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Un de nos lecteurs nous signale une intéressante interview de l’ex-Premier ministre libanais Omar Karamé parue dans  le  quotidien L’Orient-le-Jour, en s'excusant de son caractère "hors sujet". Mais non, compte tenu des liens historiques et géographiques qui associent, plutôt pour le pire que le meilleur ces derniers temps, le Liban et la Syrie, compte tenu aussi des récents incidents survenus au Nord Liban et de l'affaire non encore résolue des 11 chiites libanais kidnappés, nous pensons que cet entretien est [...]



Liban : Omar Karamé accuse l’opposition libanaise d’irresponsabilité

Par Louis Denghien,



Omar Karamé tire la sonnette d'alarme : la patrie libanaise est en danger !

Un de nos lecteurs nous signale une intéressante interview de l’ex-Premier ministre libanais Omar Karamé parue dans  le  quotidien L’Orient-le-Jour, en s’excusant de son caractère « hors sujet« . Mais non, compte tenu des liens historiques et géographiques qui associent, plutôt pour le pire que le meilleur ces derniers temps, le Liban et la Syrie, compte tenu aussi des récents incidents survenus au Nord Liban et de l’affaire non encore résolue des 11 chiites libanais kidnappés, nous pensons que cet entretien est au contraire tout à fait dans le vif de notre sujet syrien.

Le Liban « sur la voix de la destruction »

Héritier, comme nombre de dirigeants politiques libanais, d’une puissante famille – sunnite en l’occurrence – Omar Karamé (78 ans), qui dirigea le gouvernement de 1990 à 1992 et de 2004 à 2005, est une figure patriarcale de la vie politique libanaise. Fils d’un ancien Premier ministre, il est encore le frère d’un autre Premier ministre libanais, Rachid Karamé, assassiné il y a 25 ans ! C’est à l’occasion de cet anniversaire funèbre que s’exprime sur la situation actuelle difficile de son pays ce membre de l’actuelle coalition au pouvoir, dite « du 8 Mars » et réunissant des formations proches de Damas comme le Hezbollah, le mouvement chiite Amal, le CPL du général chrétien Aoun ainsi que d’autres partis chrétiens (le Marada regroupant les fidèles de feu Soleimane Frangié et le Tachnag représentant  la communauté arménienne) et des formations druzes (Arslan, Wahhab, Aridi) sans oublier des  partis laïques frères de partis syriens tels que les nationalistes arabes du Baas et du PSNS. Karamé animant lui-même le « Rassemblement national« , regroupant des personnalités pro-syriennes.

Fait notable – qui traduit sans doute d’ailleurs le niveau élevé d’inquiétude sur la fragilité de l’équilibre libanais, fort secoué par la crise syrienne – Omar Karamé s’exprime donc dans les colonnes de L’Orient-Le Jour, le grand média de l’opposition « pro-occidentale » libanaise, dont la ligne éditoriale est plutôt à l’opposé des positions défendues par Karamé et ses amis. Mais on l’a dit, par son expérience, son âge et aussi la surface sociale et historique de sa famille, Omar Karamé fait partie du petit cercle des politiciens écoutés, voire respectés par tous au Liban.

C’est un geste concret de dialogue national qu’on ne peut que saluer d’autant que dans cet entretien le dirigeant sunnite pro-syrien ne mâche pas ses mots à l’égard de ses adversaires de la coalition d’opposition – dite, elle « du 14 Mars » – et qui, comme on le sait peut-être, rassemble trois composantes principales, le Courant du Futur de l’ex-Premier ministre, libanais (et séoudien) sunnite, Saad Hariri, les Forces libanaises du chrétien Samir Geagea et l’historique Parti Kataeb – phalangiste chrétien – d’Amine Gémayel, qui tous ont en commun, encore qu’à des degrés inégaux, le rejet de la Syrie et de son gouvernement.

Eh bien Karamé dit craindre aujourd’hui, à l’heure où des groupes radicaux sunnites alliés à des exilés syriens de l’ASL ont multiplié les incidents sanglants et les provocations, à Beyrouth comme à Tripoli et dans le nord du pays, pour la paix et l’avenir du Liban. Le sunnite opposé à Hariri et aux fondamentalistes, lui-même originaire de Tripoli, déclare même que le pays « est sur la voix de la destruction », incriminant les conditions posées par les hommes du 14 Mars à un éventuel dialogue national.

Le jeu dangereux de MM. Hariri et Gegea

De quoi s’agit-il ? Suite aux graves incidents ayant ensanglanté le mois dernier Tripoli, et ayant essaimé dans tout le Nord Liban et jusqu’à Beyrouth, et opposant des groupes armés de radicaux sunnites et de l’ASL syrienne appuyés politiquement par Hariri et consorts, à des formations pro-syriennes (pas uniquement à recrutement alaouite), suite encore à l’émotion causée chez les chiites  par l’enlèvement le 22 mai près d’Alep de 13 pèlerins chiites libanais par un groupe se réclamant de l’ASL, (otages dont on avait annoncé la libération mais qui se trouveraient aujourd’hui encore détenus en Syrie), l’armée a dû se déployer en force, les grands dirigeants politiques ont appelé leurs partisans au calme et le président de la République Michel Sleiman a appelé, lundi dernier, à la relance du dialogue national, lors d’une réunion prévue pour  le 11 juin prochain, à 11 heures, au palais présidentiel de Baabda.

Au menu de ce dialogue figurent notamment « la stratégie nationale de défense », débat portant sur le rôle de l’armée libanaise, et « tout le dossier des armes », c’est-à-dire celles qui circulent entre factions à travers le pays, mais aussi celles qui passent en Syrie pour aider les rebelles, sans parler de l’équipement de la milice du Hezbollah, dont les hariristes réclament le désarmement.

