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	<title>Commentaires sur : Poutine fait la leçon aux Occidentaux</title>
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	<description>Agence de ré-information sur l&#039;actualité en Syrie</description>
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		<title>Par : Khodr</title>
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		<dc:creator>Khodr</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Sep 2012 21:14:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Merci]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Khodr</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-91009</link>
		<dc:creator>Khodr</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Sep 2012 21:12:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[mrtci beaucoup pour ces très belles vidéo!!!! 
Ça me fait chaud au cœur]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>mrtci beaucoup pour ces très belles vidéo!!!!<br />
Ça me fait chaud au cœur</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Seb</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90831</link>
		<dc:creator>Seb</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Sep 2012 13:05:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J&#039;ajouterai aussi à la liste des nécessaires démocratisations celles de l&#039;Iran (surtout dans le cadre éventuel d&#039;un contrôle de l&#039;arme atomique) et de la Syrie, avec une certaine vigilance en Turquie, en Egypte et en Irak, où il reste surement de gros progrès à faire.

La démocratisation, à terme, de la Russie et de la Chine aura aussi une grande importance, pour stabiliser de nombreux &#039;points chauds&#039; dans le monde.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;ajouterai aussi à la liste des nécessaires démocratisations celles de l&rsquo;Iran (surtout dans le cadre éventuel d&rsquo;un contrôle de l&rsquo;arme atomique) et de la Syrie, avec une certaine vigilance en Turquie, en Egypte et en Irak, où il reste surement de gros progrès à faire.</p>
<p>La démocratisation, à terme, de la Russie et de la Chine aura aussi une grande importance, pour stabiliser de nombreux &lsquo;points chauds&rsquo; dans le monde.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Axel Foley</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90582</link>
		<dc:creator>Axel Foley</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 19:03:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Erreur, en fait ils disent avoir tué 848 chabiha, ca change pas grand chose a la situation mais bon.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Erreur, en fait ils disent avoir tué 848 chabiha, ca change pas grand chose a la situation mais bon.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Hezbollah</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90565</link>
		<dc:creator>Hezbollah</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 18:16:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Merci Phoenix

Je ne sais pas de qui vient ce joli poème,  il n&#039; est pas signé. Mais tu as raison il viens d&#039; une Syrienne qui as voulu garder l&#039; anonymat de ces poèmes. Apparemment elle n&#039; est pas très pro-Assad, mais bon, c&#039; est son bon droit.  

J &#039; ai tapé poésie Syrienne et je suis tombé sur ce lien:  http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=4&amp;ved=0CD8QFjAD&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2F2012%2F02%2F12%2Fquelques-poemes-venus-de-syrie_n_1271659.html&amp;ei=7uJlULesIqet0QW4z4HYDw&amp;usg=AFQjCNF4lf0vdI2nWmBaxrDEHVSoWLRPZA&amp;sig2=W5imJQunU6qw3pQMV3Q5qw&amp;cad=rja]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Phoenix</p>
<p>Je ne sais pas de qui vient ce joli poème,  il n&rsquo; est pas signé. Mais tu as raison il viens d&rsquo; une Syrienne qui as voulu garder l&rsquo; anonymat de ces poèmes. Apparemment elle n&rsquo; est pas très pro-Assad, mais bon, c&rsquo; est son bon droit.  </p>
<p>J &lsquo; ai tapé poésie Syrienne et je suis tombé sur ce lien:  <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&#038;rct=j&#038;q=&#038;esrc=s&#038;source=web&#038;cd=4&#038;ved=0CD8QFjAD&#038;url=http%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2F2012%2F02%2F12%2Fquelques-poemes-venus-de-syrie_n_1271659.html&#038;ei=7uJlULesIqet0QW4z4HYDw&#038;usg=AFQjCNF4lf0vdI2nWmBaxrDEHVSoWLRPZA&#038;sig2=W5imJQunU6qw3pQMV3Q5qw&#038;cad=rja" rel="nofollow">http://www.google.fr/url?sa=t&#038;rct=j&#038;q=&#038;esrc=s&#038;source=web&#038;cd=4&#038;ved=0CD8QFjAD&#038;url=http%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2F2012%2F02%2F12%2Fquelques-poemes-venus-de-syrie_n_1271659.html&#038;ei=7uJlULesIqet0QW4z4HYDw&#038;usg=AFQjCNF4lf0vdI2nWmBaxrDEHVSoWLRPZA&#038;sig2=W5imJQunU6qw3pQMV3Q5qw&#038;cad=rja</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Phoenix</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90499</link>
		<dc:creator>Phoenix</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 14:43:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.infosyrie.fr/?p=13015#comment-90499</guid>
		<description><![CDATA[@Hezbollah 


Bravo Hezbollah,

J&#039;en reste bouche bée et j&#039;en suis admirative et touchée...

Le poème est d&#039;une Syrienne, de Syrie, écrit dans un Français parfait et qui a fait parvenir sa poésie en France.

Dites le, si je ne me trompe sur ce qui m&#039;avait déjà touché, il-y-a peu ?

Je pense même que ce poème a été reproduit dans la presse américaine...

Est-ce peut-être une de nos &quot;Infosyriennes&quot; ?!

Mais de qui qu&#039;il soit, il chante l&#039;Humanité !



« Le pouvoir des mots est la force de l&#039;humanité... »

de Franck Dunand


Phoenix]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Hezbollah </p>
<p>Bravo Hezbollah,</p>
<p>J&rsquo;en reste bouche bée et j&rsquo;en suis admirative et touchée&#8230;</p>
<p>Le poème est d&rsquo;une Syrienne, de Syrie, écrit dans un Français parfait et qui a fait parvenir sa poésie en France.</p>
<p>Dites le, si je ne me trompe sur ce qui m&rsquo;avait déjà touché, il-y-a peu ?</p>
<p>Je pense même que ce poème a été reproduit dans la presse américaine&#8230;</p>
<p>Est-ce peut-être une de nos &laquo;&nbsp;Infosyriennes&nbsp;&raquo; ?!</p>
<p>Mais de qui qu&rsquo;il soit, il chante l&rsquo;Humanité !</p>
<p>« Le pouvoir des mots est la force de l&rsquo;humanité&#8230; »</p>
<p>de Franck Dunand</p>
<p>Phoenix</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Phoenix</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90489</link>
		<dc:creator>Phoenix</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 14:28:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[@roll

Merci Roll, j&#039;aime bien cette juxtaposition...

Elle me parle...

J&#039;adore l&#039;émulation d&#039;idées et ci cela en inspire certains, dans ce monde de brutes, ce n&#039;est que plus grand plaisir de partager...


