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La Syrie pourrait-t-elle se démoder médiatiquement ? D'autres thèmes d'actualité arabes ou musulmans semblent s'imposer depuis quelques jours. En Egypte, on est revenu à la contestation, à la répression et à l'incertitude. En Libye, à Benghazi, des représentants de la minorité berbère ont proclamé, le 23 novembre, leur refus de reconnaître le CNT et le nouveau gouvernement comme représentants légitimes de la Libye, tandis que Libération pouvait titrer le même jour sur cette partie de la Libye qui reste fidèle à [...]



La Ligue arabe va-t-elle devoir suspendre les monarchies du Golfe ?

Par Droits réservés,



Manifestants koweitiens envahissant le Parlement, le 16 novembre : vous avez aimé le Printemps arabe ? vous adorerez l'hiver "golfesque" !

Manifestants koweitiens envahissant le Parlement, le 16 novembre : vous avez aimé le Printemps arabe ? Vous adorerez peut-être l'hiver "golfesque" !

La Syrie pourrait-t-elle se démoder médiatiquement ? D’autres thèmes d’actualité arabes ou musulmans semblent s’imposer depuis quelques jours. En Egypte, on est revenu à la contestation, à la répression et à l’incertitude. En Libye, à Benghazi, des représentants de la minorité berbère ont proclamé, le 23 novembre, leur refus de reconnaître le CNT et le nouveau gouvernement comme représentants légitimes de la Libye, tandis que Libération pouvait titrer le même jour sur cette partie de la Libye qui reste fidèle à Kadhafi, à Syrte et Bani-Walid. Au Yémen, malgré le récent accord de transition post-Saleh, la violence est toujours d’actualité.  En Turquie, les rebelles kurdes du PKK se sont resignalés au bon souvenir d’Erdogan en attaquant, dans la nuit de mercredi à jeudi, un gisement pétrolier dans le sud-est du pays, déclenchant aussitôt une riposte de l’armée et de l’aviation turques.

A quand un OSDH séoudien ?

Et puis il semble que dans le Golfe — bastion de l’activisme diplomatique islamiste et couronné — la fièvre monte aussi. Au Koweit, des milliers de manifestants ont attaqué et brièvement envahi, le 16 novembre, le Parlement local dont ils demandent la dissolution, suite à une affaire de corruption touchant des députés pro-gouvernementaux. Les forces de l’ordre ont réagi vigoureusement. En décembre dernier, avant donc qu’on parle de « printemps arabe », des opposant, dont des députés, avaient déjà été matraqués par les policiers de l’émir al-Sabah. Les manifestations avaient repris, sporadiquement, à partir de mars, dans la foulée de l’Egypte et de la Tunisie. Depuis une semaine, l’émirat est sous tension. La minorité chiite – 30% des 2 millions et demi de Koweitiens – y constitue le vivier du mécontentement politique et social, même si l’actuel mouvement ne semble pas – encore – avoir de coloration communautaire. L’émir a donné, le 24 novembre, un « feu vert » à ses forces de l’ordre pour mater tous nouveaux désordres.

Au Bahrein, l’ordre pétro-monarchique semble régner depuis la répression du printemps local — en février — par l’armée du roi Hamad al-Khalifa, renforcée par les troupes séoudiennes — on rappellera que cette répression-là, moins médiatisée que la syrienne, aurait fait 25 morts. Mais la démographie et la situation politico-religieuse bahreinies étant ce qu’elle sont, rien n’est réglé et la minorité chiite — qui représente près de 70% des 1,2 million d’habitants du royaume — est en état de dissidence pour le moment silencieuse.

« Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » en ce qui concerne le Qatar, où la famille régnante, forte de la prospérité ambiante, ne recontre pas d’opposition sérieuse. Mais, comme les autres monarchies du golfe, la fragilité de l’émirat réside dans sa structure démographique (voir plus bas).