Or l’opposition pro-américaine – et anti-syrienne – tout en appuyant l’initiative présidentielle, a exigé la démission du gouvernement pro-syrien – ou neutre – de Najib Mikati, qui a succédé au gouvernement Hariri en juin 2011. Samir Geaga, chrétien mais surtout extrémiste anti-syrien, a déclaré le 31 mai qu’il exigeait comme préalable la fin d’un gouvernement qu’il décrit comme « associé sans détour au régime syrien« . Bref Geagea et Hariri – Gémayel est beaucoup plus circonspect et modéré – veulent clairement prendre leur revanche politique intérieure en renversant le gouvernement Mikati, et par là-même ils comptent bien toucher par ricochet Bachar al-Assad. Il est tristement significatif que Geagea ait donné la primeur de son analyse à l’ambassadeur américain à Beyrouth Maura Connelly.

On le voit, dans la crise libanaise, les camps et les alliances sont assez clairement définis. Mais en soutenant ouvertement des groupes de barbus fondamentalistes bien indifférents à la stabilité et à l’unité du Liban et qui sont dans une logique de guerre sainte non seulement contre l’État syrien mais aussi le Hezbollah, les Hariri et les Geagea jouent avec des allumettes au-dessus d’une poudrière. Saboter un processus de dialogue national – au point mort depuis 2010 – et alors que la situation est de plus en plus tendue depuis le début de l’année, ce n’est pas une attitude responsable ni patriotique – mais bien digne il est vrai de celle du CNS  que Hariri et Gegea soutiennent.

Et c’est bien ce que leur reproche Omar Karamé, qui appelle  les responsables libanais à résoudre la crise qui ronge le pays, avant de vider leurs vieilles querelles. Évoquant les critiques dont l’armée libanaise a été l’objet, de la part de l’opposition, après la mort, le 20 mai dernier, du cheikh sunnite radical Ahmad Abdel Wahed qui avait, selon la thèse militaire, tenté de forcer un barrage à Koueikhat, dans le secteur sensible du Akkar (Liban-Nord, sur la frontière syrienne), M. Karamé a déclaré : « C’est notre devoir comme politiciens d’être les premiers à défendre le rôle de l’armée et son unité. » En clair, pas de remise en cause du rôle et des responsabilités de l’armée, à la fois garante et expression – dans sa composition – de la diversité libanaise.

Karamé n »oublie cependant pas de régler certains comptes : il appelle la justice libanaise à revoir la loi d’amnistie en faveur de Samir Geagea, qui a été accusé de l’assassinat de Rachid Karamé en 1987. Au Liban, l’ancien sang versé peut facilement appeler de nouvelle effusions. Raison de plus pour calmer le jeu, penser d’abord à la paix et au maintien des équilibres, au Liban et dans toute la région. De ce point de vue, la comparaison entre les attitudes du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et de celui du Courant du Futur Saad Hariri n’est quand même pas à l’avantage du second.

 

Hariri & Geagea : périssent le Liban et toute la région pourvu que Bachar et ses amis soient abattus..

Ci-dessous le lien vers l’article de L’Orient-Le Jour :

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/761760/Omar_Karame_%3A_Le_Liban_est_sur_la_voie_de_la_destruction.html



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40 commentaires à “Liban : Omar Karamé accuse l’opposition libanaise d’irresponsabilité”

    • joska dit :

      Loubnan, merci pour le lien mais dans le cadre vidéo de géostratégie, il y a une rubrique: 5 question de Thierry Meyssan, à voir car très intéressant

      • Syrien. dit :

        question: sakare tamé est-il de l’arabe ? Non, donc tu n’est pas syrien mais une sorte de noir africain.

        • kegan dit :

          Quel qu’un peut m’explique ce qu’essaye de dire ce niaiseux?

          Syrien niaiseux c’est bien vous qui avez sorti cet enigmatique « sakare tamé » que Joksa a corrigé par « saker temmak » (d’ailleurs bravo à lui, moi je n’y états pas)!!

  1. jibril dit :

    Louis, merci de corriger dans votre texte:
    …dans cet entretien le dirigeant chrétien pro-syrien…
    chrétien en sunnite.

    • Mohamed Ouadi dit :

      Nasrallah aux ravisseurs des libanais !

      Nous réaffirmons la responsabilité de l’Etat dans la résolution de cette question, et nous, nous apportons notre aide.
      Pour terminer, je touche un mot aux ravisseurs, vous avez dit hier que vous n’avez pas de problème avec la communauté, bien, vous devez prouver cela. Ceux là sont des visiteurs, des innocents, ils doivent revenir à leurs familles.
      Si vous avez un problème avec moi, il y’a plusieurs moyens et voies pour résoudre ce problème. Il y’a plusieurs méthodes, plusieurs niveaux, je ne vais entrer dans les détails.
      Vous voulez qu’on tranche avec la guerre, soit, avec la paix et l’amour soit également, c’est comme vous voulez. Si vous avez un problème avec moi, ou avec Hizbollah, ou avec Hizbollah et le mouvement Amal, ou avec une partie politique au Liban qui a une position sur les évènements en Syrie, laissez la question des innocents de côté, et venez régler votre problème avec nous. Mais que vous preniez des innocents en otages, pour résoudre votre problème, abstraction faite de son caractère et de sa signification, c’est une grande injustice et vous devez vous en abstenir.
      Notre cœur se déchire pour la Syrie, comme c’est le cas pour tout syrien, pour la Syrie, sa dignité, sa position, sa force, sa prospérité, sa sécurité, sa stabilité. Certes, nous pouvions diverger avec d’autres, au Liban et à l’extérieur du Liban, dans l’approche, dans la compréhension de ce qui se passe, et la lecture des faits, et les dessous, et les objectifs et les interférences, et c’est notre devoir que nous exerçons.
      http://www.youtube.com/watch?v=9orHcc4kAKM

      • Syrie.Eternelle-سوريا.خالدة dit :

        Et, pendant que les autorités légitimes de Syrie font front aux takfiri-wahhabi-qatari-tsahalistes, la colonisation de la Palestine se poursuit, les Syriens du Golan restent isolés et les FINKELO-BHListes continuent d’intoxiquer les Français de leurs objurgations ultrasionistes, avec la complicité de la majorité des acteurs du PAF et de la presse.

  2. Mohamed Ouadi dit :

    Hassan Nasrallah aux ravisseurs des libanais et à leurs soutiens :
    Si vous voulez la guerre, nous sommes prêts !