« L’esprit est le sel de la conversation, non sa nourriture.  »

de William Hazlitt

Extrait d’une Conférence sur les écrivains comiques anglais



Phoenix]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@roll</p>
<p>Merci Roll, j&rsquo;aime bien cette juxtaposition&#8230;</p>
<p>Elle me parle&#8230;</p>
<p>J&rsquo;adore l&rsquo;émulation d&rsquo;idées et ci cela en inspire certains, dans ce monde de brutes, ce n&rsquo;est que plus grand plaisir de partager&#8230;</p>
<p>« L’esprit est le sel de la conversation, non sa nourriture.  »</p>
<p>de William Hazlitt</p>
<p>Extrait d’une Conférence sur les écrivains comiques anglais</p>
<p>Phoenix</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Madame Marie Adélaïde DUGLAN</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90486</link>
		<dc:creator>Madame Marie Adélaïde DUGLAN</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 14:17:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.infosyrie.fr/?p=13015#comment-90486</guid>
		<description><![CDATA[Les tentatives de régler la crise en Syrie en contournant le Conseil de sécurité de l&#039;Onu sont susceptibles d&#039;avoir des conséquences destructrices pour la communauté internationale, a déclaré vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

 


&quot;Les tentatives de trouver des solutions à la crise syrienne en contournant le Conseil de sécurité de l&#039;Onu sont susceptibles d&#039;avoir des conséquences les plus destructrices et les plus dangereuses, tant pour la Syrie que pour la région du Proche-Orient, ainsi que, en fin de compte, pour l&#039;ordre du monde actuel&quot;, a indiqué le vice-ministre lors d&#039;une intervention devant les étudiants de l&#039;Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO).]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les tentatives de régler la crise en Syrie en contournant le Conseil de sécurité de l&rsquo;Onu sont susceptibles d&rsquo;avoir des conséquences destructrices pour la communauté internationale, a déclaré vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les tentatives de trouver des solutions à la crise syrienne en contournant le Conseil de sécurité de l&rsquo;Onu sont susceptibles d&rsquo;avoir des conséquences les plus destructrices et les plus dangereuses, tant pour la Syrie que pour la région du Proche-Orient, ainsi que, en fin de compte, pour l&rsquo;ordre du monde actuel&nbsp;&raquo;, a indiqué le vice-ministre lors d&rsquo;une intervention devant les étudiants de l&rsquo;Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Madame Marie Adélaïde DUGLAN</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90485</link>
		<dc:creator>Madame Marie Adélaïde DUGLAN</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 14:11:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.infosyrie.fr/?p=13015#comment-90485</guid>
		<description><![CDATA[Oui je viens de voir que RIANOVOSTI international repend aussi cette information.. ainsi que magzinfo.ca,et, www.cameroun24.net.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui je viens de voir que RIANOVOSTI international repend aussi cette information.. ainsi que magzinfo.ca,et, <a href="http://www.cameroun24.net" rel="nofollow">http://www.cameroun24.net</a>.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Phoenix</title>
		<link>http://www.infosyrie.fr/actualite/poutine-fait-la-lecon-aux-occidentaux/#comment-90483</link>
		<dc:creator>Phoenix</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 14:10:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voici une info reçue par mail, très instructif que je vous transfère sur l&#039;Allemagne qui s&#039;accommode lentement de l&#039;envoi de forces armées à l&#039;étranger (sa Constitution lui interdisait cela jusque récemment), mais pas que ça non plus...

L&#039;Occident Globaliste, veut impliquer tous les pays de son giron dans ses action criminelles, peu importe l&#039;Histoire et les leçons que les pays et peuples voudraient en tirer, particulièrement l&#039;Allemagne...

&quot;
http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention

Série: L’Allemagne; l’empire accidentel

 
L’Allemagne s’accommode lentement de l’envoi de forces armées à l’étranger
Les rôles en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan aident l’armée allemande à se moderniser mais l’opinion publique conserve un sentiment de culpabilité au sujet de la période nazi. 
Julian Borger, éditeur Diplomatique

guardian.co.uk, Mardi 18 septembre 2012

 



Un soldat patrouillant près de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan. Un incident où des vingtaines de civils

Afghans ont été tués a provoqué un tollé qui a forcé le Ministre de la défense à démissionner.

Photograph: Michael Kappeller/AFP/Getty


Le ministère de la Défense allemande doit prendre une décision dans les semaines qui viennent, s’il doit suivre la tendance des armées occidentales et commander des drones de combat armés de missiles air-surface, mais la question a rencontré une ambivalence nationale persistante, 70 ans après la Seconde guerre mondiale, sur l’éthique d’entrer dans la bataille.

Ecrivant dans Der Spiegel, l’essayiste essayist Dirk Kurbjuweit, a mis en garde que les drones « humains » pouvaient en réalité être l’arme la plus brutale de toutes » et a rappelé un souvenir encore vif du passé militaire allemand récent : une frappe aérienne ordonnée en 2009 par un colonel allemand en Afghanistan avait coûté la vie à 100 Afghans, dont beaucoup de civils. Ne voulant pas risquer des vies allemandes, le colonel, Georg Klein, s’était fié à des images aériennes pour demander à des avions de guerre US d’ouvrir le feu sur deux camions-citernes pétroliers volés par les Talibans. Kurbjuweit avait écrit: “Si une patrouille avait été envoyée, les soldats auraient vu que les camions étaient embourbés dans la boue et ne posaient plus de danger, et ils auraient vu aussi que les gens qui entouraient les camions étaient des villageois inoffensifs et pas des combattants. Mais cela aurait signifié de risquer des vies allemandes, ce que le colonel Klein ne voulait pas ».

 

Le meurtre de vingtaines de civils, y compris beaucoup d’enfants, avait représenté un des pires nombre de victimes dans un seul incident en Afghanistan depuis des années. Il a eu un impact profond sur l’opinion publique allemande chez qui le sentiment de culpabilité au sujet de la période nazi est encore un facteur psychologique puissant. Le Ministre de la Défense d’alors, Franz Josef Jung avait dû démissionner.

Klein lui-même, cependant, n’avait pas été accusé et le mois dernier il a été promu au rang de général. Les forces armées, la Bundeswehr, ont dédaigné le déluge de critiques. 

 

La Bundeswehr, qui connaît une période de transformation, a finalement changé d’une force de conscrits à une force professionnelle à l’été dernier, et on prévoit une diminution de 240.000 hommes à 185.000. Et le mois dernier, la Cour fédérale constitutionnelle a décrété qu’en cas d’une attaque de « proportions catastrophiques », comme une attaque terroriste dans une ville, les soldats de la nation pourraient être déployés avec leurs armes sur le sol allemand en temps de paix.  

Aucune société occidentale ne veut voir des troupes dans la rue, mais ce rôle domestique avait jusqu’ici représenté un tabou particulier en Allemagne à cause du poids de l’histoire du pays. Émergeant des ruines de la guerre, l’état allemand post-nazi a étroitement lié son armée à des formalités constitutionnelles dans l’espoir qu’elle ne représenterait plus jamais une menace pour son propre peuple et le reste de l’Europe.

