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  Ce mercredi 20 juin, l'agence officielle syrienne Sana signale un accrochage entre militaires et insurgés à Rastane : plusieurs de ces derniers ont été tués ou blessés. Et parmi les morts figure un certain Youssaf al-Achtar, recherché depuis quelques temps pour des meurtres. Un peu plus tard, on apprenait l'assassinat du général de division Ghassan Abou al-Daheb, mort dans l'explosion de sa voiture préalablement piégée, garée devant son domicile du quartier de Rokeneddine à Damas. Le général était le directeur de [...]



Nouvel « assassinat à domicile » de général

Par Guy Delorme,



Outre les attaques contre les hommes - civils et militaires - la destruction et le sabotage des infrastructures syriennes est l'autre grand objectif des groupes islamo-otanesques : ici, fin mai 2012, les forces de l'ordre ont pu désamorcer à temps les explosifs placés sous le pont de Mahaja, dans la région de Deraa

 

Ce mercredi 20 juin, l’agence officielle syrienne Sana signale un accrochage entre militaires et insurgés à Rastane : plusieurs de ces derniers ont été tués ou blessés. Et parmi les morts figure un certain Youssaf al-Achtar, recherché depuis quelques temps pour des meurtres.

Un peu plus tard, on apprenait l’assassinat du général de division Ghassan Abou al-Daheb, mort dans l’explosion de sa voiture préalablement piégée, garée devant son domicile du quartier de Rokeneddine à Damas. Le général était le directeur de l’hôpital d’Harasta, dans la banlieue nord-est de la capitale. Pas loin d’une dizaine de généraux syriens ont été assassinés à ce jour par les radicaux, le plus souvent dans leur voiture de fonction.

Les généraux ne sont évidemment pas les seules victimes de ces tueurs : un civil de 39 ans, Abdel-Qaddous Jebarah, a péri dans l’attaque de sa maison, dans le secteur – à majorité chiite – de Sayyedeh-Zeined – de Damas. Son frère a également été grièvement blessé.

Sur la route Damas-Deraa, c’est un groupe de journalistes et de personnalités italiens qui a été pris pour cible, à hauteur de Kherbet-Gazaleh (à un vingtaine de kilomètres au nord de Deraa) : si aucun Italien n’a été touché, un capitaine de l’escorte a péri.

Dans le secteur de Homs, le pont emprunté par l’axe routier Homs-Messyiaf (cette dernière ville à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Homs), à hauteur de la localité de Marriamin, a été complètement détruit par une charge explosive. Du moins, pas de victimes.

Dans la région de Deir Ezzor, les installations pétrolières de Jessbeh ont fait l’objet d’une attaque d’insurgés : les vigiles ont refoulé les assaillant qui ont perdu des morts et des blessé, ainsi qu’une voiture chargée d’armes. Le 16 juin Sana avait rendu compte d’une autre attaque contre un site pétrolifère, dans le même secteur.

L’OSDH tente un « revival » de Bab Amr

L’OSDH prétend quant à elle que des combats ont repris à Homs, dans ce quartier de Bab Amr longtemps bastion de l’ASL et reconquis début mars par l’armée. Mais cela ressort plus à un effet de manche propagandiste qu’à un réalité militaire : une vingtaine d’activistes tirant quelques rafales dans une rue déserte de Bab Amr suffisent parfaitement à la propagande Rami Abdel Rahmane. Ce dernier parle aussi de combats à Tadamone, dans la banlieue sud de Damas, et de bombardements gouvernementaux sur le quartier d’Arbain à Hama, et aussi sur Rastan, ville située à équidistance de Hama et de Homs, et que l’opposition présente comme un de ses « bastions » militaires, alors que comme le plus souvent, elle n’infeste qu’une partie de la ville.

Enfin l’OSDH annonce de « lourdes pertes », ce mercredi matin, de l’armée dans le secteur de Lattaquié : « au moins 28 soldats », sans compter des prisonniers. L’OSDH parle aussi de six rebelles tués dans d’autres secteurs du pays. On a déjà dit que les bilans de l’OSDH étaient invérifiables et ressortaient d’avantage à la propagande qu’à l’information. On verra bien, de toute façon, combien de cercueils drapés de tricolore Sana dénombrera demain. Pour ce qui est de ce mercredi 20 juin, le nombre de militaires et policiers conduits à leur dernière demeure est de seize : un lieutenant, un sous-lieutenant, deux adjudants-chefs, deux sergents-chefs, un sergent, un caporal, sept soldats, un policier, tombés dans les secteurs d’Alep, d’Idleb et de Damas. Un employé civil et même un enfant ont été « intégrés » à ces obsèques militaires.