  3. Mohamed Ouadi dit :

    Des faits loin d’être fortuits !?

    BHL a été au nord Liban, et à Homs pour « imposer l’unité des groupes armés de l’opposition syrienne », c’est ce qu’ont rapporté des informations, qui se sont interrogés sur la relation entre cette visite et le « rapt » des pèlerins libanais aux lieux saints en Iran. http://www.infosyrie.fr/re-information/a-propos-de-laffaire-piccinin/#comment-47995 Au même moment Piccinin lance sa bombe sonore, diabolisant, dans un revirement de 180 °, le régime syrien, et appelant à une intervention humanitaire armée contre la Syrie. Aussitôt les médias, les chancelleries et les dirigeants « pas du tout amis de la Syrie », escaladent et battent leurs tambours de guerre. BHL encore lui, exhorte le tout frais président français à reprendre le flambeau de la guerre humanitaire contre la Syrie.
    Au milieu de ces menaces et de ces bruits de bottes, vient s’étaler, un évènement grave, vendredi 25 mai, des groupes armés de l’ASL, qui auraient accueilli le diabolique BHL, commettent des massacres horribles, à la façon Kosovar, à la plaine de Houla, contre des familles partisanes du régime, filmés et promptement et largement médiatisés, à trois jours de la réunion du Conseil d’(in)sécurité, et à la veille de la visite de Kofi Annan en Syrie.
    Ce fut là l’occasion tant attendue, depuis 15 mois, pour faire plier les positions russe et chinoise au CS, et obtenir l’aval de régler enfin son compte à cette Syrie ferme et imposante, sur l’autel de la « néo-démo-crassie » printanière islamiste. Dans la foulée, et au moment où Annan entre dans le bureau du président Assad pour s’entretenir avec lui, du plan onusien de sortie de crise, ces capitales occidentales escaladent leurs guerre diplomatique en expulsant les ambassadeurs syriens de leurs pays, une décision sans importance et sans conséquences, puisque les relations sont déjà rompues, si ce n’est pour s’en servir pour déséquilibre Assad devant son hôte onusien, ou comme une bombe sonore pour exercer des pressions sur Annan pour annoncer le deuil de son initiative.
    Mais les russes et les chinois, et bien sûr les syriens, sont là …. Imperturbables !

    • Syrie.Eternelle-سوريا.خالدة dit :

      Qui finance BHL?
      Avec quel passeport se rend-il au Liban et en Syrie?, ou ailleurs?
      Quand la justice de France condamne le mercenaire Bob DENARD, quel est l’attitude des pouvoirs publics à l’égard d’un incendiaire oeuvrant dans l’intérêt d’Israël, contre un pays qui n’est pas en état de guerre avec la République?
      Sans doute, on ferme les yeux, comme cela a été le cas quand les tueurs du Mossad qui ont assassiné par strangulation un palestinien, ont utilisé un passeport Français.
      Comment on appelle ces comportements?

  4. سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

    Pour comprendre les ressorts profonds des deux personnages, Saad HARIRI et Samir GEAGEA, il faut revenir à leurs sources originelles.

    Saad, est l’un des trois enfants qu’eut Rafiq HARIRI avec une première épouse dont il « divorça » pour qu’elle puisse « épouser » un roi d’Arabie.

    Il a deux de nationalités : séoudienne, beaucoup, et libanaise un tout petit peu. La fortune de la famille HARIRI est due aux faveurs des rois d’Arabie.

    Samir GEAGEA, quant à lui, a été un sérial-tueur, avec ses Forces Libanaises, de personnalités libanaises de toutes confessions.

    Avec Bachir GEMAYEL, il a été l’allié principal d’Israël, et l’un de ses exécutants les plus « productifs ».

    Amnistié pour des raisons politiques, sur initiative parlementaire, il a été libéré de prison après plusieurs années d’incarcération au Liban.

    C’est à lui qu’Alain JUPPE, le soi-disant « gaulliste » de « conserve périmée » a écrit récemment une lettre où il l’assure de sa considération distinguée et de son amitié……..Jusqu’où va le déshonneur !

    • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

      Que je sache, aucun asassinat n’est à imputer à Monsieur Hassan NASRALLAH.

      L’assassinat de Rafiq HARIRI, dont les auteurs sont très vraisemblablement liés aux Ultra-Sionistes-Associés, a servi à ceux-ci, à contraindre la Syrie à quitter le LIBAN, laissant le champ libre aux agents d’Israël et des Etats-Unis.

      Et on en voit les conséquences aujourd’hui.

      Tout l’effort du Hezbollah (qualifié de terroriste, mais qui terrorise-t-il ?) est consacré à la résistance à Israël.

      Cela déplait à nos politiciens et aux maîtres des médias.

      • BWANE dit :

        Hariri a été assassiné par les sionistes.

        • sowhat dit :

          pas sûr

          Hariri a été assassiné par Hariri … dit la rumeur

        • Syrien. dit :

          c’est ce que dit la propagande syrienne., mais c’est faux. hariri a été assasiné par le régime syrien comme dernier outil pour garder le contrôle au Liban avant d’être obligé de quitter le pays avec les militaire. hariri était la seule opposition bien organisé au liban et Bachar avait de la pression sur les soldats syriens au liban.

          Tuer hariri a été la seule solution pour garder son contrôle(via le hezbollah).

          • Syrien. dit :

            Ceci est une hypothèse, car il est vrai que cette histoire demeure assez floue.

          • kegan dit :

            Une argumentation aussi maladive dans sa forme que dans son fond
            Je ne vais pas contre argumenter ça va me rendre malade aussi;

            Mais si c’est floue, c’est floue !! Rien ne vous permet donc de sortir autant d’ineptie et donc « sakare tamé » (MDR)!!

          • sowhat dit :

            « la propagande syrienne »

            faux : la propagande syrienne – si propagande il y a – n’a rien dit à ce sujet. Farok el Caherh avait juste dit que si la vérité était révélée sur la Syrie cela pourrait metttre le Liban à fu et à sang.

