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Lakhdar Brahimi arrivant à Damas : un folklore diplomatique ou une chance pour la paix ? À notre humble avis....   Le nouvel émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi est donc arrivé hier soir à Damas. Sa mission ? Relancer le plan Annan. Son moral ? Moyen  mais lucide et volontaire : pour lui, la crise syrienne "s'aggrave", mais il n'épargnera "aucun effort pour trouver une solution à la crise". Hier soir, Brahimi a eu un premier entretien avec Walid al-Mouallem, ministre syrien [...]



Brahimi dans les pas d’Annan. Pour aller où ?

Par Louis Denghien,



Lakhdar Brahimi arrivant à Damas : un folklore diplomatique ou une chance pour la paix ? À notre humble avis….

 

Le nouvel émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi est donc arrivé hier soir à Damas. Sa mission ? Relancer le plan Annan. Son moral ? Moyen  mais lucide et volontaire : pour lui, la crise syrienne « s’aggrave« , mais il n’épargnera « aucun effort pour trouver une solution à la crise« .

Hier soir, Brahimi a eu un premier entretien avec Walid al-Mouallem, ministre syrien des Affaires étrangères. Le vice-ministre, Fayçal Meqdad, s’est dit « confiant » dans la bonne volonté et la bonne foi de l’émissaire international : « M. Brahimi est à même de comprendre les développements (de la situation) et la manière de régler les problèmes malgré les complications » a déclaré hier soir Fayçal Meqdad.

Ce vendredi 14 septembre, Lakhdar Brahimi doit rencontrer Bachar al-Assad, mais aussi des représentants de l’opposition intérieure, plus ou moins tolérée par le gouvernement. Il verra donc certainement un Louay Hussein, figure de proue du Courant pour l’Édification de l’État syrien; Samira al-Massalma et/ou Akram Khouzam du Parti social-démocrate. Ou peut-être des gens de la coalition dite « du Changement pacifique« , qui a tenté sa chance, sans succès, aux législatives organisées en mai dernier. Cette opposition, coincée entre le Baas et les extrémistes, vivote plus qu’elle n’existe, et l’on peut concevoir les plus grands doutes quant à sa représentativité, des personnalités, même brillantes et respectées, ne faisant pas forcément un force sociale et politique. Cette « troisième force » syrienne a eu comme acte de naissance le congrès improvisé – et toléré par le régime – à l’hôtel Sheraton de Damas, le 27 juin 2011.

Les rebelles dans une quatrième dimension politique

M. Brahimi a déclaré hier soir à l’aéroport de Damas : « Tout le monde est d’accord pour souligner la nécessité d’arrêter l’effusion de sang« . Non, tout le monde n’est pas d’accord et c’est bien le problème : ni le CNS et l’ASL, ni a fortiori les djihadistes, n’ont renoncé à l’espoir d’un renversement du régime. Et pour eux, pour le CNS en tous cas, la négociation ne peut être qu’un autre moyen de parvenir à ce but, et qui ne suspend pas les opérations militaires.Et puis, à qui commande le CNS en Syrie ? Déjà l’état-major de l’ASL est superbement ignoré par nombre de groupes ASL !

Brahimi ne peut ignorer ces « données objectives ». Mais peut-être imagine-t-il, comme son prédécesseur Kofi Annan a pu le faire, séparer les extrémistes des réalistes de l’opposition radicale. Ce que le gouvernement syrien a dû essayer de faire, à coup d’amnisties, et par la création d’un ministère de la Réconciliation nationale confié à un opposant modéré, Ali Haidar. Cette opposition « radicale modérée » existe certainement, de Haytham Manaa à Michel Kilo, mais ses leaders sont exilés et partagent avec le CNS – c’est bien la seule chose qu’ils ont en commun avec lui mais elle est fondamentale – l’exigence du départ de Bachar comme préalable à toute négociation. Or c’est impensable politiquement, comme dirait Sergueï Lavrov. Peut-être un homme comme Manaa qui vient d’avoir encore des mots assez durs contre les radicaux de toute obédience, pourrait-il mettre de l’eau dans son vin pour les beaux yeux de Brahimi ? Mais alors, il se « grillerait » vis-à-vis des milieux occidentaux…

De toute façon, ce ne sont évidemment pas les modérés qui tiennent des Kalashnikov, des mitrailleuses Douchka et des RPG, d’Alep à Damas, et de Deir Ezzor à Idleb. Ce sont des radicaux, non seulement des djihadistes étrangers mais des jeunes Syriens qui pour beaucoup ont fait leur le jusqu’au-boutisme islamiste de leurs inspirateurs et soutiens, et pour certains ont pris goût à cette vie de guerrier, la paix ne leur offrant guère de perspectives. Ces combattants ne se sont pas seulement mis hors la loi syrienne, mais hors les lois internationales : ils n’évoluent clairement pas dans cette dimension-là. Bien sûr tous les combattants et responsables ASL ne sont pas dans cette fuite en avant suicidaire, dans cette logique de la guerre sainte et du martyre. Et ceux-là peuvent entendre éventuellement les propositions de Lakhdar Brahimi. Mais, eux aussi, risquent alors d’être décrétés « traîtres » par les radicaux et d’en subir les conséquences. Car, politiquement et militairement, la tendance dominante chez les rebelles est à la radicalisation à connotation religieuse : ce n’est pas nous qui le disons mais des témoins favorables à l’opposition comme Jacque Bérès ou des reporters français et étrangers.

Bienvenue donc M. Brahimi, mais votre visite risque bien de ressortir d’avantage au folklore diplomatique qu’à la mission de paix véritable.

 



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41 commentaires à “Brahimi dans les pas d’Annan. Pour aller où ?”

  1. vanda dit :

    Question : Comment situer Tassan Baham que l’ on a vu récemment sur les télés françaises (BFM/TV et FR3 avec Tadéi) ?

  2. Michel Paris dit :

    Je veux signer la lettre du comité Valmy. Comment faire.? Vive Bachar!

  3. antares dit :

    FAUT ARRÊTER AVEC CE PLAN ANNAN,
    LE SEUL PLAN A APPLIQUE EST CELUI DE LA LUTTE IMPLACABLE CONTRE LES TERRORISTES POINT BARRE

    • idriss dit :

      exact point de dialogue avec les assassins wahabites lutte a mort.
      ou c’est les obscurentistes ou c’est nous.
      vive la syrie nettoyee de la vermine et vive le lion qui leur fait barrage avec la vaillante armee arabe de syrie.