En ce qui concerne ces distorsions entre bilans OSDH et pertes réelles des forces de l’ordre, on peut parier sur le fait que face à leurs revers, les pro-rebelles tentent de prendre une revanche virtuelle par une propagande mensongère, ou au minimum outrancière.

Il s’agit là, faut-il le rappeler, d’un bilan comparé valable pour la mi-journée de mercredi, et sans doute aussi pour les dernières heures de mardi.

Il faut enfin noter que Reuters et l’AFP ont pris l’habitude de faire état des informations de Sana, certes dans une moindre mesure que celles de l’OSDH, mais il y a quand même un léger progrès de ce point de vue.



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32 commentaires à “Nouvel « assassinat à domicile » de général”

  1. Mohamed Ouadi dit :

    Il s’avère que le plan annoncé par un certain « Dr Maboul », dont la vidéo a vite été supprimée de la toile, le 29 sept 2011, est, en quelque sorte, en cours d’exécution. Un rappel du plan :
    http://www.infosyrie.fr/actualite/loptimisme-en-partie-justifie-de-bachar/#comment-6629

  2. Tarico dit :

    Pour comprendre l’évolution des positions atlantistes, il suffit d’observer l’évolution des médias mainstream.
    La reprise des opérations militaires contre l’ASL n’a pas déclenché la tempête médiatique que l’on pouvait redouter. En effet, AFP et Reuters semble plus sobres dernièrement. Libération publie aujourd’hui un article plus en phase avec la réalité du terrain.
    L’ASL doit vaincre ou mourir, et si elle meurt, tans pis. Fini les apologies dithyrambiques de glorieux résistants à la dictature.
    On note aussi un infléchissement de l’omerta concernant l’implication du Qatar. Certains journalistes n’hésitent plus à présenter le Qatar comme belligérant à part entière. Comme si les autres acteurs de l’agression préparaient un bouc émissaire au cas où ça tournerait mal.

  3. Jo dit :

    En ce moment , les combats sont dans le secteur de Homs , ya t-il d’autres combats autour de Damas , Alep , Hama , Deraa ?

    ou alors l’armée va nettoyer Homs et apres les autres villes ?

    Merci

    • Cécilia dit :

      Je peux répondre en ce qui concerne Damas, oui, des combats à Douma et Qudsayya.
      Qudsayya, c’est nouveau depuis quelques jours, une ville assez belle avec une population mixte et classe moyenne. Certains habitants sont déjà partis car les terroristes y rentrent et y prennent position, des appels aussi dans des mosquées.
      Pour marquer leur frontières, ils ont commencer par détruire l’usine de bière, la plus ancienne de la ville. Ces criminels, amis chers à l’Occident démocrate, ne font pas dans la dentelle.

      • jo dit :

        merci Cécilia

        • Cécilia dit :

          Et voici le petit Rayan Chamiyeh qui pleure ses deux frères, Yazan et Murhef assassinés par les terroristes : « Ces chiens sont rentrés chez nous la nuit pour tuer mes frères, qu’Allah décide de leur sort comme il veut! Il n’y a que l’armée qui puisse nous défendre ».

          Cela s’est passé à Qudssaya et voici le lien vidéo de l’enfant Rayan en pleur dénonçant « ces chiens » comme il les appelle, qui rentrent la nuit dans les maisons pour tuer les enfants.

          http://www.youtube.com/watch?v=NVth_yVn2ns&feature=relmfu

          Le petit « chabih » Rayan comme il le dit lui-même a l’habitude de chanter dans les manifestations pro Bachar à Damas.

          Cécilia dit :
          19 juin 2012 à 15 h 07 min

          Souvenez-vous de l’enfant Rayan Chamiyeh (moi-même, j’ai posté des liens vidéos) âgé seulement de quatre ans qui rempli les places de Damas dans les manifestations pro Syrie, pro Bachar en se revendiquant comme chabih ?

          http://ar-ar.facebook.com/photo.php?v=258192820915784

          Les terroristes ont brûlé la voiture de son père. C’est rien, mais ils ont commis le pire ! Ils ont assassiné ses deux frères, Yazan et Murhef à Qudsayya dans la banlieue de Damas.
          Rayan doit être très triste en ce moment contrairement dans la vidéo que je poste en haut où il chante « Syria, mon amour, tu m’a rendu ma liberté et mon honneur ». Le mot « chabih » est écrit sur sa joue et un bonnet avec le drapeau de sa patrie couvre sa tête.

