les morts et les blessés en opérant une séparation méthodique entre les opposants qui ne représentent pas une menace pour la sécurité du pays et les autres y compris par l’incarcération (1) et même si les russes ont donné très explicitement leur feu vert en appelant la direction syrienne à agir avec fermeté, il leur faudra redoubler de précaution car les occidentaux qui ont ourdi ce plan diabolique guettent la moindre occasion pour sévir contre la Syrie avec tous les moyens à leur portée. La coalition anti-syrienne ne ménagera aucun effort pour pousser la direction syrienne à la faute.

      Ce qui est en train d’arriver malheureusement c’est qu’au moyen du terrorisme soutenu par les pays voyous de la coalition anti-syrienne, une infime partie de la population tient en otage l’ensemble du pays.

      Il faut espérer que les choses ne vont pas se dégrader sur le plan économique car l’éradication de la terreur risque de prendre plusieurs mois. Il faudra que les réformes visent moins à achever un idéal démocratique pour l’instant hors de portée qu’à apporter des
      solutions efficaces aux problèmes qui se posent (diversification économique et commerciale avec l’impératif de trouver de nouveaux marchés et de nouveaux partenaires, encadrement des prix intérieurs, soutien de la demande etc…). Apparemment les derniers décrets présidentiels vont dans ce sens.

      La prochaine visite de Mr Filthman est l’indice que des choses se préparent au Liban …

      (1) 2 remarques :

      - il y a eu depuis le début des troubes plus d’une dizaine d’aministies présidentielles qui ont porté sur des milliers d’activistes à tel point qu’une partie de la rue syrienne a raillé le président en l’appelant le « hanoun » (ou le compatissant) alors qu’une majorité de gens demandent à l’Etat de sévir avec une poigne de fer

      - et cette remarque ne va certainement pas plaire aux faux candides (ou les vieux camemberts barbus) : jusqu’à présent il n’y a pas eu de bain de sang en Syrie, pays qui compte 23 millions d’habitants.
      D’après les sources très biaisées de l’OSDH – biaisées comme cela a été mainte fois prouvé et démontré -, le nombre de tués s’éléverait à 11000 à fin avril. Outre que ce chiffre est exagéré il faut relever qu’en réalité plus de la moitié des victimes sont des militaires, des policiers ou des victimes civiles du terrorisme parmi lesquelles en particulier des médecins , des ambulanciers, des institueurs et d’autres fonctionnaires de l’Etat morts pendant l’exercice de leurs fonctions
      Eh oui messieurs medames de la désinformation, la vérité têtue et irréfutable est que le nombre de victimes provoqué par le terrorisme est supérieur à celui qu’a entrainé la repression du « régime du dictateur sanguinaire ».

    • averoes dit :

      « 21 morts aujourd’hui dans les rangs des forçes de l’ordre et de l’armée !.

      Il faut éliminer et vite cette vermine. »

      Effectivement, le cessez le feu n’a plus sa place, l’armée syrienne et le peuple syrien doivent se serrer les coudes et dératiser cette vermine terroriste, c’est leur droit le plus absolu d’apporter la sécurité dans leur pays, faisant confiance à cette grande Nation qu’est la Syrie, certes cela va certainement prendre du temps, mais c’est inéluctable!

  13. SORISHARIF dit :

    Urgent:::: un groupe terroriste armé a assasiné Ismail Ali Haydar, le fils du chef du Parti social nationaliste syrien sur la route entre Homs et Messyaf.

    • sowhat dit :

      c’est la fin des amnisties, le président ne peut pas aller plus loin dans cette voie, désormais on peut être sûr que, les russes étant d’accord, il n’y aura plus de quartier contre la vermine terroriste. Les autorités vont sévir avec la plus grande rigueur comme le veut du reste la grande majorité de la population. ENOUGH ! BIKAFFI ! YA BASTA !

  14. averoes dit :

    Les masques tombent, on comprend pour qui roule AL CIA (Al qaïda en langage commun)cette officine BARBARE et apatride comme les mondialistes d’ailleurs,tiens,tiens.., n’a absolument rien de musulman, sachant qu’elle bafoue les préceptes de l’Islam, on tuant gratuitement des civils, des enfants, des femmes et des innocents de manière LACHE..
    D’ailleurs nous n’avons jamais vu ces salafistes TERRORISTES combattre auprès des résistances palestinienne, libanaise ou au coté de la résistance irakienne, bien au contraire, ces mercenaires « djihadistes » oevrent à détruire les pays arabo-musulman qui sont plutôt dans l’axe de la résistance tels que: l’Irak dans les années 2000 (et aujourd’hui encore), l’Algérie dans les années 90, l’ex Libye et actuellement c’est la Syrie qui est visée, on fomentant des attentats, tout on installant le chaos dans ces pays pour mieux les affaiblir au profit de l’axe démoniaque wahabo-salafo-sioniste, tôt ou tard le peuple syrien et les autres peuples ont sortirons vainqueurs de cette vermine terroriste, c’est une certitude!