Rassemblement d'opposants chiites en Arabie séoudite, en mars dernier

Rassemblement d'opposants chiites en Arabie séoudite, en mars dernier

Mais il y a « mieux » : pour la première fois depuis longtemps, l’Arabie Séoudite, coeur même du dispositif pétro-monarchique et principale puissance militaire de la péninsule arabique, a vu de puissantes manifestations d’opposants envahir les rues de Ryad, et d’autres villes du royaume. Tout a commencé en fait début octobre, à Awamiya, dans la partie orientale du pays. Des membres de la minorité chiite avaient voulu protester contre leur statut de Séoudiens de seconde zone, et les incidents avec la police du royaume sunnite  avait fait une quinzaine de blessés, policiers et manifestants. Depuis le feu a continué de couver sous la cendre : avec 2 millions de membres, la communauté chiite représente peut-être un peu moins de 10 % des 25 ou 27 millions de Séoudiens officiellement recensés. Ils sont concentrés dans la province orientale de Qatif, au voisinage du Bahrein. Le régime vivant sous la version wahabite – particulièrement intolérante – du sunnisme, toutes les minorités se trouvent socialement ou politiquement marginalisées. Surtout les chiites, adversaires et « hérétiques » de toujours du fondamentalisme sunnite et reliés au grand satan iranien, ennemi public n°1, beaucoup plus que la Syrie ou Israël, des pétro-monarchies.

Bref, tout a redémarré voici quelques jours, lors des obsèques de deux manifestants chiites tués par la police : la cérémonie a donné lieu à un échange de tirs. Mercredi 23 novembre, les chiites sont redescendus en nombre dans les rues du royaume, la police a tiré, faisant deux nouvelles victimes. En tout quatre manifestants chiites auraient été tués en une semaine. La période est d’autant plus sensible qu’elle est celle précédant l’Achoura, période de deuil chiite commémorant l’assassinat en 680 de l’imam Hussein, petit fils de Mahomet et figure centrale de la version chiite de l’islam. La journée la plus importante – et la plus potentiellement dangereuse pour le régime séoudien – est le 5 décembre, où sera officiellement commémoré le souvenir d’Hussein. Si ça continue, les journalistes vont bientôt avoir besoin des statistiques d’un nouvel OSDH – observatoire séoudien des droits de l’homme (et de la femme, on est quand même en Arabie Séoudite !)

Le Golfe – lui aussi – sur une ligne de fracture religieuse

Ryad n’a pas tardé à accuser Téhéran d’être à l’origine de ces troubles. Le ministre séoudien des Affaires étrangères Seoud al-Faycal a appelé les chiites de la province de Qatif a « ne pas se laisser entraîner dans un complot étranger« , l’étranger étant, dans toutes les têtes, l’Iran, sorte de Mecque géopolitique du chiisme depuis la révolution khomeiniste et sa réactivation par Mahmoud Ahmadinejad. L’Iran travaille-t-il les minorités chiites du Golfe ? C’est fort possible, et de bonne guerre quand on sait le rôle que peuvent jouer, en Syrie et en Irak, l’argent du Golfe dans le terrorisme sunnite qui ensanglante quotidiennement ces pays à direction plus ou moins chiite . C’est notamment en Arabie Séoudite qu’a trouvé refuge l’imam très radical sunnite syrien al-Aroor, qui ne cesse d’appeler à un bain de sang chrétien et alaouite en Syrie, préalable à l’instauration d’un régime islamiste sous influence wahabite.

En octobre, lors des premiers soulèvements chiites, Ryad avait déjà cru voir la main des agents iraniens dans les troubles. Plus récemment, début novembre, l’Iran s’est vu une nouvelle fois traîner au banc des accusés par les Américains et les Séoudiens dans une ténébreuse affaire de complot visant à assassiner l’ambassadeur d’Arabie Séoudite à Washington. Comme Ryad, Washington ne perd pas une occasion de cibler l’Iran, dont l’émergence politique et nucléaire contrarie quelque peu ses projets de « reformatage » sunnite pro-américain du Proche-Orient. L’Iran est, pour les mêmes raisons, dans le collimateur de la monarchie koweitienne : au Parlement de Koweit-City les députés sunnites exigent un alignement complet de l’émirat sur les positions séoudiennes anti-iraniennes, alors que des représentants de la minorité chiite comme Hussein al-Qallaf ont soutenu la révolte chiite au Bahrein : le 19 mai dernier, le même al-Qallaf en est carrément venu aux mains, dans l’enceinte du Parlement, avec des collègues sunnites. Pourtant, d’après ce que l’on sait, les chiites koweitiens sont assez bien intégrés, bien mieux que leurs coreligionnaires séoudiens, et regarderaient plus, d’un point de vue religieux, vers l’Irak que l’Iran. Mais l’internationalisation du conflit entre chiisme et sunnisme, via notamment la Syrie, a une logique conflictuelle presqu’irrésistible, et est attisée par tous les acteurs extérieurs imaginables.