          Courage mon petit !
          Tes frères sont morts pour que la Syrie vive.
          Courage, mon ange, ils ne sont pas morts, ils sont dans le ciel, ils veillent sur toi et ne veulent pas que tu sois triste !
          Courage, la Syrie s’en sortira et ces vampires assoiffés de sang syrien vont disparaitre tôt ou tard car ton armée pour qui tu chantes va les éradiquer, les écraser pour que toi ainsi que les enfants syriens vivent en paix.
          Courage, Rayan ! Après la nuit, il y a toujours le matin.
          Courage Rayan, il y aura toujours des fleurs dans les jardins et des papillons dans les champs !
          Courage Rayan, la Syrie de demain sera plus belle !

          Il est à signaler que Qudsayya connait depuis quelques jours une présence massive de terroristes qui ont d’ailleurs brûlé l’usine de bière qui est la plus grande et la plus ancienne de la ville. Chez ces fanatiques tuer les enfants est un jihad qui mène directement au paradis.

          http://www.infosyrie.fr/actualite/g20-poutine-na-pas-bouge-obama-sans-doute-un-peu/#comment-54871

    • AVICENNE dit :

      Cet article n’est pas très encourageant.

      si je lis bien, les « troubles » (pour ne pas dire plus) sont partout, les militaires semblent payer un prix de plus en plus lourd (plus de 20 morts par jour, cela commence à faire beaucoup), 2000 « saloperies » encore présentes dans Homs.

      Il faut en finir vite, très vite.

  4. Djazaïri dit :

    Je suis étonné que les hauts gradés de l’armée ne prennent pas plus de mesure de sécurité.
    Ils ont le devoir de se protéger pour faire bénéficier l’armée de leur expérience.

    • Etudiant dit :

      Sauf si ces gradés songent à changer de camp. Dans ce cas leurs assassins ne sont autres que leurs employeurs.

      • kegan dit :

        Les employeurs lisent dans les songes maintenant niaiseux??

        • Etudiant dit :

          Quand on fait défection, on prépare sa famille à partir. Difficile d’être discret surtout quand on vous a à l’oeil parce qu’on craint votre retournement.

          • joska dit :

            L’idiot de service qui doit reprendre ses cours avant les exam’, le faux étudiant, va devenir le fantôme de service de l’ASL ou je ne sais quelle opposition lâche et meurtrière! Tu crois que des officiers vont faire défection, alors qu’ils portés comme des héros, malgré la peur, par la population! Imbécile tu resteras toute ta vie qui sera, je l’espère très longue pour voir la Syrie, par le régime, triompher, et très courte pour ne pas bénéficier des mauvais points donnés aux traîtres

          • sowhat dit :

            il en faut du monde pour surveiller autant de militaires (lol)

    • Elias dit :

      Ces assassinats ciblés doivent être l’oeuvre du Mossad

  5. mehdi assem dit :

    Moubarak les militaires les dictateurs et le peuple arabe n’ont pas voulu appliquer le coran a 100% et la charia islamique en 2011 ALLAH a punit ces dictateurs et leurs peuples par ces révoltes le terrorisme ALLAH a punit ces arabes parce que le coran en arabe le coran pour les vivants ces arabes des morts 1433 ans après l’islam pas d’odeur de l’islam sur la terre d’ALLAH même en Arabie saoudite les crimes de Moubarak et bachar assed ont dépasser 1000 fois les crimes de pharaon ALLAH n’a pas transformer ces criminels a des sanglier parce que c’est la fin du monde

    • suchite dit :

      Tiend un rat parmis nous. tu veut te rendre utile, va deloger les bases us dans les pays ou creche tes imanes(ou plus tot tes sorciers) et eloigne toi de la syrie, tu va la salir.

    • joska dit :

      Mehdi assem: mais dis ah ça me dit quoi? En France, l’affaire Berregovoy, et tu viens nous parler de dictature en Syrie? mais où est la démocratie, en France, quand on gène?

  6. Leboninformateur dit :

    Alerte Info: 40 mercenaires allemands arrêtés en Syrie

    40 citoyens allemands travaillant pour une « société de sécurité » ont été arrêtés en Syrie alosr qu’ils tentaient de transférer illégalement des armes et des munitions depuis les eaux internationales.

    Ces allemands sont employés par une société de sécurité « basée à Stuttgart et étaient jusqu’à récemmment déployés en Libye.

    Il y aurait plus de trois cent prisonniers étrangers en Syrie, employés de société de sécurité, mercenaires et soldats étrangers, notamment des parachutistes Portugais.

    Source: http://haraldpflueger.com/de/blog/syrien/110553-deutsche-waffenschmuggler-in-syrien-verhaftet.html

  7. RoyL dit :

    Photo.

    > la destruction et le sabotage des infrastructures syriennes est
    > l’autre grand objectif

    Oui, on est déjà presque dans un domaine de recherche
    opérationnelle véritable (maximisation de la destruction) — ce
    qui demande des *ressources* bien définies.