            Hariri le père ne servait plus à rien précisément parce qu’il ne représentait aucun danger pour la Syrie.

          • Syrien. dit :

            Si tas rien à dire, dit rien.

          • sowhat dit :

            prière de lire

            « Farouk el Chareh avait juste dit que si la vérité était révélée sur le meurtre de Hariri » …

          • Byblos dit :

            Étrange! L’assassinat de Hariri a eu pour conséquence quasi IMMÉDIATE de faire sortir les troupes syriennes du Liban. À noter qu’elles étaient entrées avec la bénédiction de Bush père en échange de leur participation à la première invasion de l’Iraq.

            De la même façon, des meurtres atroces commis en Syrie sont attribués au gouvernement légitime de la Syrie et conduisent la «communauté internationale» (mon oeil) à exiger la démission du Président el Assad.

            N’y a-t-il pas là un manque d’originalité? Cette «fabrication à la chaîne» ne porte-t-elle pas la signature des inventeurs du «taylorisme»?

            Il faudra bien se demander un jour À QUI PROFITE LE CRIME.

        • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

          Encore une fois, je conseille de lire « Le Grand Retournement » de Richard Labévière, pour comprendre le complot contre la Syrie, avec des précisions sur les enquêteurs du « TSL », « Tribunel Spécial pour le Liban », proches du MOSSAD.

          L’assassinat de Rafiq HARIRI a profité exclusivement à Israël et à ses complices Ultra-Sionistes-Associés.

  5. Cécilia dit :

    S.Nasrallah aux kidnappeurs:

    Relâchez les Libanais, et nous traiterons avec vous

    Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a indiqué que l’affaire des Libanais kidnappés en Syrie est une question qui relève de la responsabilité de l’État libanais, assurant que le rôle du mouvement Amal et du Hezbollah est de l’y aider dans cette responsabilité.

    S’adressant aux kidnappeurs, dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion de la commémoration de souvenir du décès du précurseur de la révolution islamique en Iran, l’Imam Khomeiny, organisée par l’ambassade iranienne au Liban, il dit : « vous avez dit que vous n’avez pas de problème avec aucune des communautés. Vous devez alors le prouver. Ces fidèles libanais doivent retourner chez leurs proches ».

    Et d’ajouter : « si vous avez un problème avec moi, il y a plusieurs moyens et niveaux pour traiter, vous voulez par la guerre, ce sera par la guerre, par la paix ce sera par la paix, par l’amour ce sera par l’amour. Comme vous voudrez. Si votre problème est avec moi, avec le Hezbollah, avec Amal, mettez de côté les innocents, ne les prenez pas en otage, et venez à nous pour le résoudre. Mais le fait de prendre des innocents comme otages est un grand crime auquel vous devez mettre un terme».

    A noter que des medias arabes ont divulgué ces derniers temps que les kidnappeurs exigent des excuses de la part du numéro un du Hezbollah, pour le discours qu’il a prononcé le 25 mai dernier, lorsqu’il était convenu que les kidnappés soient relâchés.

    Dans son discours, Sayed Nasrallah a mis l’accent sur la nécessité que le Liban dispose d’un État puissant et juste qui puisse maitriser sa situation sécuritaire qui se dégrade et sa situation économique.

    Il a suggéré la tenue d’une conférence constituante élue par le peuple libanais, qui regroupe toutes les factions politiques, syndicales et sociales au Liban pour s’entendre sur les édifices de cet État.

    Les principales idées du discours

    Aujourd’hui, nous sommes réunis pour commémorer le départ de notre cher imam Khomeiny

    Avant de rentrer dans ce sujet, nous devrions nous souvenir d’autres évènements majeurs qui ont eu lieu en ce mois : la Naksa qui a eu lieu le 5 juillet 67, et l’invasion du Liban par l’ennemi sioniste le 6 juin, au début les Israéliens l’appelaient ainsi, par la suite, après la guerre de juillet 2006, ils l’ont baptisée la première guerre du Liban, et celle de juillet, la seconde…

    Ces deux occasions nous appellent à tirer les leçons et à profiter de toutes les expériences, de leurs souffrances et joies, de leurs réalisations et leur déceptions, de leurs aspects positifs ou négatifs. D’autant plus que cette bataille n’est pas encore terminée, la Palestine est toujours sous occupation, que les lieux saints sont encore envahis, que des millions de Palestiniens sont encore chassés de leur patrie, des milliers qui sont encore en prison, alors que des milliers de dépouilles des martyrs palestiniens se trouvent encore dans les cimetières israéliens numérotés

    C’est l’occasion pour se rappeler la scène toute récente des 71 dépouilles des martyrs palestiniens que les Israéliens viennent tout juste de restituer à Gaza et en Cisjordanie : ceci nous inspire tristesse et fierté en même temps : de la tristesse en raison de la férocité de cet ennemi qui capture même les cadavres des milliers de martyrs pour humilier ce peuple ; et de la fierté par ce qu’elle met la lumière sur une longue étape de l’histoire palestinienne pleine de courage de bravoure de sacrifices et nous incite à poursuivre la résistance, les opérations de qualité, et toutes les formes de lutte…

    Ceci nous rappelle aussi les dépouilles de nos martyrs libanais qui sont encore dans les cimetières numérotés et le destin de disparus libanais dont le sort n’a pas encore été élucidé

    trong><sConcernant l’invasion du Liban, nous nous rappelons que l’occupation israélienne des terres libanaises persiste encore, en l’occurrence celle des hameaux de Chébaa.