Nous avons eu récemment l’occasion d’écrire que ces monarchies du Golfe étaient des colosses économiques aux pieds d’argile démographiques (voir notre article « Après la décision de la Ligue arabe : des points de droit et des points d’interrogation« , mis en ligne le 14 novembre).  L’Arabie séoudite compterait 20% de travailleurs émigrés non arabes, essentiellement originaires du sous-continent indien, plus de 40% des 2,5 millions de Koweitis ne sont pas arabes, et une part non négligeable de la population arabe est d’origine égyptienne ou libanaise, plus de la moitié de la population du Bahrein n’est pas arabe, avec une forte minorité iranienne ; et au Qatar, 80% des habitants ne sont pas qataris, et beaucoup sont originaires d’Inde ou du Pakistan.

Bref, les minorités, religieuses ou immigrées, constituent dans ces sociétés fermées et inégalitaires – bien plus que ne l’est la société syrienne – autant de « bombes à retardement » politiques. Quand le Bahrein, ou le Koweit s’enrhument, l’Arabie Séoudite – ou le Qatar – éternue. Il semble que la Ligue arabe à direction qataro-séoudienne ait bientôt à se colleter avec de nouveaux « fronts ». Peut-être devra-t-elle s' »auto-suspendre » ?

Le roi Abdallah trône sur sur des barils de pétrole et des minorités. Qu'est-ce qui est le plus inflammable ?

Le roi Abdallah trône sur sur des barils de pétrole et des minorités. Qu'est-ce qui est le plus inflammable ?



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44 commentaires à “La Ligue arabe va-t-elle devoir suspendre les monarchies du Golfe ?”

  1. NO PASARAN dit :

    Bravo ! Bien vu, bien dit !!!

  2. Cécilia dit :

    Merci pour toute l’équipe.

    Et voici la preuve par le son et l’image d’une manifestation en Arabie Saoudite dans le Qatif :

    http://www.youtube.com/watch?v=xFFYjzbYhbc

  3. spartacus dit :

    c’est le monde à l’envers , les pires dictateurs qui veulent donner des leçons , les médias qui se targuent d’être si critiques deviennent amnésiques devant les pétrodollars de ces très récentes royautés

  4. L'étrangère dit :

    Connaissez-vous ce site?
    Est-il fiable ?
    http://filkkaisrael.blogspot.com/
    Il publie un article intitulé :
    Aveu du « Los Angeles Times » : L’espion Ayman Abdelnour est un menteur et le Professeur Matta Mousa Toya dit vrai, la CIA admet l’échec de l’opération « JASMIN BLEU » !
    Traduction souhaitée ?

    • L'étrangère dit :

      http://filkkaisrael.blogspot.com/
      Aveu du « Los Angeles Times »

      L’espion Ayman Abdelnour est un menteur et le Professeur Matta Moussa Toya dit vrai : la CIA admet l’échec de l’opération « JASMIN BLEU » !

      Une nouvelle victoire pour le Professeur Matta Moussa Toya, ancien Conseiller auprès du Congrès américain. Il est né en Irak et a immigré très jeune aux États-Unis. Les crimes des américains contre le peuple irakien l’ont profondément interpellé, d’où ses travaux d’investigation pour dénoncer nombre d’opérations scandaleuses tenues secrètes, la dernière étant l’opération « Jasmin bleu » dont il a publié les détails, documents à l’appui, et où il affirme que l’OTAN a échoué dans sa tentative de pénétration de l’axe : Syrie, Iran, Hezbollah.

      Cet échec résulte de celui de 25 agents américains qui ont été empêchés de nuire en Syrie et de 3 autres qui ontfui vers le Liban, alors que le Chef de ce réseau, l’agent Ayman Abdelnour alias « New Cohen », demeurant à Dubaï, est derrière tous les actes de terrorisme perpétrés en Syrie et aussi derrière les opérations de molestage des artistes syriens qui se sont rendus au Caire, il y a quelques jours, pour protester contre la suspension de la Syrie des instances de la Ligue Arabe. Ayman Abdelnour aurait payé des baltagias* égyptiens pout en assassiner quelques-uns.

      Des sources, internes à la CIA, auraient donc admis la véracité des révélations du Professeur M. M. Toya…

      * comparable au terme « chabihas » allégrement concocté pour la Syrie.