    Ce qu’on voit dans la photo c’est d’ailleurs plus qu’un pont:
    c’est une passerelle, un *cavalcavia* en italien (confronter avec
    viaduc et pont); en bas passe un chemin de fer, en haut,
    probablement (en considérant la largeur) une autoroute (ou une
    route assez importante comme minimum). En faisant sauter la
    passerelle — on peut s’imaginer quand un train passe — ils
    bloquent les deux voies.

    Aussi: ça c’est un travail typiquement pour sapeurs des troupes
    du génie, demandant un minimum de temps, effort et know-how en
    génie civil et technique des explosifs: les charges doivent
    toutes être câblées avec des mèches détonantes (vitesses de
    détonation de l’ordre des kilomètres par seconde) avec des
    détonateurs à une extrémité, pour la synchronisation;
    possiblement être en série avec des petits morceaux de mèches
    lentes à combustion (vitesse de l’ordre de moins d’un mètre par
    seconde) pour des déphasages/délais de l’ordre des secondes (s’il
    y en a besoin); être connecte a un câblage électrique de commande
    pour initier le tout, etc.; il faut une organisation et un plan
    préalable: -> trafique sur l’autoroute/trains, etc. (probablement
    on ne voudra pas être vus); des sentinelles, une protection
    armée, des moyens de transports; un plan de fuite; surtout des
    gens connaissant leurs *travail*, et ainsi de suite.

    Ça ce n’est pas du pain pour les dents de la chair à canon qu’on
    voit tirer avec des armes automatiques dans les vidéos youtube et
    crier Allahu Akbar exactement.

    • RoyL dit :

      Pain pour les dents & chair à canon:

      Avec les explosifs c’est relativement moins grave; avec les
      détonateurs: vous marchez par erreur sur un détonateur (est c’est
      grand comme un filtre de cigarette) ou vous pressez trop fort ou
      mal avec une pince (il faut enfiler la mèche dedans et puis la
      fixer) autour, et ça peut sauter (et tout ce qui est connecté
      avec aussi).

    • Mohamed Ouadi dit :

      Saboter des superstructures et assassiner des personnalités militaires et scientifiques est un travail de « professionnels », de génie militaires et de spécialistes, il n’y a pas à en dire !

  8. Mohamed Ouadi dit :

    Al-Jaafari: Le Conseil de sécurité est bien conscient de la dimension terroriste dans la situation en Syrie

    20 Juin 2012

    New York / Le délégué permanent de la Syrie à l’ONU, Bachar al-Jaafari, a affirmé que certaines parties poussaient la crise syrienne vers l’explosion, soulignant que certains membres du Conseil de sécurité international, qui avaient misé dés le début sur l’échec de la mission Annan, cherchaient à mettre la mission des observateurs internationaux en Syrie sous le chapitre VII et à revenir à l’idée de l’établissement des corridors humanitaires et des zones tampons.

    Dans une conférence de presse, al-Jaafari, a fait noter que le Conseil de sécurité (CS) et l’ONU avaient été informés des noms des terroristes étrangers capturés ou bien tués sur les territoires syriens.

    « Le CS a été également informé des armes à bord du navire Loutfallah II qui se dirigeait vers la Syrie », a ajouté al-Jaafari, soulignant que les membres du Conseil de sécurité sont aujourd’hui bien conscients de l’existence d’une dimension terroriste dans ce qui se passe en Syrie et que cette dimension devrait être réglée.

    Al-Jaafari s’est interrogé des efforts internationaux déployés pour exercer une pression sur les gangs terroristes armés notamment de la part des pays qui ont de l’influence sur eux comme Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie. « Quelqu’un devrait s’adresser à ces pays qui appuient les gangs terroristes en Syrie parce que cet état de fait est devenu flagrant et insolent », a-t-il ajouté, précisant qu’une guerre civile en Syrie signifie une guerre dans la région toute entière. « De ce fait, on devrait être logique et avoir un sens de responsabilité avant de parler de telle question », a martelé al-Jaafari.

    Il a appelé le CS, le secrétait général des NU et le chef de la mission des observateurs en Syrie, ainsi que toutes les parties concernées par la situation en Syrie, à contribuer à la mise en œuvre du plan Annan à six points pour que la mission du général Mood reprenne son travail « vu que ce plan est irremplaçable et qu’il faut garantir sa réussite ».

    Le délégué de la Syrie a qualifié d’équilibré le communiqué présenté par le général Mood devant le Conseil de sécurité, appréciant les analyses de la situation qu’il avait fait pour indiquer que sa décision de suspendre la mission est provisoire.

    En réponse à une question sur la nécessité d’un cessez le feu unilatéral de la part des forces syriennes, al-Jaafari a affirmé que cela n’a, malheureusement, pas marché à plusieurs reprises parce que les gangs armés ont exploité ce cessez le feu pour se doter davantage d’armes.