 

L’histoire des deux décennies écoulées pour la Bundeswehr a été le retrait précautionneux de ces formalités, un tabou dans le temps. Quand la guerre a éclaté dans les Balkans beaucoup d’Allemands ont prétendu que le pays avoir un devoir spécial d’arrêter le génocide. Quand finalement l’OTAN est intervenu en 1995, des soldats allemands ont été déployés à l’étranger pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, installant un hôpital militaire dans le port croate de Split.

L’Allemagne a fait un pas de plus au Kosovo, où des soldats allemands ont tiré leurs premières balles par colère, bien que la mission en était une de maintien de la paix, avec à peine un degré de danger plus élevé qu’en Bosnie.

Quand l’Allemagne a accepté de contribuer aux troupes en Afghanistan, trois ans plus tard, en solidarité avec les Etats-Unis après les attaques du 9/11, on pensait que le déploiement serait à peine plus périlleux. Dans le nord plus pacifique, on a  dit aux Allemands que leurs soldats passeraient leur temps à aider au développement de projets. Pour limiter les pertes, le déploiement était cantonné avec des « avertissements » limitant ce que les soldats étaient autorisés à faire, provoquant la description de la Bundeswehr par un officier britannique comme « une organisation de camping agressif ».

Cependant, la détérioration drastique de la situation de sécurité dans les provinces du nord de l’Afghanistan où les Allemands avaient leurs garnisons avait forcé à suspendre progressivement les avertissements. En février 2010, le Ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a encore davantage libéré la Bundeswehr, en reclassant officiellement la guerre en Afghanistan comme « un conflit armé sous droit international » pour permettre aux soldats allemands en Afghanistan d’agir sans craindre de poursuites lors de leur retour chez eux.

« L’Afghanistan s’avéra beaucoup moins sûr qu’ils ne l’avaient pensé, mais les Allemands l’ont examiné, ont changé leurs règlements d’engagement et ont répliqué en tirant, » a dit Tomas Valasek, le directeur de la politique étrangère et de la défense du Centre pour la réforme européenne.

« L’Allemagne est passé d’un cas spécial à une armée normale. Elle avait été un cas à part. Maintenant elle est encore maintenant un des pays le plus réticent en Europe à déployer des forces, mais elle n’est plus en dehors des palmarès ».   

Cette réticence résiduelle est redevenue apparente quand la Chancelière allemande, Angela Merkel et Westerwelle ont décidé d’opter de ne pas participer à l’intervention de l’OTAN en Libye, craignant qu’un rôle allemand dans une autre aventure étrangère avec une issue incertaine serait mal accueillie par un électorat à la veille d’élections régionales.

 « C’était un calcul de personnes de la classe politique en vue des prochaines élections, » a dit Christian Mölling, de l’Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité. « Je ne crois pas que cela représentait en aucune façon un jugement stratégique. Fondamentalement, réfléchir sur l’impact stratégique de telles actions, n’a pas été répandu en Allemagne. »

Ulrike Guérot, du Conseil européen des relations étrangères, a argué que rétrospectivement, l’abstention allemande de la résolution de l’ONU autorisant l’intervention, et sa décision de ne pas participer aux opérations, a été une erreur.

« Alors que ses partenaires et alliés les plus proches saisissent et alimentent leur engagement à la doctrine de responsabilité de protéger, l’Allemagne préfère encore se considérer comme une plus grande version de la Suisse. Mais ceci ne fonctionne simplement pas globalement pour l’Europe, » a écrit Guérot.

Dans un sondage de tendances d’un Marshall Fund Ttransatlantic allemand, plus de la moitié des Allemands interrogés pensaient que l’intervention en Libye était justifiée. Certains analystes militaires allemands prétendent que de telles actions limitées fournissant une couverture aérienne pour un temps limité pour soutenir une force amie au sol procurent un beaucoup meilleur modèle d’interventions occidentales que les bourbiers en Irak et en Afghanistan.

Constanze Stelzenmüller, un (une) expert de la sécurité au Marshall Fund allemand a dit : « Il y a un mécontentement général avec des opérations de stabilisation, et une approbation du vite dedans et vite dehors, impliquant une couverture aérienne et des forces spéciales ».

 

En se transformant elle-même en une force expéditionnaire plus légère, plus agile qui pourrait participer à de telles opérations, la Bundeswehr converge maintenant au niveau organisationnel vers ses alliés européens et américains. Psychologiquement, cependant, cela pourrait demander un certain temps avant que les Allemands ne perdent globalement leur héritage de malaise avec leurs forces armées.

 

 

 

http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention


Série: L’Allemagne; l’empire accidentel - Germany: the accidental empire
http://www.spiegel.de/international/world/essay-on-german-plans-to-acquire-combat-drones-a-848851.html


Craignez la Faucheuse: les drones « humains » sont les armes les plus brutales de toutes 

Un essai de Dirk Kurbjuweit
      



 

L’armée allemande envisage l’achat de drones de combat. Mais nous ne devrions pas nous permettre nous mêmes d’être séduits par l’idée qu’un avion sans équipage est une arme humaine. Au contraire, il démontre la nature véritable de la guerre dans toute sa brutalité.

 

Un poseur de bombe suicide a besoin de vouloir sacrifier sa vie à 100%. Avec un drone piloté, d’autre part, le risque de mort du pilote se réduit à 0%. La guerre de l’Occident contre la terreur islamiste est actuellement menée entre ces deux priorités conflictuelles. Rien n’est plus indicatif de l’asymétrie de la guerre, et rien n’est aussi symbolique des cultures qui la mènent.

C’est une guerre entre ceux qui sont prêts à sacrifier tout et ceux qui refusent de renoncer à quoi que ce soit – une guerre de sacrifice par opposition à la commodité, des corps par opposition à  la technologie et le risque par opposition à la sécurité.

Comme aucune autre arme, le drone est le résultat des besoins et des forces de l’Occident. Outre la commodité, la technologie et la sécurité, il représente aussi une prétention morale. Dans le monde des armes, le drone est une bonne arme, du moins à première vue. Il ne réclame aucune victime d’un côté et relativement peu de l’autre, parce qu’il tire des missiles de précision.

 

Le ministère allemand de la Défense a confirmé récemment que l’armée allemande, la Bundeswehr, revoit actuellement la question si elle devrait acheter des drones de combat. (En ce moment elle utilise uniquement des drones non-armés dans des buts de reconnaissance.) Parce que l’Allemagne est relativement scrupuleuse en matière de guerre, l’avion sans équipage semble être l’arme idéale pour le pays.

 

Mais est-ce réellement vrai que le drone est une bonne arme ? En réalité, il fait surgir un nombre de questions éthiques en relation avec l’amour propre, l’humanité et le droit.

 

Garder leurs distances 

 

Dans l’histoire de la guerre, le combat corps à corps est considéré comme spécialement noble. Il exige de la force et du courage. Ceux qui sont plus faibles et plus prudents préfèrent garder leurs distances. Dans la Bible, David a pu vaincre Goliath parce que sa fronde lui a permis de rester loin du géant. 