    L’Imam : le planificateur de la révolution et le fondateur de l’État

    De retour à notre imam, nous savons qu’il a d’innombrables qualités: il est le fakih (expert en jurisprudence islamique), il est le sage, le rénovateur, le Aref (l’expert en gnose)…
    Certaines de ses qualités relèvent de son caractère, d’autres ramènent à ses actions, à son influence sur le cours de l’histoire de l’humanité et ce qu’il a fondé pour l’avenir

    Nous n’en signalerons que deux d’entre elles :

    La première de ces qualités est qu’il est le déclencheur de la révolution islamique populaire laquelle s’est achevée par l’abolition du régime du chah, qui était le policier du golf, pour le compte des Américains et l’allié stratégique d’Israël…
    En second, il a été aussi le fondateur de la république islamique

    Concernant sa première qualité, le déclencheur de la révolution islamique, sachez que c’est lui qui a été le premier à en appeler à la révolution au début des années 60. Cette révolution a commencé avec un seul homme, lequel appelait dans ses discours les gens à s’éveiller et lutter… certains de ses adeptes, compagnons et amis l’ont soutenu et l’ont suivi …
    De plus, il a été le premier à supporter les conséquences de ces appels à la révolution en subissant les menaces à sa personne, son extradition, le martyre de son fils, la persécution…
    Ses étudiants et compagnons ont eux aussi été persécutés, emprisonnés, tués, torturés…
    C’est lui qui a commandé et guidé cette révolution et réalisé ce changement de taille qui exprime le summum du courage et de la bravoure, lequel s’est traduit aussi par sa décision de prendre l’avion de Paris vers Téhéran, malgré les dangers qui le guettaient, et l’éventualité que son avion fut bombardé.
    C’est lui a déclenché cette révolution et c’est lui qui l’escorta jusqu’à sa victoire

    Le jour viendra où seront dévoilés au grand jour le rôle décisif et l’impact de l’imam Khomeiny dans toutes les transformations qui ont lieu dans notre région ces temps-ci et son rôle fondateur dans le conflit et les mouvements des résistance et leur victoire…

    La deuxième de ses caractéristiques est qu’il est le fondateur de la république islamique. Tout le monde sait que la destruction est plus facile que la construction. Beaucoup peuvent réussir dans la première, et échouer dans la seconde.
    J’avais évoqué dans le passé l’importance du peuple dans les révolutions
    Aujourd’hui je veux parler de la nécessité de réussir dans l’édification de l’État. C’est l’échéance qu’auront à affronter les peuples arabes qui ont plus ou moins réalisé leur révolution après avoir renversé les régimes au pouvoir et qui se mettent à édifier l’État. C’est la chose la plus importante et la plus grave. Parviendraient-ils à le faire ?

    Dès le début, l’Imam avait sa propre approche idéologique et dogmatique dans l’édification de l’État… Dans la pensée islamique, il existe une partie consacrée au pouvoir, à la gouvernance, au prince, au calife ou à l’Imam. Elle perçoit ceci comme une besoin existentiel des sociétés humaines, comme un besoin inné, naturel, comme la nourriture, le sommeil, et qui n’a pas besoin d’être démontré…
    Oui ce qui est discutable c’est la nature et l’identité de cet Etat… les théories de pouvoir …

    Tout de suite après la victoire de la révolution le 11 février 1979, a été entamée l’opération de l’édification de l’État. L’Imam, ses amis et compagnons étaient tous mobilisés pour cette mission. Sa phase avait été mise au point car ils en avaient longuement discuté. Dès le début, la sagesse et la compétence furent tangibles, en ordonnant de préserver les institutions de l’État : l’armée a été sauvegardée, sauf les plus hauts gradés ont soit été jugés, soit ils se sont enfuis. Les administrations et les biens publics ont aussi été préservés. Seule la hiérarchie de la classe politique a été jugée ou s’est enfuie. Ce fut un principe que de préserver les biens de l’État. Nous nous souvenons les Iraniens qui faisaient de longues files pour rendre les armes et les documents qu’ils avaient confisqués

    Par la suite, pour en arriver à mettre en place les bases de l’État, l’imam a demandé au peuple d’élire un conseil formé d’experts en jurisprudence islamique, en droit, en économie, en politique etc…, chargés de mettre au point la constitution et il leur accorda un délai pour l’achever…

    À sa lumière, il a formé un gouvernement pour organiser une referendum sur la Constitution; par la suite il y a eu directement l’élection d’un président de la république… tout cela en moins d’un an.. Le tout en préservant toutes les institutions de l’État. Contrairement à ce qui s’est passé en Irak, qui est une toute autre affaire et dont je parlerai dans une autre occasion…

    Après un an et un mois, les élections législatives ont été organisées malgré les conditions difficiles que la révolution traversait aussi bien sur le plan interne qu’externe.
    Cette révolution a été un succès grâce à la popularité de l’Imam qui se traduisait par l’obéissance que lui vouaient les gens, sans qu’ils n’aient jamais à leur imposer quoi que ce soit…
    Les gens lui exauçaient ses demandes pour la confiance morale et politique qu’il leur inspirait. D’où la grandeur de cette révolution

    L’imam aurait pu dire que cette révolution est menacée de l’intérieur et de l’extérieur et que la situation ne permet pas ni d’élaborer une Constitution ni d’organiser un referendum ni des élections, et il aurait pu proclamer l’état d’urgence
    Mais jamais il n’a voulu faire ceci. Il voulait fonder un État qui avance, qui relève tous les défis et qui puisse joindre entre la civilisation islamique et la modernité. C’est pour cela qu’il a écrit dans son testament qu’il s’en va avec un cœur rassuré d‘avoir réalisé ce qu’il doit faire.

    L’exploit le plus important est son succès d’avoir fondé un État religieux et moderne, un État basé sur l’histoire et le présent, un État qui puise dans l’Islam et répond aux besoins contemporains, et fait face à tous les défis
    C’est un cas que les centres universitaires et de recherche devraient étudier et non de se contenter d’écouter les voix dissonantes, …, qui devrait être abordé d’une façon objective et non rhétorique…

    Nous devons aussi rappeler l’attachement de l’imam à la Palestine et à Jérusalem dès le début de la révolution et les premiers jours de la fondation de l’État. Aucun défi régional, aucune menace ne lui ont changé une seule lettre de sa position, parce que c’est une position de principe, une position dogmatique et stratégique et non sujette aux compromis et aux enchères politiques.

    Par ailleurs, l’imam a sans cesse appelé à l’unité des peuples, à leur complémentarité, entre les Musulmans eux-mêmes et avec les déshérités (Moustadaafines) sur terre. Il n’a cessé de rappeler le lien unificateur abrahamique entre toutes les religions célestes. Malgré la guerre qui fut déclenchée contre l’Iran, par Saddam Hussein, et avec le soutien des puissances occidentales et des régimes arabes, il n’a jamais changé ses principes.