    Au sujet des rapports de presse sur l’envoi d’armes russes vers la Syrie, al-Jaafari a souligné que la Syrie, en tant que pays indépendant, est libre d’acheter des armes de n’importe quelle partie, et ceci, en vertu de la loi internationale. « Il ne faut pas mettre en égalité l’Etat et les gangs armés parce que l’Etat a besoin de se fournir d’armes et d’équipements pour son armée », a-t-il clarifié.

    Questionné sur les civils détenus par les terroristes armés dans certaines régions de Homs, al-Jaafari a répondu : « La Syrie avait informé le général Mood et Annan qu’elle est favorable à ce que des pressions soient exercées par les parties ayant de l’influence sur eux pour qu’ils permettent l’évacuation des civils séquestrés. « Ces groupes armés utilisent les civils comme boucliers humains en vue de faire chantage au gouvernement syrien », a-t-il précisé.

    Al-Jaafari a mis l’accent sur le fait que la sécurité nationale est importante pour la Syrie en tant que pays souverain. « Toutes les déclarations présidentielles, les conférences de presse et les résolutions du Conseil de sécurité affirment la nécessité de préserver la souveraineté de la Syrie et son intégrité territoriale, qui sont des choses sacrées », a encore ajouté al-Jaafari.

    En réponse à une question sur un éventuel retrait des observateurs de la Syrie, al-Jaafari a exclu de tel retrait, se référant aux déclarations du secrétaire général adjoint de l’ONU, Hervé Ladsous, selon qui, « il n’existe pas d’alternatif au plan Annan et tout le monde devrait focaliser sur sa réussite ».

    Concernant les mesures prises par le gouvernement syrien pour mettre un terme aux actes terroristes, al-Jaafari a souligné que le gouvernement syrien fait de son mieux pour séparer la lutte anti-terroriste, de la poursuite du processus politique mentionné dans le plan Annan.

    Le délégué de la Syrie a clarifié aux journalistes que, pour certains membres du CS, la question de la Syrie n’a rien à voir avec la protection des civils syriens. « Ces membres ne cherchent que le changement du régime politique en Syrie. Ils veulent détruire l’Etat syrien et faire souffrir le peuple syrien », a fait noter al-Jaafari, s’interrogeant : « Comment peut-on donc justifier les sanctions économiques imposées par l’Europe, les USA, le Canada et l’Australie sur la Syrie ? »

    Pour sa part, le délégué de Chine à l’ONU, Li Pao Dong, a affirmé dans une conférence de presse similaire que le plan Annan était le seul choix pour résoudre la crise en Syrie.

    « Il faut obtenir l’appui de la communauté internationale au plan Annan et encourager toute évolution positive qui pourrait mener à l’amorce du dialogue politique global en Syrie », a ajouté le délégué de Chine.

    K.W. & T. Slimani
    http://www.sana.sy/fra/55/2012/06/20/426731.htm

  9. Passionario dit :

    Réveil des américains! Homme politique et membre du Parti Républicain,
    appel de Ron Paul au Congress: « warmongers, leave syria alone »; bellicistes, laissez la Syrie tranquille.

    http://www.eurasiareview.com/20062012-ron-paul-warmongers-leave-syria-alone-oped/

  10. Cécilia dit :

    Une délégation de la ligue arabo-qatari à Moscou pour « discuter de la Syrie, l’évolution de la situation et réactiver le plan Anan ».
    A la tête de la délégation Ahmad ben Hilli qui n’est que le directeur du bureau d’information de Hamad.

    http://www.youtube.com/watch?v=hjq7d3YKt90&feature=related

  11. L'étrangère dit :

    Un message qui nécessite une sacrée générosité de la part des syriens… Il faudrait qu’il soit encore plus audible et joigne les actes aux paroles ! Alors… qui sait ?

    « Al Cha’b yourid » ! par Nasser Kandil
    http://topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=988