    • Mohamed dit :

      Ce blog israelien a déjà été cité sur ce site au sujet du même espion Abdennour, précisément lorsque le caricaturiste syrien Ali Ferzat, (si j’ai bonne mémoire) a été agressé, après un entretien arrangé par cette même personne, avec la chaîne Al Arabya, et que l’on avait cherché à accuser le régime du forfait. Et, également, au sujet du financement de certaines ong, de la société civile, et de certaines personnalités du monde de la culture, par un fonds spécial des renseignements américains.

  5. leelee dit :

    Les secrets commence à faire surface, on a pas finit de comprendre pourquoi pendant tant d’année le monde arabe n’a pas vu avancer au rythme de son intelligence … les consanguins travaillaient déjà depuis longtemps à l’effacement de la civilisation arabe … plus on en apprend et plus ça fait mal … tout cet argent du pétrole qui aurait pu propulser le monde arabe au devant de la scène internationale, nous voilà du fait de ces obèses morbides consanguin, nous voilà à la traine en dernière position … les Égyptiens doivent être très très vigilants en ce moment car ils ont plusieurs flèches l’une qui vise la Syrie, une autre l’Iran et une pour l’Égypte qui est du fait de Moubarak très vulnérable militairement, d’autant qu’avec la Libye il est plus facile aujourd’hui d’encercler cette grande nation qu’est l’Égypte

    L’Arabie saoudite à Washington : frapper l’Égypte, punissez la Syrie et..

    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=38976

  6. Cécilia dit :

    Ce soir, Johnson Miller, journaliste britannique à la tête d’une délégation de la 4ème chaine, en visite en Syrie, sera interviewé sur al-Ddounia.

    Mais où sont passés les journalistes français ?

    La semaine dernière, c’était un journaliste américain et avant lui, le Britannique, Robert Fisk.

    Allez restés longtemps dans les bras de BHL, Juppée et consort en train de rêver d’une Syrie qui n’existe que dans votre tête endormie ?

    Bon sang, réveillez-vous !

  7. Cécilia dit :

    Les amies démocrates de l’OTAN prononcent une peine allant jusqu’à 30 ans de prison pour 17 militants et avocats qui demandent des réformes en Arabie Saoudites:

    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=39036&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=141&s1=1

  8. vilistia dit :

    Bonjour,

    Comme on dit chez les basques…La chistéra.

    Quoiqu’en Provence, on dit:
    « A force de cracher dans le vent, il vous revient à la figure.

    • Mohamed dit :

      Merci Hamed,
      Voilà votre lien déployé, il me semble très intéressant, comme quoi on ne badine pas avec ce que la Russie considère comme une question de sécurité nationale, après le déploiement du bouclier anti-missile, en Turquie, et la menace de la syrie et de l’iran. Le langage commence à devenir plus clair pour ces hystériques que sont les paires de « fou » OBAMA-Clinton, Sarko-Juppé, et consorts. J’ai bien aimé la photo des matériaux (tour, fou, reine et Roi, sur l’échiquier, en fin d’articles) :
      WWIII – Bouclier anti missile : station radar Russe en alerte de combat.
      24/11/2011 à 17h54 | 1882 vues | 0 réactions

      Entre la poudre à canon, le papier sans valeur, et les révolutions fabriquées, voilà ce qu’on nous pond, bien gracieusement…

      à lire ou relire :

      La dialectique hégélienne

      Déclaration de Medvedev :

      url : http://www.zerohedge.com/news/russia-retaliates-against-us-puts-radar-station-combat-alert-prepares-take-out-european-missile
      Submitted by Tyler Durden on 11/23/2011 22:50 -0500

      D’abord, je charge le Ministère de la Défense Nationale d’immédiatement mettre la station de radar à Kaliningrad en mode d’alerte de combat et de surveillance en cas d’attaque de missile. Deuxièmement, la couverture protectrice des armes nucléaires stratégiques de la Russie, sera renforcée comme une mesure prioritaire conformément au programme pour développer le potentiel de défense aérien et spatial. Le troisième, les nouveaux missiles balistiques stratégiques commissionnés par les Forces de Missile Stratégiques et la Marine seront équipés de systèmes de défense avancés de pénétration de missiles et de nouvelles ogives fortement efficaces. Quatrième, j’ai chargé les Forces armées de rédiger des mesures pour mettre hors de service des données du système de défense de missile et des systèmes de guidage si besoin est… Cinquième, si les susdites mesures se prouvent insuffisantes, la Fédération de Russie déploiera des systèmes d’arme d’offensive modernes dans à l’ouest et au sud du pays, assurant notre capacité à enlever n’importe quelle partie de système de défense de missile des USA, en Europe. Une étape dans ce processus devra déployer des missiles Iskander dans la Région de Kaliningrad. D’autres mesures pour résister au système de défense de missile européen seront rédigées et mises en œuvre au besoin.