    Des centaines de milliards de dollars ont été dépensées par ces régimes, alors que les populations arabes souffrent de famine, de pauvreté, d’analphabétisme, des maladies…alors que le peuple palestinien était réfugié et abandonné..

    Malgré tout ce que Saddam Hussein et ces régimes arabes ont fait, l’imam ne s’est rétracté d’aucun iota de ses principes sur l’unité entre les Musulmans et avec les déshérités.
    C’est dogmatique et idéologique, un principe lié à sa foi et sa piété, à son lien avec Dieu…
    Quand bien même la plupart des gouvernements arabes faisaient ce qu’ils faisaient, il aurait très bien pu tourner le dos à ce monde arabe, comme l’avait fait la Turquie d’Atatürk qui s’est tournée vers l’Occident.
    Mais l’imam n’a pas fait ceci.

    Le Liban et le défi de l’Etat: la priorité sécuritaire

    A l’heure actuelle, le principal défi dans les pays arabes est l’édification de l’État…c’est encore le cas au Liban aussi.

    Aujourd’hui, en 2012, le discours politique est le même chez les Libanais : nous voulons parvenir à l’État ce qui veut dire que nous n’avons pas encore édifié cet État.
    Depuis plusieurs années, nous tous sommes très préoccupés par les évolutions et les évènements. A vrai dire, nous travaillons en politique au jour le jour. Chaque jour porte son lot de problèmes..
    À cette occasion consacrée à l’imam, sortons un peu des menus détails et mettons-nous au sommet de la montagne, pour une meilleure contemplation.
    Que devons-nous faire au Liban, devons-nous rester dans cette marche interminable, alors que de plus en plus de gens croient sincèrement que le pays est au bord de l’effondrement ? Que faire ?

    Concernant nos priorités, si nous demandons au gens quelles sont-elles, ils vous en donneront deux : la sécurité, profondément altérée en raison des séquelles des évènements syriens, des évolutions régionales et du laxisme des institutions de l’État et en raison de l’incitation sectaire et confessionnelle. La situation sécuritaire difficile est aggravée par les vols, les enlèvements et autres qui empoisonnent cette situation.
    La deuxième priorité et préoccupation des gens au Liban est la situation économique, le niveau de vie… l’Imam Ali disait : deux bienfaits nous sont inconnus : la santé et la sécurité

    Que faire pour répondre à ces deux priorités

    Concernant la sécurité : certains medias et parties politiques tentent d’amplifier la dégradation de la situation sécuritaire, pour embarrasser les autorités et pour se charger de cette responsabilité. En bref, les expériences humaines, la science et le réalisme disent que la sécurité est un processus complet qui n’est pas exclusivement sécuritaire, qui a plusieurs aspects : culturel, éducatif, juridique, médiatique, politique, économique etc…
    Celui qui possède les éléments de ce processus est seulement l’État et personne d’autre.

    Toutes les tentatives des différentes parties qui ont essayé d’assurer toute de sortes de sécurités se sont soldées par un échec. Celles-ci peuvent assurer la sécurité de leur rassemblement, de leurs directions, mais il leur impossible de le faire pour leur société.
    Ceci relève de la responsabilité de l’État, l’État authentique et juste.

    Plus encore, le fait que les partis politiques ont pris à leur charge des missions de sécurité a un effet inverse et provoqué souvent des remous tribaux ou sectaires, jusqu’à mener à la guerre et à l’insécurité totale..

    S’agissant du sujet économique, il revient également à l’État de subvenir aux besoins de la société, en commençant par ceux qui sont vitaux jusqu’à la prospérité. Ce processus est lui aussi une opération complète qui nécessite le ralliement de plusieurs aspects juridiques, sécuritaires, culturels, économiques, éducatifs…

    Personne au Liban ne peut venir dire nous avons par exemple un problème au ‘Akkar seulement, ou à Baalbek seulement, ou au sud du Liban seulement ou à Beyrouth seulement…
    Personne ne peut résoudre les problèmes économiques d’une région à l’insu des autres
    Donc, seul l’État peut se charger de cette responsabilité.
    Si ce n’est pas lui qui le fait, personne ne peut le faire… dans le monde des puissances économiques, comme l’Union européenne, sont maintenant à genoux, comme la Grèce, l’Espagne, la Grande Bretagne, et le France aussi. Ces pays sont au bord de l’effondrement
    Cette question ne peut être résolue par un parti ou une organisation ni même par une coalition mais nécessite l’entraide de tous. Seul l’État peut le faire.

    La priorité de l’Etat au Liban

    Si nous voulons un Liban uni dans cette région qui fait face à la menace de division et qui puisse vivre en sécurité et résoudre ses crises économiques, administratives, nous avons besoin de l’état et de ses institutions.
    Mes paroles ne sont pas de la poésie, et nous inculquons à nos partisans cette culture dans nos réunions internes. Nous tous Libanais devons être entièrement convaincus que ce pays ne supporte ni fédéralisme ni division et que l’ambition la plus chère aux Libanais est un État efficace, un État national authentique, régi par la loi et non les sectarismes et le confessionnalisme…

    Nous devons avoir nos rêves et nos espoirs et savoir mettre au point un plan pour les réaliser
    C’est pour cela, concernant la politique défensive contre l’ennemi, et la préservation de la souveraineté nationale, nous prônons comme principe l’alliance entre l’armée, la résistance et le peuple.
    Or, lorsque nous allons nous rendre à la table de dialogue, au lieu de parler des résultats des problèmes, nous devons aborder ses causes et les moyens pour y remédier. Sachant que la solution n’est autre que l’édification de l’État. Les Libanais sont tous d’accord là-dessus.
    Ceci constitue l’essentiel de la pensée de l’imam Sayed Moussa Sadr

    La conférence constituante

    J’ai une proposition à faire pour la table de dialogue, c’est d’entamer une discussion sur les causes et sur la manière d’édifier un État authentique et fort au Liban
    J’en appelle aussi à organiser une conférence constituante nationale avec un conseil d’experts avant d’en venir à nous battre. Les libanais ont toujours dialogué alors que la bataille battait son plein. Aujourd’hui, la situation sécuritaire est encore possible, pourquoi ne pas organiser cette conférence constituante, en appelant par exemple à un vote populaire sur sa structure, non pas sur des bases sectaires et en lui accordant un délai de 6 mois, d’un an pour discuter de toutes les options.
    D’aucuns au Liban, lorsqu’ils parlent de l’État, ils proposent de faire appliquer à la lettre l’accord de Taëf, d’autres voudraient le remanier, d’autres plaident en faveur d’un nouveau contrat social.
    Il faut donc que les gens discutent entre eux sur les fondements de cet État, sinon nous resterons ainsi comme nous sommes, à vivre au jour le jour.