    LE PEUPLE VEUT !
    C’est par une phrase magique que s’est réalisée l’invasion du monde arabe durant toute une année : « le peuple veut la chute du régime ! ». Une phrase qui s’est baladée de place en place, avec les manifestants qui n’ont pas tardé à les envahir et les armes à feu qui en ont tué plus d’un … Pendant ce temps, les moulins à vent des chaines satellitaires ont fonctionné à plein régime, la réunionite a saisi les organisations de l’OTAN et du CCG, laquelle s’est soldée par encore plus d’armes et d’argent pour les financer. Puis, la révolution a fini son parcours entre les mains de l’armée, avec derrière elle Washington et les Frères musulmans, et juste derrière eux la Turquie, la Grande-Bretagne, et l’argent des Pays du Golfe.
    Les révolutionnaires authentiques… ceux là m’ont appelé de Tunis, du Caire, de Sanaa et de Benghazi. Ils m’ont dit : « Nous demandons, au peuple syrien, à son armée héroïque et à son Président Bachar Al-Assad, d’accepter nos excuses… parce que le jour ou nous avons cru à une révolution en Syrie, nous nous sommes trompés et avons péché contre notre pays, notre nation et la Palestine. Peut-être avons-nous tardé à agir dans nos pays et que le jeu nous a échappé, mais nous nous dresserons pour défendre la Syrie… Alors, ne fléchissez pas face à la confrontation ; la victoire de la Syrie nous restituera ce qui nous a été volé. Le peuple veut la chute de la conspiration ! »
    Le peuple syrien doit aujourd’hui manifester de place en place, au nom de tous les Arabes, en soutien de son armée héroïque et de son Président, l’heure décisive approche !

  12. Cécilia dit :

    Syrie

    Damas réclame l’évacuation de Homs, avant la bataille décisive?

    Damas a accusé “des groupes terroristes” d’entraver l’évacuation des civils assiégés dans la ville de Homs. Sachant que l’armée régulière avait suspendu sa campagne d’épuration de certains quartiers de cette ville, à l‘instar de Rastan et de Khalidyyé, réclamant l’évacuation des habitants qui sont selon elle restés dans leurs maisons malgré eux.
    « Les autorités ont déployé tous leurs efforts depuis près d’une semaine pour sortir les citoyens innocents des régions ou se trouvent les groupes armés dans la ville de Homs et ailleurs », explique le communiqué publié par le ministère des affaires étrangères, signalant que les autorités ont sollicité l’aide des observateurs internationaux, mais leur efforts se sont soldés par un échec.

    Assurant une nouvelle fois que « le gouvernement est prêt à évacuer les habitants emprisonnés par les terroristes sans condition », le ministère accuse les miliciens de les utiliser comme « boucliers humains ».

    Le dernier ultimatum?

    Selon le site syrien Syria Truth, ce communiqué signé par le ministère des affaires étrangères, et non de l’intérieur ou des forces sécuritaires, veut dire qu’il s’adresse à l’extérieur, et pourrait être un dernier ultimatum avant de passer à l’acte, et de déclencher la bataille décisive contre les dernières poches de l’insurrection syrienne.

    Syria Truth affirme que près de 20 mille soldats réguliers sont stationnés actuellement dans la ville, alors que 2000 miliciens de la brigade Al-Farouk de la milice de l’Armée syrienne libre (ASL) se sont retirés de la ville depuis samedi dernier, et presque le même nombre se trouvent toujours dans les quartiers de Khalidiyyé et les quartiers avoisinants. Il s’agit de miliciens appartenant à la brigade wahhabite pro saoudienne Khaled Ibn Al-Walid et Jabhat-Nusrat d’Al-Qaida et aux partis takfiris. Des informations font état qu’ils ont miné et piégé la région. Selon des sites de l’opposition syrienne, un pilonnage intensif a lieu contre le quartier de Rasten. Il est également question d’un pont qui a été détruit par les miliciens, reliant la localité de Houla à la province de Homs.
    Selon la télévision Mayadine, deux équipes appartenant au Croissant rouge syrien et à la Croix rouge internationale sont entrées en début d’après-midi dans ces quartiers et fourni une aide médicale aux habitants dont le nombre est entre 400 et 700.

    Membre du CNS malgré lui… sinon…liquidé…

    Hawwache

    Sur le terrain, faute d’une révolution réelle qui mobilise la population, l’insurrection armée en Syrie use des moyens les plus tyranniques, pour disloquer les piliers du régime : procédant entre autre par des liquidations, des kidnappings, du banditisme dans les routes, les sans oublier les attaques perpétrées contre les forces de l’ordre.

    Ce mercredi, un opposant syrien a échappé de justesse à la mort dans la ville de Hama. Militant contre la corruption politique et économique, et contre les élections non démocratiques, sans toutefois réclamer la chute du régime, Samir Hawwache a fait l’objet d’une embuscade armée alors qu’il était à bord de sa voiture. Il avait auparavant publié un communiqué dans lequel il a nié appartenir au Conseil national syrien (organe qui regroupe les Frères musulmans et des éléments de l’opposition syrienne pro occidentale entretenant des liens avec l’ennemi sioniste).

    « J’ai entendu dire de la part de certains amis que le soi-disant Conseil national Syrien compte des noms d’opposants de l’intérieur syrien, inscrits sans même les consulter. J’ai appris que mon nom figure parmi eux, raison pour laquelle il est de mon devoir de déclarer que je ne suis pas du tout concerné par cette voie non nationale et complotiste, qui ne veut qu’exacerber la crise et concocter un complot extérieur planifié par des cerveaux conspirateurs sionistes qui cherchent des mains arabes pour les exécuter », a-t-il écrit dans son communiqué, assurant soutenir le président syrien dans le processus des réformes qu’il a entamées.