      Cela a dit, il conclut que la Russie est toujours ouverte pour diauer. Cependant, si Obama a simplement l’intention de bombarder n’importe quelle nation à volonté, nous sommes très conscients que tout que Medvedev vient de menacer sera ordonné. Et ainsi exponentiellement plus quand Poutine revient responsable. Une chose est certaine – la Russie n’est pas la Corée du Nord et prendre ce discours pour des pressions plus vides n’est pas probablement l’option la plus sage. Explique Zéro edge.

      En somme, le bouclier anti missile se transforme en patate chaude.

      Selon les analystes relayés par RT, le fait «d’activer le système d’alerte radar à Kaliningrad en Russie au lieu de déployer son propre système de défense antimissile est en fait une réaction sobre.»

      http://rt.com/politics/medvedev-missile-defense-us-russia-reset-143/

      La Lituanie et ses partenaires de l’Otan doivent réagir avec fermeté aux déclarations de la Russie sur un éventuel déploiement de missiles de type Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad, limitrophe de la Lituanie, a déclaré jeudi le premier ministre lituanien Andrius Kubilius.

      « Je pense que notre réaction doit être ferme, et c’est collectivement avec nos partenaires de l’Otan que nous devons déterminer la forme de cette réaction, et déployer des efforts en vue de persuader la Russie de ne pas se comporter de façon aussi belliqueuse », a indiqué le chef du gouvernement dans une interview à la radio Ziniu radijas.

      lire la suite ici :

      http://fr.ria.ru/world/20111124/192113791.html

      Que disent les occidentaux ?
      Du côté américain, où l’on est habitué à ce genre de déclarations, l’on a fait savoir qu’il n’est pas question de modifier le déploiement du bouclier antimissile. « Les Etats-Unis ont fait preuve d’ouverture et de transparence avec la Russie quant à nos projets de défense antimissile en Europe, qui répondent à une menace de plus en plus importante contre nos alliés de la part de l’Iran, et que nous sommes engagés à dissuader » a répondu Tommy Victor, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).

      lire : http://www.opex360.com/2011/11/24/bouclier-antimissile-la-russie-prete-encore-a-montrer-ses-muscles/

      En somme, on voit les deux camps de guerre froide réapparaitre comme par magie, et s’entêter, preuve d’une volonté de conflit qui va s’accompagner d’une mise à sac globale. L’Ordo ab chaos semble s’étendre et s’intensifier.
      http://infoguerilla.fr/ – 24/11/2011

  9. Hamed dit :

    La Syrie accepte le plan de surveillance de la Ligue arabe
    2011-11-24 23:06:30 cri
    Le secrétaire général de la Ligue Arabe basée au Caire, Nabil el-Arabi, a reçu le feu vert de la partie syrienne sur le protocole d’une mission arabe en Syrie, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne, citant un officiel arabe.

    « Le secrétaire général de la LA, Nabil el-Arabi, a reçu une réponse positive sur le protocole d’une mission d’observation arabe qui se rendra à Damas pour observer la situation et protéger les civils », a indiqué la source.

    Le message disait que le protocole serait signé par le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal al-Mekdad, au nom du ministre des Affaires étrangères Walid al-Muallem.

    M. Arabi discutera de ce message avec les ministres arabes des Affaires étrangères lors d’une réunion qui se tiendra jeudi.

    Le Conseil de la LA a adopté le 16 novembre à Rabat, capitale du Maroc, un projet de protocole sur la mission d’observation arabe en Syrie. La Syrie avait demandé des modifications de certains points du protocole, mais la LA avait refusé.

  10. Hamed dit :

    En complement du precedent

    : LE CAIRE (Reuters) – La Ligue arabe donne jusqu’à vendredi à la Syrie pour accepter des observateurs sur son territoire, sous peine de sanctions économiques.