    En Iran cette république islamique a perduré en dépit de la perte d’une personnalité cruciale parce qu’elle a suivi un parcours juste.
    Mettons donc le Liban sur le bon chemin

    A l’occasion de cette occasion nous voulons aussi nous rappeler un grand homme d’État au Liban qui a été de grande stature, le martyr Rachid Karamé. Il a été un grand homme nationaliste et dont l’assassinat a provoqué un vide difficile à combler. Aujourd’hui, nous insistons pour renouveler notre solidarité avec sa famille et soutenons ses revendications (de rouvrir le dossier de son assassinat par les Forces libanaises, ndlr)

    Un mot aux familles et proches des Libanais kidnappés en Syrie: dès le premier moment nous nous sommes engagés sur certains points : nous avons demandé aux familles de garder leur sang-froid et de patienter et avons dit que ces kidnappés sont des citoyens libanais et qu’il incombe à l’État libanais la responsabilité de leur libération et que nous tous sommes disposés à l’aider. En effet, les différents responsables, à commencer par les présidents de l’exécutif et les ministres ont œuvré avec sérieux pour en arriver au dénouement de cette affaire
    Dès le début de cet évènement il y a eu certain quiproquo, mais il n’est dans l’intérêt de personne d’en parler aujourd’hui. peut-être en parlerons-nous dans le futur..
    Aujourd’hui nous réaffirmons la responsabilité de l’Etat et notre disposition à l’y aider. C’est lui qui est chargé de suivre les négociations le concernant.
    Il faut rendre hommage à la patience des parents et leur sens de responsabilité particulièrement aiguisée,…, face aux différentes formes de pression. Leur position est bien noble, ce qui n’est pas inattendu de leur part.
    J’en appelle de nouveau à garder le sang-froid et à donner plus de temps à l’État pour dénouer cette affaire….

    Et puis un dernier mot aux kidnappeurs : vous avez dit que vous n’avez de problème avec aucune des communautés. Vous devez alors le prouver. Ces fidèles libanais doivent retourner chez leurs proches.
    Si vous avez un problème avec moi, il y a plusieurs moyens et niveaux pour le traiter : si vous voulez par la guerre, ce sera par la guerre, ou par la paix ce sera par la paix, ou par l’amour ce sera par l’amour. Si votre problème est avec moi, avec le Hezbollah, avec Amal, mettez de côté les innocents et venez à nous pour le traiter. Mais le fait de prendre des innocents comme otages est un grand crime auquel vous devez mettre un terme.

    Oui nous avons une position sur la Syrie, nous en appelons à l’accalmie, aux réformes, à l’unité, et nos cœurs se brulent pour la Syrie, comme les Syriens. Nous sommes peut-être différents des autres dans notre lecture de ce qui se passe, c’est notre droit.
    J’implore Dieu de libérer tous les kidnappés le plus tôt possible et de nous accorder la sagesse et la patience

    http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66689&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

  6. Cécilia dit :

    Libanais enlevés en Syrie

    Les « Révolutionnaires d’Alep » détiennent les Libanais enlevés en Syrie (Jazeera)

    Deux des Libanais enlevés par l’opposition syrienneLe groupe des soi-disant « Révolutionnaires de Syrie-Province d’Alep », a affirmé jeudi détenir les 11 Libanais enlevés le 22 mai en Syrie, dans un communiqué diffusé par la chaîne satellitaire arabe Al-Jazeera.

    « Les Libanais kidnappés sont accueillis chez nous et se trouvent en bonne santé. Les négociations pour leur libération seront possibles quand (le chef du Hezbollah Sayed Hassan) Nasrallah se sera excusé pour son dernier discours », affirme le communiqué, en référence à son remerciement au président Bachar al-Assad qui a dépêché un avion pour évacuer les épouses et filles des Libanais kidnappés.

    « Notre problème n’est pas avec une communauté en particulier mais avec ceux qui participent à la répression de la révolte », a ajouté le groupe.

    La chaîne Al-Jazeera a par la suite diffusé des images de deux hommes kidnappées et les passeports d’autres.

    Un groupe d’une dizaine d’hommes libanais avait été enlevé le 22 mai dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, alors qu’ils rentraient en bus dans leur pays après la visite des lieux saints en Iran.

    Vendredi, les autorités libanaises avaient annoncé leur libération et leur retour imminent via la Turquie avant que cette dernière change d’avis et prétende que les 11 Libanais ne sont pas encore arrivés en Turquie.

    http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66569&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

    Cécilia dit :
    1 juin 2012 à 3 h 54 min

    Pèlerins libanais

    Le 22 mai, la ou les directions de l’ASL a nié sur des chaines libanaise at qatari comme al-Jazzera toute implication, elles ont même accusé le gouvernement syrien de cet acte criminel.

    Cependant, le 31 mai, un groupe baptisé Révolutionnaires de Syrie-Province d’Alep avec son chef, Abou Abullah al-Halabi, revendique en personne sur ces mêmes chaines leur enlèvement et exige que le leader du Hezbollah s’excuse d’avoir apporté son soutien à Damas pour les libérer, utilisant des mentions confessionnelles qui donnent la nausée.