    Liquidations en série: Hama et Damas

    A Hama les tentatives de liquidations ne se limitent pas aux hommes politiques. Des citoyens aussi en font les frais, pour avoir refusé de se rallier aux insurgés. Selon l’agence Sana, 5 citoyens syriens son tombés en martyre et 9 autres ont été blessés dans plusieurs quartiers de la ville. La plupart d’entre eux ont été abattus à domicile, où les miliciens les ont traqués. un enfant figure parmi les blessés.

    Plusieurs opérations de liquidation ont également eu lieu à Damas. La première a été perpétrée contre un médecin, Ghassane Abou Dahab, par le biais d’une charge explosive collée sur sa voiture. (procédure rappelant la manière dont les scientifiques nucléaires iraniens sont tués). Il a été tué sur le champ et son chauffeur a été blessé.

    Dans la deuxième, la victime est l’aviateur Moustapha Zahra, qui a essuyé de tirs mortels dans la province de Damas, alors qu’il était à bord de sa voiture. .

    Sayyed Jabbara

    Alors que dans la troisième victime liquidée est un homme de religion chiite: Sayed Abdel Koddous Jabbara, syrien originaire de Rakka et habitant la région de Sayyeda Zaynab .

    Selon Arab Press, des hommes armés l’ont traqué dans la nuit de mardi à mercredi jusqu’à sa maison et l’ont abattu et blessé gravement son frère. C’est le cinquième homme de religion chiite qui est abattu dans cette région.

    Les sites internet ont aussi signalé que des unités de l’armée syrienne ont réussi à libérer Saad Zein, qui a été kidnappé par des milices armées depuis une semaine.

    Mardi, les forces de l’ordre avaient tué plus de 20 miliciens à Douma, dans la province de Damas, et arrêté des dizaines d’autres, dont trois palestiniens. Selon le correspondant de la chaine iranienne arabophone AlAlam, des dizaines de voitures ont également été confisquées et un atelier pour la fabrication de charges explosives a été perquisitionné dans une ferme.

    Idleb et environs

    4 miliciens armés ont été tués et plusieurs autres ont été blessés, alors qu’ils tentaient de couper une route reliant deux villages du gouvernorat d’Idleb (frontalier à la Turquie).
    Deir Ezzor : des miliciens ont attaqué un champ pétrolier et des accrochages s’en sont suivis au cours desquels plusieurs miliciens ont été abattus par les forces de l’ordre.

    Alep et environs: banditisme sans merci

    Dans cette région, c’est surtout le banditisme des insurgés qui sévit sans merci.

    Dans la matinée c’est un chauffeur travaillant pour le compte de la direction de la culture relevant du ministère de l’éducation qui a été enlevé, après avoir achevé sa mission de livrer les copies des examens scolaires officiels. Il a disparu ainsi que la voiture qu’il conduisant. Selon le site « Taht El-Mijnar », 7 véhicules appartenant au ministère de l’éducation ont été dérobés durant la période des examens.

    Le site rapporte aussi qu’une attaque armée contre un chauffeur de taxi a eu lieu dans un quartier d’Alep, qu’un groupe armé a ouvert le feu contre un barrage de la police dans la nuit de mardi à mercredi dans le quartier Hamadaniyyé, blessant un policier.

    Le site révèle que les trois jeunes adolescents enlevés depuis le 17 juin dernier, n’ont pas encore été relâchés. Âgées entre 15 et 17 ans, et appartenant à la famille Al-Ansari de la province d’Alep, une rançon de trois millions délivrés syrienne a été réclamé par leurs ravisseurs.

    Inversement, le propriétaire d’une usine de médicaments kidnappé le 15 juin dernier a été libéré. Le site ne mentionne pas si ses proches ont payé une rançon.

    L’armée régulière a également tué le chef des opérations militaires de l’ASL, Ahmad Afach dans un accrochage avec sa milice dans la région d’Anndane . « Plusieurs autres terroristes ont été tués et blessés et leurs armes ont été confisquées », indique le site « taht-l-Mijhar, selon lequel cette milice est accusée de terrorisme contre la population et de pillage d’actes de banditisme.

    Deraa : un convoi italien visé

    Selon le site Al-intikad, un officier syrien a été tué dans une embuscade tendue contre le convoi médiatique italien qui dans la route allant de Damas à Deraa. Il faisait partie de l’escorte de protection de cette équipe comptait se rendre dans cette ville.