    L’organisation a enjoint jeudi à Damas de signer dans les 24 heures un document permettant l’envoi d’une mission exploratoire d’un demi-millier d’observateurs, qui doit comprendre des militaires et des spécialistes des droits de l’homme.

    L’organisation panarabe presse par ailleurs les Nations unies de « prendre les mesures nécessaires en accord avec la charte de l’Onu pour soutenir l’effort de la Ligue arabe pour dénouer la situation compliquée en Syrie. »

    Un diplomate a affirmé que cette clause ne visait pas à préparer une intervention étrangère, que les pays arabes rejettent. En mars, l’appel de la Ligue arabe à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye avait précédé de peu la résolution de l’Onu autorisant des frappes aériennes.

    Selon le communiqué de la Ligue arabe, Damas s’expose, en l’absence de signature, à plusieurs sortes de sanctions: arrêt des échanges commerciaux avec la Syrie, suspension des vols commerciaux, arrêt des transactions avec la banque centrale syrienne et de toutes les transactions financières et gel des avoirs gouvernementaux.

    Les ministres des Affaires étrangères de l’organisation étudieront ces mesures dès dimanche mais « il n’y aura pas de réunion ministérielle si la Syrie accepte de signer le protocole », a déclaré l’ambassadeur d’Egypte auprès de la Ligue, Afifi Abdel Wahab.

    Des sanctions pourraient également s’appliquer si Damas « viole plus tard les engagements (du protocole) et n’arrête pas la répression ou ne libère pas les détenus. »

    LA PROPOSITION FRANÇAISE PAS ÉVOQUÉE

    Le régime syrien réprime dans le sang depuis la mi-mars un mouvement de contestation sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir du président Bachar al Assad, en 2000.

    La Ligue arabe est d’ordinaire très réticente à sanctionner ses membres. Elle a suspendu la Syrie le 12 novembre pour condamner l’absence de mise en oeuvre d’un plan de sortie de crise présenté dix jours plus tôt par l’organisation.

    Elle a par la suite lancé un premier ultimatum à Damas le 16 novembre en lui donnant trois jours pour mettre fin aux violences contre les populations, qui ont fait plus de 3.500 morts depuis la mi-mars, selon les Nations unies. L’ultimatum a expiré samedi mais l’organisation n’a pas réagi.

    Les autorités syriennes ont demandé des amendements aux modalités de la mission exploratoire, portant notamment sur le statut juridique des observateurs, mais ces demandes ont été rejetées dimanche.

    La Ligue a parallèlement entamé un dialogue avec l’opposition syrienne. Selon Khaled al Habassi, conseiller du secrétaire général de la Ligue Nabil Elarabi, l’organisation travaille « à unir l’opposition autour d’un projet d’avenir pour la Syrie pendant la période de transition ».

    La réunion de jeudi a eu lieu dans un faubourg du Caire et non au siège de la Ligue qui est situé place Tahrir, occupée depuis vendredi par des milliers de manifestants hostiles au pouvoir des militaires égyptiens.

    Aucun état membre n’aurait émis d’objection au sujet du communiqué.

    La proposition française d’une zone de protection des civils n’a pas été abordée, a-t-on appris de sources diplomatiques. « Il y a une communication entre la France et la Ligue arabe mais la proposition n’a pas été évoquée durant la réunion », a dit un diplomate.

    L’idée de créer des « zones sécurisées pour protéger les populations civiles », émise mercredi par le chef de la diplomatie française Alain Juppé, marque une nette évolution de la position des puissances occidentales, rétives à toute implication directe dans la crise syrienne.

    De source diplomatique occidentale, on précise que le plan français prévoit de relier des zones habitées aux frontières turque et libanaise à la côte méditerranéenne ou à un aéroport. Ces corridors humanitaires permettraient d’approvisionner la population en vivres et en médicaments.

    Ayman Samir, Dina Zayed; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

  11. joska dit :

    A quand la révolution des soit disant minorités dans ces pays là? La roue tourne et les têtes vont se levées! Allah ouagarh! Vivement qu’ils ferment un peu leur robinets à venin ou qu’ils s’auto-piquent!