Les lances, les arcs, les fusils et les canons sont des inventions qui créent une distance entre les combattants, donnant une chance au faible et au malin. Mais même ces armes exigent que les soldats s’exposent eux-mêmes au risque. Ils doivent être présents physiquement sur le champ de bataille et être armés pour le combat corps à corps. L’aviation a créé une distance même plus grande entre les adversaires, mais le pilote doit posséder du courage pour s’exposer lui-même au feu de l’ennemi et pour surmonter sa peur d’être abattu.

 

Les missiles ont été l’étape suivante. Ils ont transformé l’opération des armes en fonctions, de sorte, qu’en théorie, même des utilisateurs de chaises roulantes pourraient devenir des combattants armés. A l’âge des têtes nucléaires, ces soldats sont confrontés au risque d’une contre-attaque, qui est un risque pour tout le monde. Cela ne demande ni courage, ni force, ni capacités. Tout ce qu’il faut, c’est pousser sur un bouton.

 

Les pilotes qui contrôlent les drones Prédateur  et Faucheur (Predator and Reaper drones) au-dessus de la région du Waziristan au Pakistan, de leurs bases aux Etats-Unis sont confrontés à un minimum de risque. Un poseur de bombe suicide devrait s’arranger pour entrer dans sa base pour riposter, et c’est improbable. En se référant aux concepts traditionnels de combat, une guerre menée avec des drones est une guerre lâche. Le lâche, dans cette équation, est celui qui prend peu ou pas de risque pour combattre ceux qui prennent de grands risques.

 

L’amour-propre du combattant

 

Dans le monde des combattants islamistes ou terroristes, les vieux concepts sont encore toujours d’actualité. Ce qui était vu autrefois comme des vertus masculines universelles – le courage, la volonté de combattre et la volonté de sacrifice (en d’autres mots, l’amour-propre du combattant) – prévalent dans ce monde. Un poseur de bombe suicide se voit probablement exactement dans ces termes. D’autre part, il est aussi un lâche, parce qu’il attaque souvent des civils non-armés.

 

Pour des parties du monde islamique, les drones sont une expression de la dépravation occidentale, et chaque nouvelle attaque déclenche plus d’indignation. Pour eux, il est méprisable qu’une machine effectue le boulot dangereux, alors que personne ne s’engage dans le combat réel. Mais cela ne devrait pas être une cause de préoccupation pour l’Occident. C’est un progrès que les vieilles vertus masculines ne dominent plus la société. Elles ont souvent conduit à des calamités, comme ne le savent que trop bien les Allemands et leurs voisins.

Ainsi, le drone est une arme lâche, par rapport à la perspective des valeurs anciennes, et de fait, cela n’a pas réellement de l’importance. Le but aujourd’hui n’est pas de trouver des réponses de fierté aux défis, mais des réponses intelligentes. Pour le dire autrement, un pilote de drone peut en effet être fier de la technologie occidentale et de son habileté.

 

Il y a eu longtemps une discussion sur la possibilité de faire des armes humaines. En d’autres mots, est-il possible de créer des armes qui en quelque manière protègent les auteurs ou diminue le dommage aux victimes ? Dans ce contexte, le mot humain n’est pas un concept absolu mais relatif, se référant à une arme qui est moins horrible que d’autres armes.

 

La « bonne » guillotine

 

Les dirigeants de la Révolution française avaient les droits humains inscrits dans la constitution, et ils ont transformé la guillotine en leur arme contre la déviance. Le président du comité de la santé, le Dr. Joseph-Ignace Guillotin, en avait fait la promotion, et elle était considérée comme humaine parce que contrairement à la potence, elle tuait rapidement. Les révolutionnaires ont commis un massacre avec cette « bonne » arme, avec des milliers de personnes perdant la vie sous la guillotine. Le nombre de morts aurait peut-être été moindre si les dirigeants révolutionnaires Maximilien de Robespierre et Louis Antoine de Saint-Just avaient dû regarder leurs victimes se balancer au gibet pendant de longues minutes, ou si leur tête n’avait été séparée qu’après de multiples coups de la hache du bourreau. En d’autres mots, si une arme apparaît plus humaine, elle crée la tentation de l’utiliser plus souvent.

 

L’aspect le plus humain des drones est qu’ils protègent les troupes du côté qui les utilise. L’Occident, heureusement, a largement éliminé les cultes du sacrifice. Aujourd’hui, l’idéal est de survivre le plus longtemps possible, de préférence jusqu’au vieil âge mûr de 90 ou 100 ans. La science militaire aspire à maintenir les gens hors de la guerre, permettant à des robots de faire le travail à leur place. Le drone est un précurseur de guerres futures qu’on prévoit moins sanglantes. 

 

L’Allemagne est particulièrement sensible quand il s’agit de soldats morts. Dans les moments tranquilles, personne n’est intéressé dans la mission de la Bundeswehr en Afghanistan. Mais dès qu’il y a des victimes, les appels pour retirer les troupes deviennent plus sonores. Ainsi les drones armés pourraient servir à diminuer la tension sur la psyché collective allemande. Et cela est spécialement le cas parce que les drones ne dévastent pas autant la région autour des combattants ennemis que l’aviation régulière. Les missiles Feu d’enfer qui sont tirés à partir de drones peuvent toucher leur cible avec une grande précision, de sorte que le nombre de victimes est relativement bas.

Une arme a aussi une psychologie, signifiant qu’elle affecte la disposition de ses utilisateurs de sa propre manière unique. Le drone est spécialement tentant pour des politiciens de nature aimablement humaine. L’ancien Président US George W. Bush, qui ne tombe pas dans cette catégorie, a utilisé des drones armés au Pakistan 52 fois dans les quatre dernières années de sa présidence. Son successeur, Barak Obama, apparemment plus aimable et plus humain a déjà déployé des drones 285 fois. Tout comme les drones conviennent à l’Allemagne, ils conviennent aussi à Obama. Parce qu’ils ne semblent pas aussi terribles que d’autres armes, les barrières pour les utiliser sont relativement basses.

 

Dossier d’une trajectoire tragique

 

A ce jour, l’arme la plus humaine de toutes est celle qui potentiellement est la plus horrible – le missile balistique intercontinental, équipé de multiples têtes nucléaires, capable d’effacer une ville de un million d’habitants. Elle a zéro victime, parce que personne n’a osé l’utiliser.

Les « bons » drones, de leur côté, ont un dossier de trajectoire beaucoup plus tragique. Le Bureau du journalisme d’investigation à Londres a découvert que les Etats-Unis avaient utilisé au Pakistan des drones 337 fois entre 2004 et 2012, tuant entre 2.524 et 3.247 personnes. Les victimes comprenaient 482 à 852 civils, dont 175 étaient des enfants. Des nombreux maux de la guerre, les victimes civiles sont les pires.