    • Dumuzi dit :

      Ce plan, ce n’est que de la poudre atlantiste aux yeux pour gagner du temps et pourquoi pas structurer une zone-tampon qui pourra servir de vivier à la vermine djihadiste. Mort à eux tous, égorgeurs de tout horizons du monde arabe. La planète se portera bien mieux une fois nettoyée de leur présence.

      • idriss dit :

        il faut se rappeler qui a donne l’occasion aux salafistes de renforcer et d’acheminer armes de tout genre sinon le plan d l’ ANE de service.
        mr brahimi allez y voir ailleurs par exemple en turquie quatar et arabiyhoudite.c’est que se trouve leprobleme et non chez assad.la syrie est agressee de l’exterieur etelle ne fait que de se defendre.mr le president svp mettez le paquet pour eleiminer ces jerdanes.
        pas de repit ni pose jusqu’a l’eradication totale des takfiris salafo-wahabites.

  4. Jean Tourel dit :

    Je propose à la rédaction d’InfoSyrie de réagir aux mensonges de l’Express cette semaine. Ces gars là, se fichent allègrement du sang du peuple syrien. Ils sont basés à Paris et se posent comme les maitres à penser d’une révolution syrienne qui n’existe que dans leur imagination morbide.

    • le cerceau dit :

      n’oublie pas camarade qu’à l’origine l’Express -fondés par les très médiatiques lovers JJSS et la belle Françoise Giroud, aidés financièrement par le lobby atlantico-sionniste américain (rappelons nous le livre phare surmédiatisé de JJSS, » le défi américain » à la gloire des US ), n’avait pour but que de torpiller De Gaulle et sa politique étrangère relativement équilibrée entre d’une part l’Est et l’Ouest, d’autre part entre le Nord et le Sud ( plutöt anti-sionniste, le Général »… »le peuple soi-disant élu et dominateur… »

  5. Tarico dit :

    M. Brahimi doit orienter son action sur l’arrêt du financement de la guerre pour le Qatar et l’Arabie saoudite, contre l’action occulte des services secrets occidentaux, et contre la logistique offerte aux mercenaires par la Turquie.
    En Syrie même, il a trop peu de marge de manœuvre.
    Ce serait déjà un immense progrès.
    Jusqu’ici, M. Lakhdar Brahimi bénéficie d’un a priori favorable. Il vient d’un pays qui a payé le prix de prix du sang pour se débarrasser d’une guérilla islamiste. Il est riche, il est âgé, donc, en principe, peu corruptible.
    On va savoir très vite à qui on a affaire.

    • azouz dit :

      a priori,la demarche annoncee/adoptee par mr brahimi ;est l’approche la plus sage;pas d’idees preconçues,pas de prealables,etre a l’ecoute de toutes les parties et n’avoir comme seul objectif que l’interet du peuple syrien; ce qui n’est malheuresement pas le cas de tous les acteurs impliques dans cette crise;notament les pyromanes ,les neocolonialistes et les adeptes du nouveau moyen-orient.

  6. EAUX TROUBLES dit :

    http://www.rue89.com/2012/09/14/le-regime-syrien-nest-pas-parfait-mais-je-suis-contre-la-revolution-235312

    A lire :

    « Salim, syrien, nous explique pourquoi il soutient Assad. Un avis éloigné de celui que Rue89 relaye le plus souvent, mais celui d’une partie de la population syrienne. »

    Une partie de la population syrienne ? Je dirais une majorité. Mais ca c’est difficile a écrire.

    • azouz dit :

      a ceux qui cherchent une veritable sortie de crise :se remettre a la decision de l’autorite souveraine d’un etat moderne;le peuple .cela exige de preparer et d’organiser des elections libres,transparentes sous surveillance internatiole;qui pour ce faire ,demande a toutes les parties concernees et interessees a s’impliquer afin de reunir les conditions necessaires/favorables permettant au peuple syrien de choisir librement ses dirigeants.ainsi on pourrait eclairer/distinguer les intentions de tous

    • idriss dit :

      les posts anti assad sont en majorite des commentaires de sionistes.et de la gauche depravee et sionarde

  7. EAUX TROUBLES dit :

    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=82564

    « Selon une information du Daily Telegraph, les chrétiens, qui jusque ces derniers jours s’étaient abstenus de prendre parti durant la guerre civile, ont recruté des miliciens du mouvement scout pour protéger les églises, mais comme la guerre sévit à Alep et sa banlieue, ils ont commencé à accepter des armes de l’armée syrienne et ont uni leurs forces avec des groupes arméniens pour repousser les guérillas d’opposition.

    « Tout le monde combat tout le monde », a déclaré Georges, un Arménien chrétien de la ville. “Les Arméniens se battent parce qu’ils pensent que la FSA est envoyée par leurs oppresseurs turcs pour les attaquer. Les chrétiens veulent défendre leurs quartiers, les milices du régime Shabiha sont là pour tuer et violer, l’armée se bat contre la FSA, et les Kurdes [groupe de militants ] du PKK ont aussi leur propre milice. “, dit-il.

    Durant les six dernières semaines, jusqu’à 150 combattants chrétiens et arméniens se sont battus pour empêcher les rebelles de l’Armée syrienne libre de pénétrer dans les quartiers d’Alep peuplés de chrétiens. »

  8. EAUX TROUBLES dit :

    « Les Arméniens d’Alep sous le feu des rebelles et de nouveaux morts
    Alors que le gouvernement syrien demandait mercredi matin aux Arméniens d’Alep de ne pas quitter les domiciles, des hélicoptères ont largué jeudi des milliers de tracts sur le quartier de Nor Kuir (Al Midan) leur demandant de le quitter en prévision de bombardements imminents.
    Mercredi de lourds affrontements entre armée syrienne et rebelles se sont produits faisant des pertes de chaque côté et de nombreuses arrestations de membres de l’ASL.
    Jeudi, des forces de l’ASL cinq fois plus nombreuses sont entrées dans le quartier d’Al Midan, tandis que l’église Sourp Krikor Loudssarovitch était spécifiquement visée par la rebellion. Un vent de panique s’est emparée des habitants, quittant en urgence et en masse Nor Kuir (Al Midan) pour se réfugier dans la soirée au plus prés de l’église Sourp Asvadzazine (Quartier des villas). Plusieurs civils ont été abattus par des snipers. Le quartier s’est vidé des trois quart de ses habitants.
    Le grand restaurant Seropian, qui accueille en temps habituel près de mille clients est “un champs de ruines“.
    La cour de l’école Gertasiratz arrivée à saturation, les centres communautaires ont ouvert leurs portes pour accueillir d’autres réfugiés sans que tous ne soient accueillis par manque de place.
    Vers 10h du soir on a de nouveau déploré le décès de quatre arméniens sur la route de l’aéroport d’Alep. Il s’agit de Sarkis Tatarian, Noushigh Tatarian, Andro Bedrossian et Georges Dolbakian.