  12. Syrienne Libre dit :

    « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » en ce qui concerne le Qatar, où la famille régnante, forte de la prospérité ambiante, ne recontre pas d’opposition sérieuse.  »

    Je me demande si on peux parler « d’opposition », puisque ceux qui subissent les injustices sont les travailleurs immigrés pauvres.
    Malheureusement, ils n’ont pas leur mot a dire, il viennent travailler, , logent dans de mauvaises conditions, consomment le minimum pour envoyer l’argent a leur famille.
    Les inégalités sont édifiantes.
    Les Qataris, eux, ont tout a être enviés…

    Vous parlez des conditions des minorités religieuses ou des immigrés, mais en Syrie, c’est une grande partie de la population qui subit les injustices…

  13. Hamed dit :

    Iran: le bouclier anti-missile de l’OTAN en Turquie sera les « yeux d’Israël »
    2011-11-25 01:05:40 xinhua
    Le président de la Commission de politique étrangère et de sécurité nationale du Majlis iranien (parlement), Alaeddin Boroujerdi, a déclaré jeudi que le plan de l’OTAN visant à établir un système de défense anti-missile en Turquie sera les yeux d’Israël sur les pays de la région, a rapporté Press TV.

    « Le système de radar ou de missile de l’OTAN en Turquie est en réalité les yeux d’Israël dans la région et cela n’aidera pas la sécurité de la Turquie et des pays de la région », a indiqué M. Boroujerdi.

    Le radar de l’OTAN en Turquie a pour objectif de renforcer la surveillance du régime israélien sur le Moyen-Orient, a souligné M. Boroujerdi, selon Press TV.

    Les officiels iraniens demandent à la Turquie de se retirer de ce projet visant à déployer un système de bouclier anti-missile de l’OTAN sur son territoire.

    D’après les médias, un système de radar d’alerte de l’OTAN sera déployé en Turquie d’ici la fin de cette année et sera utilisé pour traquer les missiles lancés depuis l’Iran.

  14. Hamed dit :

    D`apres ce site l`escalade continue, il apparait clairement que la Russie a envoye six navires armes de missiles et systemes radars antimissiles, j`ai lu rapidement les artciles en lien hypertexte (etrangere peut surement confirme dans le detail). Une info qui complete tout ceci est le conseil aux francais de quitter la syrie immediatement donne il y a deux jours.

    La Russie arme la Syrie avec des missiles pour se défendre contre une attaque de l’OTAN,

    et avertit qu’elle ne tolèrera pas que les puissances occidentales franchissent une certaine “ligne rouge”

    Par Paul Joseph Watson

    Le 24 Novembre 2011 / Url de l’article original:

    http://www.infowars.com/russia-arms-syria-with-missiles-to-defend-against-nato-attack/

    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

    _________________________

    Nous savons maintenant ce que ces six navires de guerre russes qui sont apparemment entrés dans les eaux territoriales syriennes transportaient. Au-delà de la démonstration de force afin de décourager les puissances de l’OTAN de lancer une attaque militaire, il y avait à bord de ces navires des techniciens experts russes prêts à aider Damas à déployer un système de défense par missiles sophistiqué que Moscou leur a vendu.

    ***************************

    “Les navires de guerre russes qui ont atteints les eaux syriennes ces derniers jours transportaient entr’autre, des conseillers techniques russes qui ont aidé les Syriens à installer tout un réseau de missiles S-300 que Damas avaient reçu ces dernières semaines, dit un article dans le journal de langue anglaise basé à Londres Al Quds-Al Arabi ce Jeudi.

    Citant des sources en Russie et en Syrie, l’article dit que Moscou voit une attaque occidentale sur la Syrie comme “le dépassement d’une ligne rouge qui ne pourrait être toléré”, rapporte Arutz Sheva.

    Les missiles S-300, qui d’après le rapport seront utilisés pour “contrer une attaque possible par l’OTAN ou par les Etats-Unis et l’Union Européenne”, sont des missiles à longue portée sol-air développées en Russie en 1979 dans le but de protéger les bases industrielles et militaires d’une attaque ennemie par voie aérienne ou par missiles de croisière.

    Le système est regardé comme étant un des systèmes de défense anti-aériennes les plus puissants au monde ayant la capacité de détecter et de suivre plus de 100 cibles et d’en engager 12 simultanément. La Russie essaya récemment de vendre ce système à l’Iran mais la transaction fut arrêtée à cause de pressions de la part des Etats-Unis et d’Israël.

    L’armement de la Syrie avec ces moyens extrèmement efficace de défense anti-aérienne n’est pas de bonne augure dans la perspective de la planification d’une “zone de restriction aérienne” par les puissances occidentales.