 

Le taux élevé de victimes civiles provient du fait que les Américains n’utilisent pas leurs drones armés dans les champs de bataille, mais dans le voisinage de gens qui sont considérés comme des terroristes. Cela signifie, bien sûr, qu’il y aura parfois des civils dans le voisinage, qui, malgré la précision des drones vont perdre la vie. 

C’est un dilemme qui s’applique aux frappes aériennes, en général. Parce que les pays occidentaux veulent minimiser leurs pertes militaires, ils acceptent des pertes civiles comme un mal nécessaire. Un exemple bien connu est un incident de 2009 impliquant le bombardement camions-citernes près de Kunduz en Afghanistan.  Le colonel allemand, Georg Klein, s’était fié à des images aériennes au lieu d’envoyer une patrouille vers la rivière. Si une patrouille avait été envoyée, les soldats auraient vu que les camions étaient embourbés dans la boue et ne posaient plus de danger, et ils auraient vu aussi que les gens qui entouraient les camions étaient des villageois inoffensifs et pas des combattants. Mais cela aurait signifié de risquer des vies allemandes, ce que le colonel Klein ne voulait pas. Au lieu de cela, il avait ordonné une frappe aérienne qui tua plus de 100 personnes, dont la plupart des civils.

 

L’arme la plus précise pour abattre des terroristes est encore l’intelligence d’un agent comme James bond, mais il doit risquer sa vie pendant ses missions, et c’est pourquoi on préfère les drones dans la vie réelle.

 

Une approche humaine de la guerre est une question complexe. Les drones semblent relativement humains, mais cette perception ne fait qu’augmenter la tentation de les utiliser. Ils épargnent les propres troupes d’un côté, ce qui est bien, mais ils constituent une grande menace pour des civils, ce qui est terrible. Comme résultat, l’approche humaine donne naissance à une forme spéciale d’inhumanité.

 

Astucieux mais insidieux

 

A partir d’une perspective légale, il peut être moins problématique de tuer 1.000 personnes qu’une ou dix. Si beaucoup de soldats meurent dans un petit laps de temps, c’est considéré comme une bataille, qui fait partie de la guerre. Le droit international permet de tuer des combattants dans une bataille.

 

Mais l’utilisation de drones armés cotre des terroristes est-il un acte de guerre ? Ou est-ce la traque de criminels présumés, qui tomberaient sous le droit criminel ? Cela, à son tour, demanderait une enquête policière, un procureur, un avocat, un juge, un procès et un verdict.

Les Américains ne se soucient de rien de tout cela, parce qu’ils se voient eux-mêmes dans une guerre contre la terreur. Mais c’est aussi contestable si des meurtres ciblés d’individus sont permis dans une guerre, parce que l’option de capturer des terroristes présumés existe aussi.  

Il existe beaucoup de visions sur la question parmi les experts du droit. Comme c’est si souvent le cas, il est difficile de déterminer exactement de façon concluante ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. On peut cependant conclure que ces exécutions permanentes ne sont pas compatibles avec une culture de droit démocratique. Même des révolutionnaires français comme Saint-Just et Robespierre ont perdu leur crédibilité suite à la vague d’exécutions (et ont fini eux-mêmes sous la guillotine).

Les drones sont des armes astucieuses, mais aussi insidieuses, parce que l’éthique qui entoure leur utilisation est si compliquée. Néanmoins, la Bundeswehr pourrait faire le bon choix en acquérant des drones armés. Mais ils ne peuvent pas être utilisés pour traquer des terroristes. L’Allemagne est un pays basé sur l’observation du droit et qui n’a pas la peine de mort. En tant que tel, il ne devrait pas être impliqué dans des exécutions contrôlées à distance. Des avions sans équipages ont du sens comme soutien de troupes terrestres pendant des opérations de combat. A part cela, l’avenir de la politique de sécurité appartient aux robots, et ce serait erroné d’ignorer ce développement. 

 

Mais personne ne devrait se permettre lui-même d’être séduit par l’idée que cette arme est humaine ou bonne. Un drone armé de missiles démontre la nature essentielle de la guerre d’une manière spécialement claire. Parce qu’un drone traque un individu, le massacre perd son anonymat. La victime acquiert un nom et un visage, et il devient excessivement clair de ce qu’est la guerre : la destruction d’êtres humains.&quot;


« Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte. »