    Des arméniens préparent actuellement un convoi qui devrait partir dimanche ou lundi en direction de l’Arménie. »

    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=82604

  9. Khodr dit :

    Je ne sais pas ou brahimi va ou mais sûrement pas avec nous!!!
    J espère me tromper

  10. Cécilia dit :

    « Pour que cette mission réussisse, il faut avoir le soutien de toutes les parties. Après dix huit mois de terrorisme, le complot est échoué et le régime n’est pas tombé car ce régime est soutenu par le peuple. C’est en effet auprès de peuple que le régime prend ses racines, s’ils veulent dialoguer nous pour nous aider nous sommes prêts, mais s’ils veulent continuer à encourager le terrorisme et Al-Qaïda, nous aussi, nous continuions à nos défendre » C’était le mot de Fayssal Moqdad devant les journalistes accueillant Brahimi :

    http://www.youtube.com/watch?v=GvwOvtf-6WA&list=UUuD15-hA3hh_qX7YqwHrgag&index=6&feature=plcp

  11. Nairod dit :

    Il ne faut pas être dupe. Ce Monsieur est choisi pour servire les US-Israêl et leurs esclaves du golf.

    Depuis quand l’ONU est neutre. Citez-moi une seule condamnation contre une guerre menée par israêl (massacres de 2006 au liban etc..).

  12. Cécilia dit :

    Alep

    « Les chrétiens syriens prennent les armes pour la première fois et ils ont formé leur propre milice »

    C’est le grand titre de Daily Telegraph britannique dans son article de 12 septembre

    Les chrétiens syriens ont bien essayé d’être neutre dans ce conflit mais les attaques à répétions contre leurs quartiers et églises à Alep l’ont poussé à prendre les armes pour se défendre.

    Rappelons que l’armé syrienne a déjà chassé les fanatiques d’Allah des quartiers chrétiens il y a une dizaine de jours, mais ils y reviennent investis par leur mission divine non seulement pour essayer de se cacher parmi la population mais aussi attaquer maisons, églises et les commerces. Leur but suprême les églises d’Alep, les plus anciennes églises du monde et les plus variées, non seulement les églises arabes mais aussi les belles églises arméniennes aussi vieilles que l’Histoire de christianisme même.

    Traduction partielle de l’article :

    - La communauté chrétienne a essayé d’éviter de prendre parti dans la guerre civile. A Alep, elle a recruté des miliciens du mouvement scout pour protéger les églises, mais lorsque la guerre a touché la ville et sa banlieue elle a commencé à accepter des armes de l’armée syrienne où la communauté chrétienne a uni leurs forces avec des groupes arméniens pour repousser les guérillas d’opposition

    - «Tout le monde se bat tout le monde», a déclaré George, un Arménien chrétien de la ville. « Les Arméniens se battent parce qu’ils croient que l-ASL est envoyée par leurs oppresseurs turcs pour les attaquer. Les chrétiens veulent défendre leurs quartiers, les milices du régime Shabiha sont là pour tuer, l’armée se bat contre l’ASL, et le Kurde [militante groupe] PKK ont leur propre milice. »

    - A Alep, pour les six dernières semaines, jusqu’à 150 combattants chrétiens et Arméniens se sont battus pour empêcher les rebelles de l’ASL de pénétrer dans les régions peuplées de chrétiens d’Alep.

    - Le mois dernier, l’armée syrienne revendiqué une «victoire» d’avoir éliminé les combattants d’ASL du quartier historique chrétien de Jdeidah. Mais Georges déclaré au Daily Telegraph que c’était eux, les milices chrétiens qui avaient d’abord attaqué l’ASL.

    Syrie: Alep plongé dans la tourmente fraîche par de lourdes régime des raids aériens
    9 septembre 2012

    - «Les milices de l’ASL se cachaient dans la Place de Farhat à Jdeideh, le quartier chrétien. Les comités populaires ont pris d’assaut l’église à l’intérieur et ont nettoyé la zone. Ensuite, l’armée syrienne est arrivée pour nous rejoints. Ils ont affirmé la victoire sur la télévision d’Etat », a déclaré George, qui, comme beaucoup de réfugiés chrétiens est trop effrayé pour donner son nom complet. » Les rebelles ont menacé les églises. ».

    - La zone définie par ses boutiques, ses ruelles pavées et les clochers et les coupoles des églises maronites, orthodoxes et arméniens, était infiltrée les dernières semaines par de tireurs d’élite de l’ASL et des checkpoints comme ils ont indiqué des habitants.

    « Tireurs d’élite de l’ASL étaient postés sur les toits et ils ont attaqué l’église maronite et les résidents arméniens là», dit un ancien pasteur qui se fait appeler John, actuellement à Beyrouth et dit qu’il avait été témoin de la bataille.

    - La bataille pour Alep est devenu amer, avec des groupes djihadistes militants jouent un rôle plus important que dans toute autre ville.

    - Il est devenu de plus en plus marqué par des accusations d’atrocités des deux côtés, plus récemment, le massacre de 20 soldats du régime, dont les corps ont été jetés.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/9539244/Syria-Christians-take-up-arms-for-first-time.html

    • Cécilia dit :

      Homs / Quartier chrétien al-Hamidyeh

      Les amis salafistes de la brigade al-Farouq de Hollande offrent un beau cadeau aux chrétiens syriens à l’occasion de la fête de la Croix : Ils brûlent le reste du siège de la patriarchie syriaque catholique avec son église à Homs.

      Selon leur source sur place à al-Hamidyeh, Syriatruth nous informe dans son article d’aujourd’hui que les fanatiques de la brigade al-Farouq qui occupe le quartier chrétien al-Hamidyeh depuis mars dernier, ont mis le feu cette nuit au reste du siège de la patriarchie de Syriaque catholique et que le feu a continué ce matin.