    Des rapports circulant cette semaine ont dit que des avions de combat turcs et d’autres états arabes entreraient bientôt l’espace aérien syrien sous couvert d’une cause “humanitaire” avec l’appui logistique des Etats-Unis.

    “Avec les missiles, le rapport dit que la Russie a installé des systèmes de détection radar très avancés dans toutes les installations militaires et industrielles clef de la Syrie.

    Le système radar couvre également les zones au nord et au sud de la Syrie, où tout mouvement de troupes et d’engins aériens vers la frontière syrienne sera détecté.

    Les cibles radar incluent également la plupart du territoire d’Israël ainsi que la base militaire turque d’Incirlik qui est utilisée par l’OTAN”, dit le rapport.

    Le ministre des affaires étrangères français Alain Juppé a assuré hier les forces d’opposition syrienne que les puissance de l’OTAN planifient une intervention militaire en imposant un “couloir humanitaire ou des zones humanitaires” au nom de la protection des civils des soi-disant abus du régime Al-Assad.

    La possibilité de voir des attaques aériennes se déclencher contre la Syrie sous couvert de “cause humanitaire” devient de plus en plus probable considérant le fait que le porte-avion américain George H.W. Bush vient d’être positionné près des côtes syriennes ces derniers jours, après avoir quitté son poste traditionnel juste à l’écart du détroit d’Hormouz.

    Les tensions ont subi une autre hausse hier après que l’ambassade des Etats-Unis à Damas ait sommé ses citoyens de quitter la Syrie “immédiatement”, alors que le ministre turc des affaires étrangères a dit à ses concitoyens d’éviter de voyager en Syrie lors de le retour d’Arabie Saoudite.

    Comme nous l’avons précédemment noté, attaquer la Syrie ne pourrait être qu’une entrée pour faciliter un assaut sur l’Iran car Téhéran a promis de défendre son allié.

  15. Hamed dit :

    Des infos sur les strategies otanesques et les options reelles qui leur reste : http://www.tdg.ch/armer-rebellion-option-etudiee-contre-damas-2011-11-24

  16. Nathalie dit :

    pas de rapport direct avec le sujet, mais juste pour le plaisir:
    Bush et Blair condamnés pour crime de guerre:
    http://www.youtube.com/watch?v=NxHMvlnU2WE

    même si cela ne sert à rien , ça fait bien plaisir!

  17. Hamed dit :

    Un site qui rappelle quelques evidences sur les pays de la region (Syrie, Israel, koweit, Arabie saoudite etc….), et sur l`ensemble des pays dans le monde. Il est dommage toutefois que les statistiques de 2011 ne soient pas encore disponibles pour l`ensemble des indices, surtout du point de vue des reformes engagees par le pouvoir syrien.

  18. l'ingenue dit :

    Maintenant la ligue hébraïque donne des ultimatums à la Syrie.On croit rêver
    Ils veulent envoyer des espions pour protéger non pas les pauvres civils qui manifestent ,mais plutôt pour protéger les mercenaires armés .. En claire on demande aux soldats Syriens de se laisser tuer sans réagir. Et laisser la population otage des groupes armés

    • joska dit :

      Cette révolution ne reflète pas une demande de démocratie mais elle faite pour placer la loi islamique, un gouvernement islamique à la solde des sionistes et des euro-turco-américain sans oublier ces chiens de la ligue arabe qui s’associent et se trahissent à corps perdu et tout azimut

  19. L'étrangère dit :

    Beauté de la langue et de l’âme… un moment de « poésie » à offrir à ceux qui se sont égarés.
    http://www.youtube.com/watch?v=EcwLT_jslls&feature=related
    قصيدة هزت الوطن العربي – تبت أيديكم يا حكام أمتنا

  20. ourika dit :

    tous devant the war criminals trial de Kuala Lumpar: certains déjà condamnés(Blair et Bush) pour les faits mensongers montés contre l’Irak, d’autres en attente pour les mêmes crimes avec des faits montés de toute pièce avec les mêmes principes mensongers, d’autres pour complicité pour ces mêmes mensonges (ceux de la Ligue Arabe), et enfin les derniers(les mêmes que ceux de la Ligue Arabe) pour les mêmes war criminals mais occultés par les précédents.
    Ceci est écrit dans l’esprit du « Free Mind and Free World » qui a l’air d’être oublié dans notre monde du web.
    Bref, au Moyen Orient, y aura plus beaucoup de monde sans poursuites pénales!

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