Proverbe indien


Phoenix


Chez certains &quot;la faucheuse&quot; a bonne presse...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une info reçue par mail, très instructif que je vous transfère sur l&rsquo;Allemagne qui s&rsquo;accommode lentement de l&rsquo;envoi de forces armées à l&rsquo;étranger (sa Constitution lui interdisait cela jusque récemment), mais pas que ça non plus&#8230;</p>
<p>L&rsquo;Occident Globaliste, veut impliquer tous les pays de son giron dans ses action criminelles, peu importe l&rsquo;Histoire et les leçons que les pays et peuples voudraient en tirer, particulièrement l&rsquo;Allemagne&#8230;</p>
<p>&nbsp;&raquo;<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention" rel="nofollow">http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention</a></p>
<p>Série: L’Allemagne; l’empire accidentel</p>
<p>L’Allemagne s’accommode lentement de l’envoi de forces armées à l’étranger<br />
Les rôles en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan aident l’armée allemande à se moderniser mais l’opinion publique conserve un sentiment de culpabilité au sujet de la période nazi.<br />
Julian Borger, éditeur Diplomatique</p>
<p>guardian.co.uk, Mardi 18 septembre 2012</p>
<p>Un soldat patrouillant près de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan. Un incident où des vingtaines de civils</p>
<p>Afghans ont été tués a provoqué un tollé qui a forcé le Ministre de la défense à démissionner.</p>
<p>Photograph: Michael Kappeller/AFP/Getty</p>
<p>Le ministère de la Défense allemande doit prendre une décision dans les semaines qui viennent, s’il doit suivre la tendance des armées occidentales et commander des drones de combat armés de missiles air-surface, mais la question a rencontré une ambivalence nationale persistante, 70 ans après la Seconde guerre mondiale, sur l’éthique d’entrer dans la bataille.</p>
<p>Ecrivant dans Der Spiegel, l’essayiste essayist Dirk Kurbjuweit, a mis en garde que les drones « humains » pouvaient en réalité être l’arme la plus brutale de toutes » et a rappelé un souvenir encore vif du passé militaire allemand récent : une frappe aérienne ordonnée en 2009 par un colonel allemand en Afghanistan avait coûté la vie à 100 Afghans, dont beaucoup de civils. Ne voulant pas risquer des vies allemandes, le colonel, Georg Klein, s’était fié à des images aériennes pour demander à des avions de guerre US d’ouvrir le feu sur deux camions-citernes pétroliers volés par les Talibans. Kurbjuweit avait écrit: “Si une patrouille avait été envoyée, les soldats auraient vu que les camions étaient embourbés dans la boue et ne posaient plus de danger, et ils auraient vu aussi que les gens qui entouraient les camions étaient des villageois inoffensifs et pas des combattants. Mais cela aurait signifié de risquer des vies allemandes, ce que le colonel Klein ne voulait pas ».</p>
<p>Le meurtre de vingtaines de civils, y compris beaucoup d’enfants, avait représenté un des pires nombre de victimes dans un seul incident en Afghanistan depuis des années. Il a eu un impact profond sur l’opinion publique allemande chez qui le sentiment de culpabilité au sujet de la période nazi est encore un facteur psychologique puissant. Le Ministre de la Défense d’alors, Franz Josef Jung avait dû démissionner.</p>
<p>Klein lui-même, cependant, n’avait pas été accusé et le mois dernier il a été promu au rang de général. Les forces armées, la Bundeswehr, ont dédaigné le déluge de critiques. </p>
<p>La Bundeswehr, qui connaît une période de transformation, a finalement changé d’une force de conscrits à une force professionnelle à l’été dernier, et on prévoit une diminution de 240.000 hommes à 185.000. Et le mois dernier, la Cour fédérale constitutionnelle a décrété qu’en cas d’une attaque de « proportions catastrophiques », comme une attaque terroriste dans une ville, les soldats de la nation pourraient être déployés avec leurs armes sur le sol allemand en temps de paix.  </p>
<p>Aucune société occidentale ne veut voir des troupes dans la rue, mais ce rôle domestique avait jusqu’ici représenté un tabou particulier en Allemagne à cause du poids de l’histoire du pays. Émergeant des ruines de la guerre, l’état allemand post-nazi a étroitement lié son armée à des formalités constitutionnelles dans l’espoir qu’elle ne représenterait plus jamais une menace pour son propre peuple et le reste de l’Europe.</p>
<p>L’histoire des deux décennies écoulées pour la Bundeswehr a été le retrait précautionneux de ces formalités, un tabou dans le temps. Quand la guerre a éclaté dans les Balkans beaucoup d’Allemands ont prétendu que le pays avoir un devoir spécial d’arrêter le génocide. Quand finalement l’OTAN est intervenu en 1995, des soldats allemands ont été déployés à l’étranger pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, installant un hôpital militaire dans le port croate de Split.</p>
<p>L’Allemagne a fait un pas de plus au Kosovo, où des soldats allemands ont tiré leurs premières balles par colère, bien que la mission en était une de maintien de la paix, avec à peine un degré de danger plus élevé qu’en Bosnie.</p>
<p>Quand l’Allemagne a accepté de contribuer aux troupes en Afghanistan, trois ans plus tard, en solidarité avec les Etats-Unis après les attaques du 9/11, on pensait que le déploiement serait à peine plus périlleux. Dans le nord plus pacifique, on a  dit aux Allemands que leurs soldats passeraient leur temps à aider au développement de projets. Pour limiter les pertes, le déploiement était cantonné avec des « avertissements » limitant ce que les soldats étaient autorisés à faire, provoquant la description de la Bundeswehr par un officier britannique comme « une organisation de camping agressif ».</p>
<p>Cependant, la détérioration drastique de la situation de sécurité dans les provinces du nord de l’Afghanistan où les Allemands avaient leurs garnisons avait forcé à suspendre progressivement les avertissements. En février 2010, le Ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a encore davantage libéré la Bundeswehr, en reclassant officiellement la guerre en Afghanistan comme « un conflit armé sous droit international » pour permettre aux soldats allemands en Afghanistan d’agir sans craindre de poursuites lors de leur retour chez eux.</p>
<p>« L’Afghanistan s’avéra beaucoup moins sûr qu’ils ne l’avaient pensé, mais les Allemands l’ont examiné, ont changé leurs règlements d’engagement et ont répliqué en tirant, » a dit Tomas Valasek, le directeur de la politique étrangère et de la défense du Centre pour la réforme européenne.</p>
<p>« L’Allemagne est passé d’un cas spécial à une armée normale. Elle avait été un cas à part. Maintenant elle est encore maintenant un des pays le plus réticent en Europe à déployer des forces, mais elle n’est plus en dehors des palmarès ».   </p>
<p>Cette réticence résiduelle est redevenue apparente quand la Chancelière allemande, Angela Merkel et Westerwelle ont décidé d’opter de ne pas participer à l’intervention de l’OTAN en Libye, craignant qu’un rôle allemand dans une autre aventure étrangère avec une issue incertaine serait mal accueillie par un électorat à la veille d’élections régionales.</p>
<p> « C’était un calcul de personnes de la classe politique en vue des prochaines élections, » a dit Christian Mölling, de l’Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité. « Je ne crois pas que cela représentait en aucune façon un jugement stratégique. Fondamentalement, réfléchir sur l’impact stratégique de telles actions, n’a pas été répandu en Allemagne. »</p>
<p>Ulrike Guérot, du Conseil européen des relations étrangères, a argué que rétrospectivement, l’abstention allemande de la résolution de l’ONU autorisant l’intervention, et sa décision de ne pas participer aux opérations, a été une erreur.</p>