      Il est à souligner que ce n’est pas la première fois que la brigade al-Farouq attaque le siège et son église, elle a déjà transformé l’église en siège et en base militaire.

      De même, les habitants chrétiens d’al-Hamidyeh estimés à plus de 50 000 personnes ont été déplacés depuis mars dernier lorsque la brigade al-Farouq a fait porte à porte ordonnant les chrétiens de sortir.

      Parmi ceux qui sont restés, le père trop âgé, Michel Nouaaman qui essaye avec la communauté des réconciliation nationale de faire sortir les otages retenus par al-Farouq.

      N.B (infosyrie a consacré plus d’un articles à ce sujet)

      http://www.syriatruth.org/news/tabid/93/Article/8268/Default.aspx

      Quelques photos :

      http://www.zaidal.net/social/index.php?gallery=./2012/04_cathedral_damage&image=cathedral_damage_009.jpg&lang=en_us

      http://www.zaidal.net/social/index.php?gallery=./2012/04_cathedral_damage&image=cathedral_damage_007.jpg&lang=en_us

      http://www.facebook.com/photo.php?fbid=401302929886169&set=a.298697976813332.95970.298681910148272&type=1&theater

      Désolée, je voulais poster des vidéos sur les dégâts touchant ce lieu mais toutes ces vidéos ont été supprimées.
      La Vérité dérange et notre site est bien fréquenté par des rats et amis des salafistes qaïdites.

      • Cécilia dit :

        Syrie (exclusif)

        Les Arméniens d’Alep sous le feu des rebelles et de nouveaux morts (actualisé à 15h00)

        Alors que le gouvernement syrien demandait mercredi matin aux Arméniens d’Alep de ne pas quitter les domiciles, des hélicoptères ont largué jeudi des milliers de tracts sur le quartier de Nor Kuir (Al Midan) leur demandant de le quitter en prévision de bombardements imminents.

        Mercredi de lourds affrontements entre armée syrienne et rebelles se sont produits faisant des pertes de chaque côté et de nombreuses arrestations de membres de l’ASL.

        Jeudi, des forces de l’ASL cinq fois plus nombreuses sont entrées dans le quartier d’Al Midan, tandis que l’église Sourp Krikor Loudssarovitch était spécifiquement visée par la rebellion. Un vent de panique s’est emparée des habitants, quittant en urgence et en masse Nor Kuir (Al Midan) pour se réfugier dans la soirée au plus prés de l’église Sourp Asvadzazine (Quartier des villas). Plusieurs civils ont été abattus par des snipers. Le quartier s’est vidé des trois quart de ses habitants.

        Le grand restaurant Seropian, qui accueille en temps habituel près de mille clients est “un champs de ruines“.

        La cour de l’école Gertasiratz arrivée à saturation, les centres communautaires ont ouvert leurs portes pour accueillir d’autres réfugiés sans que tous ne soient accueillis par manque de place.

        Vers 10h du soir on a de nouveau déploré le décès de quatre arméniens sur la route de l’aéroport d’Alep. Il s’agit de Sarkis Tatarian, Noushigh Tatarian, Andro Bedrossian et Georges Dolbakian.

        Des arméniens préparent actuellement un convoi qui devrait partir dimanche ou lundi en direction de l’Arménie.

        Vendredi Les arméniens n’ont pas regagné leurs immeubles, le quartier s’est vidé d’environ 75 à 85% de sa population qui s’est réfugiée dans les quartiers de Suléménieh et des « villas » , dans les écoles et les églises.

        De nombreux tanks sont visibles dans le quartier arménien notamment au niveau de l’église arménienne catholique Zvartnots. Dans ce secteur, l’armée a fait prisonnier 14 combattants étrangers parmi lesquels des libyens, tous menottés et exposé devant l’église arménienne.

        Toujours dans le même quartier, l’armée a intercepté deux « Suzukis » (petit pick up) qui transportaient une cargaison de pastèques sous lesquelles était dissimulée une cargaison d’armes.

        De gros dégâts ont été constatés à partir du rond point dit « Capri » jusqu’à l’église Sourp Kevork. Plusieurs immeubles sont à terre.

        A noter que les rebelles ont établi un QG dans l’école arménienne Vartanants.

        http://www.armenews.com/article.php3?id_article=82604

        Courage chers compatriotes d’Arméniens de Syrie, Hollande préfère ses amis les salafistes qui ont les mains rouges de sang. L’Histoire se répète, hier c’était les Turcs ottomans dans le silence complet, aujourd’hui, ce sont les fanatiques wahhabites qui Allah Akbar, amis de l’Occident CIVILISE.

        Mais durant les massacres du siècle dernier, ils criaient quoi les fanatiques ottomans en massacrant les Arméniens ?

        • Tara dit :

          Et voilà un deuxième génocide arménien 100 ans après et par les même mains
          (la Turquie) mais de loin dans un autre territoire!!
          Alors….OU EST TU le tremblant, le criminel et le méprisant SARKO!!?? va s’y montre nous ton visage et ta voie si vraiment tu es un homme!!! nous avons la haine contre vous sans limite et sera transférer à nos enfants pour qu’ils sachent qui gouverne la France à partir de ton mandat..

    • Khodr dit :

      Que Dieu protège les chrétiens et autres confessions qui combattent les terroristes et qu il leurs donne la force de les vaincre , plutôt de les exterminer.
      Amen , Amin

  13. EAUX TROUBLES dit :

    http://french.cri.cn/621/2012/09/14/102s295362.htm

    « Hasan Abudl-Azim, chef de l’organe national de Coordination des forces du changement démocratique de la Syrie, visitera la Chine en compagnie d’une délégation entre les 16 et 20 septembre, a annoncé vendredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei.

    M. Hong a indiqué lors d’une conférence de presse quotidienne que M. Abdul-Azim rencontrerait à cette occasion des responsables du ministère chinois des Affaires étrangères.

    D’après lui, la Chine a travaillé avec toutes les parties concernées en Syrie d’une manière active et équilibrée afin de promouvoir une résolution politique du conflit syrien.

    La Chine a exhorté toutes les parties à appliquer le plan en six points de Kofi Annan, les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et le communiqué de la réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe d’action sur la Syrie. Elle a de plus appelé toutes les parties en Syrie à cesser immédiatement le feu, à arrêter le violence et à commencer à mettre en place le plus tôt possible et à faire avancer un processus de transition politique dirigé par le peuple syrien.