    Il dit sur al-Jazeera qui a d’ailleurs publié leurs photos et leurs passeports:

    « Les Libanais enlèves sont chez nous et se trouvent en bonne santé. Les négociations pour leur libération seront possibles une fois que Hassa Nasrallah présente ses excuses pour son dernier discours », affirme-t-il tout en accusant Hezbollah de soutenir le « régime syrien » dans ses « massacres »selon ses dires.
    « Notre problème n’est pas avec une confession particulière », a ajouté cet Abou Abdullah qui se présente comme le porte-parole du groupe, un groupe inconnu jusque là.

    Il est à signaler que Hayat, une des pèlerins, a reconnu l’officier Ammar al-Wawi de l’ASL qui a donné les ordres, mais celui-ci l’a nié en affirmant qu’il n’était pas à Alep et qu’il se trouvait précisément à Damas.

    http://www.youtube.com/watch?v=QgRJx13utCA&feature=youtu.be

  7. Cécilia dit :

    Très bonne analyse, merci !

    En effet, Omar Karamé reste fidèle à la tradition arabo-libanaise de sa famille bien connue par ses positions patriotes. Il est bien le fils de son père, Rachid Karamé. Mais qui était Rachid Karamé ?

    KARAMÉ RACHID (1921-1987)

    Rachid Karamé est né en 1921, quelques mois après que le général Gouraud eut décidé de rattacher sa ville de Tripoli au Liban. Son père, mufti de la ville, était partisan du maintien de Tripoli dans le cadre syrien. La famille Karamé reste hostile au Grand Liban jusqu’à ce que l’ensemble du sunnisme libanais s’y rattache. Le père de Rachid accepte alors de diriger le deuxième gouvernement du Liban indépendant, une profession de foi dans le Liban souverain, dont le jeune Rachid héritera en même temps que du statut de dirigeant. Karamé va s’imposer comme le représentant de cette nouvelle génération de notables musulmans engagés dans la construction d’un Liban moderne et indépendant. « Libaniste », Karamé ne remet plus en cause l’indépendance du Liban par rapport à la Syrie. Moderniste, il rompt avec une tradition familiale en préférant des études de droit au titre de mufti et ajoute à la notabilité héritée de son père la création d’un parti. Il est, en 1951, le plus jeune ministre nommé au Liban, député de sa ville sans interruption, dix fois Premier ministre. Discret de nature, s’il parle beaucoup, rarement il se confie, menant une vie relativement austère, préférant toujours le cadre provincial de Tripoli aux turpitudes de la capitale.

    Ses choix politiques sont marqués par la volonté de concilier sa loyauté au Liban avec la foi dans les idéaux du nationalisme arabe. S’il se rallie au Liban, il est, en 1950, à la tête de ceux qui s’opposent à la rupture de l’unité douanière avec la Syrie. S’il accepte en 1955 de diriger le gouvernement, il rejoint l’insurrection quand le président de l’époque prend une attitude que Karamé juge hostile à Nasser. En Karamé, l’homme d’État ne se révèle qu’après 1958. Il se rallie au nouveau président, le général Fouad Chéhab, pour réformer l’État tout en poursuivant une politique régionale favorable à l’Égypte nassérienne.

    Karamé est l’artisan principal de cette équation « chéhabiste » qui explique une décennie de paix civile et de modernisation « douce » (1958 […]

    http://www.universalis.fr/encyclopedie/rachid-karame/

    • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

      Je confirme que Rachid KARAME était très respecté à Tripoli, par toutes les communautés du Nord-Liban, musulmans et chrétiens.

      • sowhat dit :

        R. Karamé, personnalité consensuelle et aux positions équilibrées, a été assassiné pour cette raison par le sinsitre Dr Geagea qui est aujourd’hui en liberté. Puisse Geagea l’ami de Juppé connaître le même sort que ses victimes

        • Byblos dit :

          S’il vous plaît, évitez d’attribuer à Samir Geagea ce titre de «docteur», à moins de le mettre entre guillemets pour en souligner l’ironie. C’est là une usurpation de plus de ce serial-killer qui a seulement commencé une première année de médecine, sans l’avoir jamais terminée.

          Quant à la déclaration d’Omar Karamé, il faut lui donner toute sa signification en la reliant et aux positions extrêmement prudentes du Grand Mufti Sunnite de la République, ainsi que de celles de dirigeants libanais de confession sunnite qui sont de plus en plus nombreux à dénoncer les troubles semés par les takfiriste/salafistes/wahhabites/qataristes/USraélistes de tout acabits qui perturbent le Liban dans l’espoir d’y étendre les désordres provoqués en Syrie. Et de mettre le feu à la région pour le plus grand bonheur de Natanyahou.

          En un mot comme en mille, de plus en plus de dirigeants libanais de confession sunnite dénoncent l’aventurisme du wahhabite Saad Hariri et de ses affidés du genre Samir Geagea.

  8. eclereure dit :

    une dernierre sucgetion de ma part sur le masacre de houla qui reveille les vielles blesure en moi regarder comment en attack des petite ville comme houla comment des teroristes attack des gents je vous invite a regarder se reportage pediagogique il faut le voire sur youtube et ecrire ca ALGERIE-LA NUIT DES TUEURS dieu maudisse les tueurs de houla

  9. Mohamed Ouadi dit :

    Charniers à Homs, à Bab Sbaa, des victimes de la pacificité des insurgés syriens, vidéo publiée le 1 juin 2012 par nassssloh :
    http://www.youtube.com/watch?v=881JK-Cc6BA

  10. Cécilia dit :

    Libanais enlevés

    Sur al-Jazeera, Ghalioun dit qu’il faut que Nasrallah présente ses excuses aux Syriens pour que les Libanais enlevés oient libérés.

    Dans ce lien vidéo, cela est présenté comme « info urgente » sur l’écran d’al-Jazeera :

    http://www.youtube.com/watch?v=VRrZjBOZs4s&feature=youtu.be

    Donc, CNS est impliqué !!!!!!

    • sowhat dit :

      « Ghalioun dit qu’il faut que Nasrallah présente ses excuses aux Syriens pour que les Libanais enlevés oient libérés. »

      il cassera sa pipe bien avant