<p>« Alors que ses partenaires et alliés les plus proches saisissent et alimentent leur engagement à la doctrine de responsabilité de protéger, l’Allemagne préfère encore se considérer comme une plus grande version de la Suisse. Mais ceci ne fonctionne simplement pas globalement pour l’Europe, » a écrit Guérot.</p>
<p>Dans un sondage de tendances d’un Marshall Fund Ttransatlantic allemand, plus de la moitié des Allemands interrogés pensaient que l’intervention en Libye était justifiée. Certains analystes militaires allemands prétendent que de telles actions limitées fournissant une couverture aérienne pour un temps limité pour soutenir une force amie au sol procurent un beaucoup meilleur modèle d’interventions occidentales que les bourbiers en Irak et en Afghanistan.</p>
<p>Constanze Stelzenmüller, un (une) expert de la sécurité au Marshall Fund allemand a dit : « Il y a un mécontentement général avec des opérations de stabilisation, et une approbation du vite dedans et vite dehors, impliquant une couverture aérienne et des forces spéciales ».</p>
<p>En se transformant elle-même en une force expéditionnaire plus légère, plus agile qui pourrait participer à de telles opérations, la Bundeswehr converge maintenant au niveau organisationnel vers ses alliés européens et américains. Psychologiquement, cependant, cela pourrait demander un certain temps avant que les Allemands ne perdent globalement leur héritage de malaise avec leurs forces armées.</p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention" rel="nofollow">http://www.guardian.co.uk/world/2012/sep/18/germany-military-modernise-foreign-intervention</a></p>
<p>Série: L’Allemagne; l’empire accidentel &#8211; Germany: the accidental empire<br />
<a href="http://www.spiegel.de/international/world/essay-on-german-plans-to-acquire-combat-drones-a-848851.html" rel="nofollow">http://www.spiegel.de/international/world/essay-on-german-plans-to-acquire-combat-drones-a-848851.html</a></p>
<p>Craignez la Faucheuse: les drones « humains » sont les armes les plus brutales de toutes </p>
<p>Un essai de Dirk Kurbjuweit</p>
<p>L’armée allemande envisage l’achat de drones de combat. Mais nous ne devrions pas nous permettre nous mêmes d’être séduits par l’idée qu’un avion sans équipage est une arme humaine. Au contraire, il démontre la nature véritable de la guerre dans toute sa brutalité.</p>
<p>Un poseur de bombe suicide a besoin de vouloir sacrifier sa vie à 100%. Avec un drone piloté, d’autre part, le risque de mort du pilote se réduit à 0%. La guerre de l’Occident contre la terreur islamiste est actuellement menée entre ces deux priorités conflictuelles. Rien n’est plus indicatif de l’asymétrie de la guerre, et rien n’est aussi symbolique des cultures qui la mènent.</p>
<p>C’est une guerre entre ceux qui sont prêts à sacrifier tout et ceux qui refusent de renoncer à quoi que ce soit – une guerre de sacrifice par opposition à la commodité, des corps par opposition à  la technologie et le risque par opposition à la sécurité.</p>
<p>Comme aucune autre arme, le drone est le résultat des besoins et des forces de l’Occident. Outre la commodité, la technologie et la sécurité, il représente aussi une prétention morale. Dans le monde des armes, le drone est une bonne arme, du moins à première vue. Il ne réclame aucune victime d’un côté et relativement peu de l’autre, parce qu’il tire des missiles de précision.</p>
<p>Le ministère allemand de la Défense a confirmé récemment que l’armée allemande, la Bundeswehr, revoit actuellement la question si elle devrait acheter des drones de combat. (En ce moment elle utilise uniquement des drones non-armés dans des buts de reconnaissance.) Parce que l’Allemagne est relativement scrupuleuse en matière de guerre, l’avion sans équipage semble être l’arme idéale pour le pays.</p>
<p>Mais est-ce réellement vrai que le drone est une bonne arme ? En réalité, il fait surgir un nombre de questions éthiques en relation avec l’amour propre, l’humanité et le droit.</p>
<p>Garder leurs distances </p>
<p>Dans l’histoire de la guerre, le combat corps à corps est considéré comme spécialement noble. Il exige de la force et du courage. Ceux qui sont plus faibles et plus prudents préfèrent garder leurs distances. Dans la Bible, David a pu vaincre Goliath parce que sa fronde lui a permis de rester loin du géant. </p>
<p>Les lances, les arcs, les fusils et les canons sont des inventions qui créent une distance entre les combattants, donnant une chance au faible et au malin. Mais même ces armes exigent que les soldats s’exposent eux-mêmes au risque. Ils doivent être présents physiquement sur le champ de bataille et être armés pour le combat corps à corps. L’aviation a créé une distance même plus grande entre les adversaires, mais le pilote doit posséder du courage pour s’exposer lui-même au feu de l’ennemi et pour surmonter sa peur d’être abattu.</p>
<p>Les missiles ont été l’étape suivante. Ils ont transformé l’opération des armes en fonctions, de sorte, qu’en théorie, même des utilisateurs de chaises roulantes pourraient devenir des combattants armés. A l’âge des têtes nucléaires, ces soldats sont confrontés au risque d’une contre-attaque, qui est un risque pour tout le monde. Cela ne demande ni courage, ni force, ni capacités. Tout ce qu’il faut, c’est pousser sur un bouton.</p>
<p>Les pilotes qui contrôlent les drones Prédateur  et Faucheur (Predator and Reaper drones) au-dessus de la région du Waziristan au Pakistan, de leurs bases aux Etats-Unis sont confrontés à un minimum de risque. Un poseur de bombe suicide devrait s’arranger pour entrer dans sa base pour riposter, et c’est improbable. En se référant aux concepts traditionnels de combat, une guerre menée avec des drones est une guerre lâche. Le lâche, dans cette équation, est celui qui prend peu ou pas de risque pour combattre ceux qui prennent de grands risques.</p>
<p>L’amour-propre du combattant</p>
<p>Dans le monde des combattants islamistes ou terroristes, les vieux concepts sont encore toujours d’actualité. Ce qui était vu autrefois comme des vertus masculines universelles – le courage, la volonté de combattre et la volonté de sacrifice (en d’autres mots, l’amour-propre du combattant) – prévalent dans ce monde. Un poseur de bombe suicide se voit probablement exactement dans ces termes. D’autre part, il est aussi un lâche, parce qu’il attaque souvent des civils non-armés.</p>
<p>Pour des parties du monde islamique, les drones sont une expression de la dépravation occidentale, et chaque nouvelle attaque déclenche plus d’indignation. Pour eux, il est méprisable qu’une machine effectue le boulot dangereux, alors que personne ne s’engage dans le combat réel. Mais cela ne devrait pas être une cause de préoccupation pour l’Occident. C’est un progrès que les vieilles vertus masculines ne dominent plus la société. Elles ont souvent conduit à des calamités, comme ne le savent que trop bien les Allemands et leurs voisins.</p>
<p>Ainsi, le drone est une arme lâche, par rapport à la perspective des valeurs anciennes, et de fait, cela n’a pas réellement de l’importance. Le but aujourd’hui n’est pas de trouver des réponses de fierté aux défis, mais des réponses intelligentes. Pour le dire autrement, un pilote de drone peut en effet être fier de la technologie occidentale et de son habileté.</p>
<p>Il y a eu longtemps une discussion sur la possibilité de faire des armes humaines. En d’autres mots, est-il possible de créer des armes qui en quelque manière protègent les auteurs ou diminue le dommage aux victimes ? Dans ce contexte, le mot humain n’est pas un concept absolu mais relatif, se référant à une arme qui est moins horrible que d’autres armes.</p>
<p>La « bonne » guillotine</p>