    AFP-OSDH : lourdes pertes pour les forces syriennes

    Armée syrienneAu lendemain des lourdes pertes infligées au miliciens dans la province de Damas, l’AFP qui relaie les versions de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, instance pro occidentale siegéant 9 Londres, affirme ce mercredi que les troupes syriennes ont subi de lourdes pertes face aux rebelles

    Trente-neuf personnes ont encore été tuées mercredi matin dans les violences dont au moins 28 soldats dans la région de Lattaquié (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
    « Des soldats, dont un officier, ont été capturés par les rebelles qui ont également mis la main sur des armes » dans cette région, ajoute l’ONG.
    La « majorité des 20 soldats » ont péri dans des combats qui sont survenus dans la nuit et qui ont fait également des dizaines de blessés dans les rangs de l’armée, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH.

    Il a fait état également de cinq morts parmi les rebelles dans ces combats qui se sont déroulés dans la région de la « montagne des kurdes ».
    Dans la même région, des soldats ont péri dans des attaques rebelles « contre deux bâtiments utilisés par les troupes gouvernementales pour lancer des tirs de mortier sur la montagne des kurdes », selon lui.
    « Des soldats, dont un officier, ont été capturés par les rebelles qui ont également mis la main sur des armes », précise le président de l’OSDH.

    Ailleurs dans le pays, toujours selon l’AFP, cinq soldats ont été tués par l’explosion d’une voiture piégée à un barrage à Sermine (Idleb, nord-ouest) et trois ont péri dans des combats dans la province de Hama, à Karnaz, violemment bombardée par l’armée.

    Près de Damas, un religieux chiite a été assassiné par des hommes armés dans la région de Sayidé Zainab, haut lieu de pèlerinage chiite en Syrie abritant le mausolée d’une petite-fille du prophète Mahomet.

    Toujours dans la province de Damas, un civil a été tué par des tirs des forces gouvernementales à Harasta, où un officier rebelle a également péri, succombant à ses blessures après une tentative d’assassinat.

    A Damas même, dans le quartier de Tadamone, des accrochages ont éclaté entre les forces régulières et des groupes rebelles. Des heurts de ce type se sont multipliés ces dernières semaines dans la capitale ultra-sécurisée par le régime du président Bachar al-Assad.

    Ailleurs dans le pays, un civil a été tué dans la ville de Deir Ezzor (est) par un tireur embusqué. Dans la province de Hama (centre), un couple a été tué dans les bombardements sur Latamné.
    Mardi, les violences avaient fait 62 morts, dont 31 civils, 27 soldats et quatre rebelles.
    Malgré la suspension de ses activités, la mission des observateurs de l’ONU –qui expire le 20 juillet– va rester en Syrie, a indiqué mardi le général Robert Mood, le chef de la Misnus, jugeant qu’il s’agissait d’une « obligation morale ».

    Los Cabos: nouvel échec occidental malgré les mensonges britanniques et françaises

    Poutine et Obama à Los CabosAyant participé au sommet de Los Cabos au Mexique, où il a été question de la Syrie, et malgré les pressions q’ils subissent, les dirigeants russes et chinois n’adhèrent toujours pas aux velléités occidentales de renverser M. Assad.

    C’est le président américain Barack Obama qui a en personne évoqué le désaccord avec ses homologues, admettant qu’il n’était pas possible de « dire à ce stade que les Russes et les Chinois sont acquis à notre cause », estimant que les liens historiques de la Russie avec Damas et la réticence de la Chine à toute ingérence freinaient un règlement de la crise.

    Son homologue russe Vladimir Poutine, qu’il a rencontré lors de ce sommet, a estimé de son côté que « personne n’a le droit de décider pour d’autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas ».
    « Ce n’est pas changer de régime qui est important, mais qu’après un changement de régime, qui doit être constitutionnel, un terme soit mis à la violence et que la paix s’installe dans le pays », a ajouté le président russe.

    Avant l’intervention du président russe, la Grande Bretagne et la France ont esquissé une approche tout à fait de la position de Moscou :
    Poutine « ne veut pas qu’Assad reste au pouvoir », a lancé David Cameron, le premier ministre anglais. Assurant avoir entendu de ses propres oreilles que Poutine n’est pas hostile au départ d’Assad.
    « La Russie joue son rôle pour permettre la transition » sans Assad, avait prétendu le président français François Hollande.

    De deux choses l’une : ou ces deux dirigeants européens ont mal compris les positions russes, (ce qui est d’une stupidité non plausible de leur part d’hommes politiques de leur rang), ou ils s’attèlent à semer des mensonges, ce que les Occidentaux, médias et officiels ne cessent de faire dans la crise syrienne (comme ailleurs). Signe indélébile qu’ils sont à court de moyens convaincants!

    http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=69249&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1