    L’invitation de cette délégation fait partie des efforts chinois visant à promouvoir la réconciliation et la négociation sur la question syrienne, a-t-il ajouté.

    La délégation syrienne visitera la Chine à l’invitation de l’Institut des Affaires étrangères du peuple chinois. »

    • joseph cotton dit :

      Une réunion de tous les composants de l’opposition locale syrienne est prévue pour le 24 Septembre.
      Elle avait été originellemnt announcée pour le 12 et reportée sans doute pour permettre cette visite en Chine

  14. Tara dit :

    Il sera absolument la même comédie de Annan et avant Al Dabi
    Ce matin j’ai entendu sur ITEL en disant que: depuis l’arriver de Al Ibrahimi l’autorité Syrien n’a pas respecté de cesser le feu (il vient juste de mettre les pieds)
    J’ai trouvé deux bêtes articles,,(..
    Même si ils ne correspondent à votre sujet!! mais je n’arrivais à se retenir

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-legion-francaise-d-assad_1160179.html

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/manaf-tlass-nous-ne-voulons-pas-etre-liberes-par-une-intervention-etrangere_1159031.html#form-comment

  15. nacera dit :

    Que peut faire qui que ce soit dans une situation pareille?
    Le navire « el intissar » avec son capitaine libyen du nom de « omar mosâab » sont en ce moment au port d’iskandaroune (hatay) en turquie, et a reçu l’autorisation de décharger les 400 tonnes d’armes à destination de la syrie.

    • nacera dit :

      Ah j’oubliai,
      des amis turcs ont raconté que MErdogan avait des rêves ottomans. Il promène sa femme partout avec un foulard pour prouver qu’il est plus digne d’être un kalife musulman que le roi du maroc, le roi de jordanie, assad, dont les femmes sont réluctantes au foulard.
      De toute façon les turcs revendiquent leur mission divine d’islamiser l’europe. Je ne sais pas comment ils en sont arrivés à une telle conclusion, mais eux ils pensent que ce n’est qu’une question de temps et que ce qui les gêne en ce moment est que les pays arabes ne connaissent pas le vrai(?)islam. —ce qui est étonnant c’est qu’ils ne peuvent même pas comprendre les versions originale du coran et qu’ils se basent sur leur compréhension de traductions plus ou moins douteuses dans leur langue. Ils ne savent même pas ce que veut dire « bismi lahi ra7mani ra7im » exactement, je parles de la profondeur du sens de cette aya qui est plutôt prononcée à la manière d’un perroquet.

  16. Charles dit :

    Michel Kilo partagent avec le CNS et l’ASL beaucoup plus qu’on ne le croit. Voici un extrait de la fin d’un article récent, dans lequel MK fustigent divers « mensonges », dont celui de « l’infiltration d’Al-Qaïda dans l’ASL :
    « Les Occidentaux savent que ceux qui dirigent les combats en Syrie sont des officiers de l’armée, qu’ils n’ont jamais appartenu à Al-Qaïda, et que ceux qui y prennent part sont des centaines de milliers de Syriens de base qu’Al-Qaïda n’a pu parvenir à organiser et diriger au cours des derniers mois. De même, les Occidentaux exagèrent aujourd’hui la division du peuple syrien et la force du régime, et font d’Al-Qaïda un ogre effrayant qui a la mainmise sur la révolution en Syrie, afin de ne rien faire pour arrêter la folie du pouvoir qui tourmente le peuple dans toutes les villes et tous les villages. » (en espagnol http://cort.as/2TQ9 et en arabe http://cort.as/2TQC)

    • nacera dit :

      Michel kilo est un traitre dangereux, mais il faut faire avec. Même avec haitham manaâ. et même basma kodmani. Ils ne réussiront à faire oublier leur attitude à leur peuple qu’en agissant de manière réparatrice.
      Ils ont fait l’erreur de comparer leur pays à n’importe quel autre pays au monde et ont oublié que le pays été en guerre et que les ennemis attendaient la moindre fissure pour injecter leur poison.

  17. Yassir Attalia dit :

    BRAHIMI NE VEUT PAS ETRE L’HOMME DU QATAR:

    Avant d’arriver à Damas, ce jeudi, le médiateur international de la crise syrienne, le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, avait eu la veille au Caire une explication de texte houleuse avec le premier ministre qatarien, Hamad Bin Jassem, un des adversaires les plus résolus du régime syrien au sein de la Ligue arabe.

    Selon un diplomate arabe en Egypte, Brahimi a d’abord refusé l’invitation que HBJ – comme on l’appelle familièrement dans les chancelleries – lui a lancée de venir discuter dans sa suite de l’hôtel Four Seasons, aux côtés de Nabil al-Arabi, le secrétaire-général de la Ligue arabe. «S’il veut me voir, il n’a qu’à venir à mon hôtel», a sèchement répondu celui qui a remplacé le 1er septembre Kofi Annan en tant que représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour tenter de régler la crise syrienne.

    Finalement, le Premier ministre du Qatar, qui dirige le comité ministériel sur la Syrie, s’est déplacé pour une rencontre à trois avec Arabi chez Brahimi. Mais, selon notre source, ce dernier a dit «non» aux principales exigences de son hôte qatarien.

    Pas question, comme le lui demandait HBJ de fixer une date limite à sa mission en Syrie. Pas question, non plus, d’un transfert du pouvoir imposé par certaines puissances. «Je ne travaille pas comme ça», a fait valoir Brahimi au grand manitou de la diplomatie qatarienne. «Je suis l’envoyé personnel du secrétaire-général de l’ONU, je ne veux pas qu’on me fixe des limites», a-t-il expliqué.

    Finalement, HBJ a quitté la salle, en colère, et son ambassadeur n’a pas participé à la réunion qui eut lieu ensuite entre les ambassadeurs arabes et Brahimi.

    Nul ne sait encore quelles sont les idées du diplomate algérien pour sortir de l’impasse en Syrie. «Il ne nous en a pas fait part», confirme le diplomate arabe. «Brahimi nous a dit, en revanche, qu’il voulait voir tout le monde avant de proposer une solution, qu’il voulait inclure tous les protagonistes du conflit, y compris les Iraniens, à un processus de négociation. Il ne veut pas, non plus, se lier avec les plans déjà mis sur la table comme celui de Kofi Annan».