<p>Les dirigeants de la Révolution française avaient les droits humains inscrits dans la constitution, et ils ont transformé la guillotine en leur arme contre la déviance. Le président du comité de la santé, le Dr. Joseph-Ignace Guillotin, en avait fait la promotion, et elle était considérée comme humaine parce que contrairement à la potence, elle tuait rapidement. Les révolutionnaires ont commis un massacre avec cette « bonne » arme, avec des milliers de personnes perdant la vie sous la guillotine. Le nombre de morts aurait peut-être été moindre si les dirigeants révolutionnaires Maximilien de Robespierre et Louis Antoine de Saint-Just avaient dû regarder leurs victimes se balancer au gibet pendant de longues minutes, ou si leur tête n’avait été séparée qu’après de multiples coups de la hache du bourreau. En d’autres mots, si une arme apparaît plus humaine, elle crée la tentation de l’utiliser plus souvent.</p>
<p>L’aspect le plus humain des drones est qu’ils protègent les troupes du côté qui les utilise. L’Occident, heureusement, a largement éliminé les cultes du sacrifice. Aujourd’hui, l’idéal est de survivre le plus longtemps possible, de préférence jusqu’au vieil âge mûr de 90 ou 100 ans. La science militaire aspire à maintenir les gens hors de la guerre, permettant à des robots de faire le travail à leur place. Le drone est un précurseur de guerres futures qu’on prévoit moins sanglantes. </p>
<p>L’Allemagne est particulièrement sensible quand il s’agit de soldats morts. Dans les moments tranquilles, personne n’est intéressé dans la mission de la Bundeswehr en Afghanistan. Mais dès qu’il y a des victimes, les appels pour retirer les troupes deviennent plus sonores. Ainsi les drones armés pourraient servir à diminuer la tension sur la psyché collective allemande. Et cela est spécialement le cas parce que les drones ne dévastent pas autant la région autour des combattants ennemis que l’aviation régulière. Les missiles Feu d’enfer qui sont tirés à partir de drones peuvent toucher leur cible avec une grande précision, de sorte que le nombre de victimes est relativement bas.</p>
<p>Une arme a aussi une psychologie, signifiant qu’elle affecte la disposition de ses utilisateurs de sa propre manière unique. Le drone est spécialement tentant pour des politiciens de nature aimablement humaine. L’ancien Président US George W. Bush, qui ne tombe pas dans cette catégorie, a utilisé des drones armés au Pakistan 52 fois dans les quatre dernières années de sa présidence. Son successeur, Barak Obama, apparemment plus aimable et plus humain a déjà déployé des drones 285 fois. Tout comme les drones conviennent à l’Allemagne, ils conviennent aussi à Obama. Parce qu’ils ne semblent pas aussi terribles que d’autres armes, les barrières pour les utiliser sont relativement basses.</p>
<p>Dossier d’une trajectoire tragique</p>
<p>A ce jour, l’arme la plus humaine de toutes est celle qui potentiellement est la plus horrible – le missile balistique intercontinental, équipé de multiples têtes nucléaires, capable d’effacer une ville de un million d’habitants. Elle a zéro victime, parce que personne n’a osé l’utiliser.</p>
<p>Les « bons » drones, de leur côté, ont un dossier de trajectoire beaucoup plus tragique. Le Bureau du journalisme d’investigation à Londres a découvert que les Etats-Unis avaient utilisé au Pakistan des drones 337 fois entre 2004 et 2012, tuant entre 2.524 et 3.247 personnes. Les victimes comprenaient 482 à 852 civils, dont 175 étaient des enfants. Des nombreux maux de la guerre, les victimes civiles sont les pires.</p>
<p>Le taux élevé de victimes civiles provient du fait que les Américains n’utilisent pas leurs drones armés dans les champs de bataille, mais dans le voisinage de gens qui sont considérés comme des terroristes. Cela signifie, bien sûr, qu’il y aura parfois des civils dans le voisinage, qui, malgré la précision des drones vont perdre la vie. </p>
<p>C’est un dilemme qui s’applique aux frappes aériennes, en général. Parce que les pays occidentaux veulent minimiser leurs pertes militaires, ils acceptent des pertes civiles comme un mal nécessaire. Un exemple bien connu est un incident de 2009 impliquant le bombardement camions-citernes près de Kunduz en Afghanistan.  Le colonel allemand, Georg Klein, s’était fié à des images aériennes au lieu d’envoyer une patrouille vers la rivière. Si une patrouille avait été envoyée, les soldats auraient vu que les camions étaient embourbés dans la boue et ne posaient plus de danger, et ils auraient vu aussi que les gens qui entouraient les camions étaient des villageois inoffensifs et pas des combattants. Mais cela aurait signifié de risquer des vies allemandes, ce que le colonel Klein ne voulait pas. Au lieu de cela, il avait ordonné une frappe aérienne qui tua plus de 100 personnes, dont la plupart des civils.</p>
<p>L’arme la plus précise pour abattre des terroristes est encore l’intelligence d’un agent comme James bond, mais il doit risquer sa vie pendant ses missions, et c’est pourquoi on préfère les drones dans la vie réelle.</p>
<p>Une approche humaine de la guerre est une question complexe. Les drones semblent relativement humains, mais cette perception ne fait qu’augmenter la tentation de les utiliser. Ils épargnent les propres troupes d’un côté, ce qui est bien, mais ils constituent une grande menace pour des civils, ce qui est terrible. Comme résultat, l’approche humaine donne naissance à une forme spéciale d’inhumanité.</p>
<p>Astucieux mais insidieux</p>
<p>A partir d’une perspective légale, il peut être moins problématique de tuer 1.000 personnes qu’une ou dix. Si beaucoup de soldats meurent dans un petit laps de temps, c’est considéré comme une bataille, qui fait partie de la guerre. Le droit international permet de tuer des combattants dans une bataille.</p>
<p>Mais l’utilisation de drones armés cotre des terroristes est-il un acte de guerre ? Ou est-ce la traque de criminels présumés, qui tomberaient sous le droit criminel ? Cela, à son tour, demanderait une enquête policière, un procureur, un avocat, un juge, un procès et un verdict.</p>
<p>Les Américains ne se soucient de rien de tout cela, parce qu’ils se voient eux-mêmes dans une guerre contre la terreur. Mais c’est aussi contestable si des meurtres ciblés d’individus sont permis dans une guerre, parce que l’option de capturer des terroristes présumés existe aussi.  </p>
<p>Il existe beaucoup de visions sur la question parmi les experts du droit. Comme c’est si souvent le cas, il est difficile de déterminer exactement de façon concluante ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. On peut cependant conclure que ces exécutions permanentes ne sont pas compatibles avec une culture de droit démocratique. Même des révolutionnaires français comme Saint-Just et Robespierre ont perdu leur crédibilité suite à la vague d’exécutions (et ont fini eux-mêmes sous la guillotine).</p>
<p>Les drones sont des armes astucieuses, mais aussi insidieuses, parce que l’éthique qui entoure leur utilisation est si compliquée. Néanmoins, la Bundeswehr pourrait faire le bon choix en acquérant des drones armés. Mais ils ne peuvent pas être utilisés pour traquer des terroristes. L’Allemagne est un pays basé sur l’observation du droit et qui n’a pas la peine de mort. En tant que tel, il ne devrait pas être impliqué dans des exécutions contrôlées à distance. Des avions sans équipages ont du sens comme soutien de troupes terrestres pendant des opérations de combat. A part cela, l’avenir de la politique de sécurité appartient aux robots, et ce serait erroné d’ignorer ce développement. </p>
<p>Mais personne ne devrait se permettre lui-même d’être séduit par l’idée que cette arme est humaine ou bonne. Un drone armé de missiles démontre la nature essentielle de la guerre d’une manière spécialement claire. Parce qu’un drone traque un individu, le massacre perd son anonymat. La victime acquiert un nom et un visage, et il devient excessivement clair de ce qu’est la guerre : la destruction d’êtres humains.&nbsp;&raquo;</p>
<p>« Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte. »</p>
<p>Proverbe indien</p>
<p>Phoenix</p>
<p>Chez certains &laquo;&nbsp;la faucheuse&nbsp;&raquo; a bonne presse&#8230;</p>
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