    Y parviendra-t-il ? Lui-même ne se fait guère d’illusions, comme il l’a déclaré dans un de ses rares entretiens avec la presse. Une chose est sûre : ce diplomate chevronné affiche une grande prudence. Il parle d’un «changement inévitable» en Syrie, mais se garde bien de nommer Bachar el-Assad.

    En fait, selon un membre de son équipe, pour cette très délicate mission, Brahimi souhaitait n’être le représentant que de Ban ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU. Mais il a dû céder aux pressions. Il a également dû accepter de reprendre dans son équipe le diplomate palestinien, Nasser al-Qidwa, dont il voulait se séparer, parce que jugé «trop proche du Qatar». Mais là aussi, il a dû reculer face aux principaux pays du Conseil de sécurité, États-Unis, Grande-Bretagne et France.

    Sa première rencontre à Élysée avec François Hollande fin août s’est d’ailleurs plutôt mal passée. «Quand il a proposé aux Français de dissoudre le groupe des Amis de la Syrie, de laisser tomber le plan Annan, et de repartir de zéro, les Français lui ont clairement dit qu’il n’en était pas question», explique le membre de son équipe.

    Brahimi compte ouvrir un bureau à Damas, et en confier la responsabilité à son numéro deux, Mokhtar Lamani, un diplomate marocain, qui a travaillé avec lui à Bagdad en Irak quand l’Algérien était représentant de l’ONU en 2004.

    L’émissaire international doit rencontrer Bachar el-Assad demain vendredi…

  18. RoyL dit :

    > pour lui, la crise syrienne « s’aggrave«

    Il ne dit pas: à cause des syriens — il parle de *CRISE
    syrienne*.

  19. Khodr dit :

    Brahimi à t il changé de camp ou est ce un leur pour mieux duppé l opinion publique au sujet de bashar et la Syrie ?

    http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/09/syrie-brahimi-ne-veut-pas-etre.html

    Syrie : Brahimi ne veut pas être l’homme du Qatar
    Par Georges Malbrunot le 13 septembre 2012 14h08 | 19 Commentaires

    Avant d’arriver à Damas, ce jeudi, le médiateur international de la crise syrienne, le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, avait eu la veille au Caire une explication de texte houleuse avec le premier ministre qatarien, Hamad Bin Jassem, un des adversaires les plus résolus du régime syrien au sein de la Ligue arabe.

    Selon un diplomate arabe en Egypte, Brahimi a d’abord refusé l’invitation que HBJ – comme on l’appelle familièrement dans les chancelleries – lui a lancée de venir discuter dans sa suite de l’hôtel Four Seasons, aux côtés de Nabil al-Arabi, le secrétaire-général de la Ligue arabe. «S’il veut me voir, il n’a qu’à venir à mon hôtel», a sèchement répondu celui qui a remplacé le 1er septembre Kofi Annan en tant que représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour tenter de régler la crise syrienne.

    Finalement, le Premier ministre du Qatar, qui dirige le comité ministériel sur la Syrie, s’est déplacé pour une rencontre à trois avec Arabi chez Brahimi. Mais, selon notre source, ce dernier a dit «non» aux principales exigences de son hôte qatarien.

    Pas question, comme le lui demandait HBJ de fixer une date limite à sa mission en Syrie. Pas question, non plus, d’un transfert du pouvoir imposé par certaines puissances. «Je ne travaille pas comme ça», a fait valoir Brahimi au grand manitou de la diplomatie qatarienne. «Je suis l’envoyé personnel du secrétaire-général de l’ONU, je ne veux pas qu’on me fixe des limites», a-t-il expliqué.

    Finalement, HBJ a quitté la salle, en colère, et son ambassadeur n’a pas participé à la réunion qui eut lieu ensuite entre les ambassadeurs arabes et Brahimi. Une source proche du Premier ministre qatarien a toutefois démenti l’existence d’une altercation entre les deux hommes, ainsi que toute volonté de Doha de « dominer les débats » au sein de la Ligue arabe.

    Nul ne sait encore quelles sont les idées du diplomate algérien pour sortir de l’impasse en Syrie. «Il ne nous en a pas fait part», confirme le diplomate arabe. «Brahimi nous a dit, en revanche, qu’il voulait voir tout le monde avant de proposer une solution, qu’il voulait inclure tous les protagonistes du conflit, y compris les Iraniens, à un processus de négociation. Il ne veut pas, non plus, se lier avec les plans déjà mis sur la table comme celui de Kofi Annan».

    Y parviendra-t-il ? Lui-même ne se fait guère d’illusions, comme il l’a déclaré dans un de ses rares entretiens avec la presse. Une chose est sûre : ce diplomate chevronné affiche une grande prudence. Il parle d’un «changement inévitable» en Syrie, mais se garde bien de nommer Bachar el-Assad.

    En fait, selon un membre de son équipe, pour cette très délicate mission, Brahimi souhaitait n’être le représentant que de Ban ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU. Mais il a dû céder aux pressions. Il a également dû accepter de reprendre dans son équipe le diplomate palestinien, Nasser al-Qidwa, dont il voulait se séparer, parce que jugé «trop proche du Qatar». Mais là aussi, il a dû reculer face aux principaux pays du Conseil de sécurité, États-Unis, Grande-Bretagne et France.

    Sa première rencontre à Élysée avec François Hollande fin août s’est d’ailleurs plutôt mal passée. «Quand il a proposé aux Français de dissoudre le groupe des Amis de la Syrie, de laisser tomber le plan Annan, et de repartir de zéro, les Français lui ont clairement dit qu’il n’en était pas question», explique le membre de son équipe.

    Brahimi compte ouvrir un bureau à Damas, et en confier la responsabilité à son numéro deux, Mokhtar Lamani, un diplomate marocain, qui a travaillé avec lui à Bagdad en Irak quand l’Algérien était représentant de l’ONU en 2004.

    L’émissaire international doit rencontrer Bachar el-Assad

  20. Khodr dit :

    Selon ce site

    Manifestation à Bruxelles le 25 septembre devant l ambassade USA contre l
    Ingérence en Syrie

    http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=67105

    Bruxelles : Appel du Comité contre l’ingérence en Syrie
    Publié le : 14-09-2012

    Info Collectif VAN – http://www.collectifvan.org – Alors que les Arméniens d’Alep sont sous le feu des rebelles et que les morts de cette communauté chrétienne de Syrie s’accumulent, le Collectif VAN diffuse ici des extraits du Communiqué du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS), animé par Bahar Kimyongur, militant antifasciste turco-belge. En lutte contre la dictature turque, Bahar Kimyongur a subi à Bruxelles, une longue peine de prison et des menaces d’extradition. Libéré, il s’inquiète depuis plusieurs mois de la situation en Syrie et dénonce la nouvelle croisade que les « pompiers-pyromanes » occidentaux mènent en Syrie au nom des « droits de l’Homme », de la « démocratie » ou de la « protection des civils ». Cette action « entraîne inexorablement l’humanité dans une aventure aux conséquences que nul ne peut aujourd’hui mesurer. » Le Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS) appelle à une manifestation à Bruxelles le mardi 25 septembre à 18h devant l’ambassade des USA. Le CIS rappelle que son « but n’est absolument pas de minimiser les responsabilités du gouvernement de Damas dans la terrible répression du mouvement de contestation syrien, les crimes d’Etat commis au nom de « la paix et la sécurité », le degré de corruption de certains hauts fonctionnaires de l’Etat, la cruauté de ses services de renseignement, ni l’impunité dont ils ont trop longtemps bénéficié. »

    USA : pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie

    Rassemblement devant l’ambassade des USA

    Mardi 25 septembre à 18h

    27 Bd du Régent, 1000 Bruxelles
    Métro: Arts-Loi

    mercredi 12 septembre 2012

    Stop à l’intervention occidentale en Syrie

    Jadis, l’Occident menait la Guerre Sainte pour répandre le christianisme et la civilisation. Aujourd’hui, la religion nouvelle s’appelle « droits de l’Homme », « démocratie » ou « protection des civils ». Au nom de ses valeurs et de ses intérêts, l’Occident, Etats-Unis en tête, ne recule devant aucun sale coup : financement de groupes d’opposition et de filières terroristes, désinformation, opérations psychologiques (Psyops), livraison d’armes, formation de mercenaires, actions de sabotages et de déstabilisation, embargos et sanctions, attentats ciblés, attentats aveugles et au besoin, bombardements massifs.

    Si la Syrie est aujourd’hui dans la ligne de mire de nos Etats, ce n’est certainement pas parce que le régime maltraite ses opposants. Nous avons vu en effet comment nos élites pouvaient faire preuve de compassion et d’indulgence envers leurs alliés régionaux qui ne sont pas moins violents.

    […]

    D’abord, la Syrie paie le prix de son attachement à sa souveraineté nationale. C’est le dernier pays arabe capable de résister au courant néoconservateur qui déferle avec le soutien de l’Occident sur les pays de la région à la faveur du « printemps arabe ».

    Ensuite, […] l’alliance stratégique que Damas a tissée avec l’Iran et les organisations de la résistance libanaise et palestinienne est un crime grave et sans appel aux yeux de nos élites. Officiellement en état de guerre avec Israël, l’Etat syrien est de surcroît doté de la dernière armée arabe capable de résister à la superpuissance de Tsahal.

    Tous les mémorandums altruistes de l’Occident sur la Syrie ne servent qu’à dissimuler ces deux réalités. Pour se rendre compte de l’imposture humanitaire, est-il besoin de rappeler l’aveu de l’ex-président étasunien Henry Kissinger, affirmant que « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts » (cf. Georges Soros, On Globalization, New York Review of Book, 2002, p. 12)?

    Nous aurions bien voulu croire que la mission de nos élites soit de répandre le Bien. Mais nous pensons avoir le droit d’être sceptique quant aux intentions et aux moyens mis en œuvre en Syrie par ceux-là même qui nous avaient tant promis l’avènement de la démocratie en Afghanistan, en Irak ou en Libye.

    La Libye pour ne citer que cet exemple a curieusement disparu de nos écrans-radars alors que les milices y font régner la terreur et procèdent à une épuration ethnique et religieuse méthodique. Des dizaines de milliers de prisonniers politiques accusés de loyauté envers l’ancien régime et d’émigrés subsahariens croupissent dans plusieurs prisons secrètes. Ces détenus sont quotidiennement torturés et parfois assassinés dans l’indifférence générale. Tous les jours, des attentats sont commis par des inconnus et des règlements de compte opposent des bandes rivales. Les tombeaux des saints considérés comme « hérétiques » sont détruits un à un sous le regard bienveillant des nouvelles forces de « sécurité » (cf. De Morgen, 30 août 2012). Bref, la Libye est en pleine voie de « somalisation ».

    Depuis dix-neuf mois, un feu destructeur ravage la Syrie. Affirmer que ce feu est alimenté par la seule intransigeance et la seule brutalité du pouvoir syrien est parfaitement malhonnête. Car ce feu n’est ni une nouveauté ni exclusivement dû à des facteurs intérieurs. Ce feu est en effet entretenu sous forme de guerre larvée par les puissances occidentales depuis la libération de ce pays en 1946 du joug français. […] A l’époque, tous les plans de renversement du régime baassiste ont été envisagés par la CIA et le SIS (MI-6) : organisation de troubles, appels à l’insurrection, création d’un « Comité Syrie Libre », armement de l’opposition, « activation des Frères Musulmans à Damas ». Bien naïf serait celui qui nierait la similitude entre cet épisode de l’histoire syrienne et la situation actuelle.

    Revenons un moment sur le traitement de l’information à propos des événements récents.

    A partir de mars 2011, profitant de l’agitation naissante dans le pays, nos experts en communication ont exagéré le poids de l’opposition et l’ampleur de la violence d’Etat tout en minimisant le réel soutien populaire dont dispose le gouvernement de Damas ce que d’ailleurs l’ambassadeur de France en Syrie Eric Chevalier n’a pas manqué de reprocher à son ministre Alain Juppé. On nous a sciemment caché la militarisation d’une partie de l’opposition syrienne et la présence de groupes terroristes s’infiltrant depuis le Liban, une réalité pourtant constatée dès le mois d’avril 2011 par des journalistes d’Al Jazeera, la chaîne qatarie. La censure imposée par le patron d’Al Jazeera alias émir du Qatar sur les événements qui révéleraient la conspiration anti-syrienne a contraint ces journalistes à faire « défection » pour utiliser un terme que l’on nous sert toujours à sens unique.

    Qui plus est, à vouloir dénoncer systématiquement la propagande de l’Etat syrien, la presse mainstream occidentale a soit gobé soit alimenté la propagande de l’opposition radicale allant jusqu’à déguiser des massacres de soldats ou de civils par des terroristes en « crimes de la dictature » comme à Jisr-Al-Choughour (juin 2011), Houla (mai 2012), Deir Ez Zor (mai 2012) ou Daraya (août 2012).

    On peut en conclure que l’Occident mène au moins une guerre psychologique contre la Syrie.

    Est-il cependant raisonnable de croire que l’Occident n’est pas militairement engagé dans ce pays ?

    En automne de l’année dernière, lorsque le gouvernement syrien a appelé les conjurés à déposer les armes, Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat US, a sommé ses protégés syriens de désobéir. Parallèlement, les agents de la CIA et leurs acolytes européens ont incité les soldats syriens à passer dans les rangs d’une armée de mercenaires placée sous commandement de l’OTAN par le truchement de l’armée turque.

    Sans surprise, les QG de l’Armée syrienne libre (ASL) installés au Hatay accueille désormais des terroristes du monde entier désireux d’en découdre avec les Syriens patriotes accusés d’être des « infidèles » à la solde de « l’ennemi chiite ». Ces terroristes y reçoivent une formation militaire, des armes, des pick-up surmontés de fusils-mitrailleurs, des MANPAD (systèmes portatifs de défense anti-aérienne) et des appareils de communication performants.

    « Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG9 puisées sur les stocks de l’armée saoudienne » jubile un rebelle dans les colonnes du Figaro (28 juin 2012) qui ajoute « Elles ont été acheminées par avion, jusqu’à l’aéroport d’Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées ». Petits détails: l’armement saoudien est essentiellement américain et la base turque d’Adana dont parle le terroriste, est la base américaine d’Incirlik.

    L’Occident s’est longtemps défendu de fournir des « moyens létaux » aux terroristes alors que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie transmettaient des informations concernant les mouvements des troupes syriennes aux services britanniques et US pour qu’elles parviennent aux rebelles (cf. Bild am Sonntag, 19 août 2012).

    Selon le Sunday Times, les services britanniques basés à Chypre ont eux aussi aidé les insurgés à mener plusieurs attaques.

    Le fait d’indiquer à ces derniers à quel moment et quel endroit ils doivent tirer sur les troupes syriennes ne revient-il pas de facto à participer militairement au conflit ? L’Occident semble donc loin d’être neutre et habité par de louables intentions. En cette époque de crise et de récession, il peut même se targuer de mener une guerre low cost dans laquelle les seules victimes sont des Arabes [Nota CVAN : pas seulement. La minorité arménienne chrétienne, descendante des rescapés du génocide arménien de 1915, et essentiellement installée à Alep, craint pour sa survie.]

    En rappelant ces faits, notre but n’est absolument pas de minimiser les responsabilités du gouvernement de Damas dans la terrible répression du mouvement de contestation syrien, les crimes d’Etat commis au nom de « la paix et la sécurité », le degré de corruption de certains hauts fonctionnaires de l’Etat, la cruauté de ses services de renseignement, ni l’impunité dont ils ont trop longtemps bénéficié. Tous ces facteurs internes de la tragédie syrienne font partie des éléments déclencheurs de la légitime révolte populaire lancée en mars 2011.

    Nous réitérons au passage notre profonde indignation face au degré de violence du conflit syrien et souhaitons que le peuple syrien puisse accéder à l’improbable démocratie à laquelle il aspire légitimement.

    En soulignant le rôle de l’Occident dans la militarisation de l’Etat syrien, nous tenons avant tout à renouveler cet avertissement à ceux qui croient en « la libération » du peuple syrien par la voie des armes : au-delà du caractère illégitime de l’action de nos pompiers pyromanes, celle-ci a pour seul résultat l’augmentation de la souffrance de ce peuple et entraîne inexorablement l’humanité dans une aventure aux conséquences que nul ne peut aujourd’hui mesurer.

    Les show médiatique d’un Laurent Fabius qui appelle au meurtre du président syrien (en déclarant qu’il ne mérite pas de vivre), celui d’un Didier Reynders qui vient de plaider au sommet de Paphos pour « le devoir d’ingérence » en Syrie ou les déclarations scandaleusement violentes de l’administration Obama ne font que précipiter l’humanité vers ce chaos.

    Hier -au nom du respect de la souveraineté des peuples, de l’humanisme et de la paix-, nous, avons dénoncé l’invasion de l’Afghanistan sans pour autant éprouver de sympathie pour les Talibans. Nous avons manifesté contre l’invasion de l’Irak sans pour autant défendre le président Saddam Hussein. Nous avons protesté contre l’ingérence occidentale en Côte d’Ivoire sans être des laudateurs du président Laurent Gbagbo. Nous nous sommes indignés de l’implication occidentale dans la guerre civile libyenne sans adorer le dirigeant Kadhafi. Et aujourd’hui, nous nous insurgeons contre l’intervention militaire en cours en Syrie sans pour autant être des partisans du président Bachar El-Assad.

    Constatant que la destruction de la Syrie ne profite qu’à ses ennemis de toujours, conscients que seules les initiatives prônant la paix, le dialogue et la réconciliation pourront offrir une alternative digne et viable au peuple syrien, nous appelons tous les véritables amis de la Syrie à condamner l’ingérence de nos dirigeants dans les affaires de ce pays.

    Dans le cadre du lancement de notre campagne pour la paix, le dialogue et la réconciliation en Syrie, nous appelons à protester contre l’ingérence militaire occidentale par un rassemblement devant l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles le mardi 25 septembre à partir de 18 heures.

    Pour le Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS)

    Bahar Kimyongür

    comitesyrie@hotmail.fr

  21. Karimdz dit :

    La mission de Brahimi n est pas évidente, d apres ce que j ai lu dans certains sites internet, il s oppose aux pressions du qatar mais il est bien seul face à toute la clique de neocolonialistes de sionistes et de traitres arabes.

    Peut etre que je me trompe quand il dit que tout le monde est d accord, peut etre sous entend il, le pouvoir syrien et l opposition intérieure et exclut de fait les groupuscules de l asl qui sont comme on le sait, des bandes armées de barbares financés et armés par l occident, l arabie saoudite et le qatar.

    Nous verrons ce qu il en ressorte de son entrevue avec Bachar, l opposition syrienne, les representants russe chinois et iranien en poste à Damas.