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Soldat syriens à Midane. En chassant l'ASL de Damas ils ont remporté une victoire bien plus que militaire : politique et psychologique Avec le nettoyage, hier, des derniers points d'appui rebelles de Qadam, Hajar el-Aswad et Aassali, au sud de l'agglomération, nettoyage reconnu même par l'OSDH, la situation est normalisée dans la capitale syrienne. On entendra peut-être encore quelques coup de feu ça et là, mais "la messe est dite". Selon des contacts téléphoniques avec des amis et familles de certains [...]



Esquisse de bilan de la bataille de Damas…

Par Louis Denghien,



Soldat syriens à Midane. En chassant l’ASL de Damas ils ont remporté une victoire bien plus que militaire : politique et psychologique

Avec le nettoyage, hier, des derniers points d’appui rebelles de Qadam, Hajar el-Aswad et Aassali, au sud de l’agglomération, nettoyage reconnu même par l’OSDH, la situation est normalisée dans la capitale syrienne. On entendra peut-être encore quelques coup de feu ça et là, mais « la messe est dite ».

Selon des contacts téléphoniques avec des amis et familles de certains des habitués du site,  Damas retourne à la normale, avec les sorties en ville, les magasins ouverts, les transports de nouveau en service. Mais des barrages militaires sont toujours installés dans certains endroits.

Les médias français, même les plus indécrottables comme I-Télé, ont dû faire leur deuil de la « libération » de la ville par l’ASL. Et le nom de Damas ne se retrouve plus qu’avec parcimonie dans les articles d’actualité français.

Fluctuat nec mergitur

La « bataille » de Damas est donc, on peut le dire finie, et c’est un échec caractérisé, militaire et politique, de l’ASL Rappelons qu’à son déclenchement, dimanche 15 juillet au soir, les « généraux » de l’ASL n’annonçaient rien moins que l’offensive finale contre la capitale et le pouvoir de Bachar. Et ce fut de fait une intense semaine, l’offensive en question coïncidant (heureux hasard) avec un attentat dévastateur contre des dirigeants syriens, touchant Bachar al-Assad dans son système de gouvernement et même dans sa famille. Et les médias alignés, en tous cas français, participaient de tout leur coeur à cette bataille pour Damas, à grand renforts d’images, fournies par les rebelles, de chaos urbain  et d’insurrection.

Jeudi matin, les agents atlantiste  d’I-Télé titraient tous les quarts d’heure leurs journaux sur les « derniers jours » du régime, et même sur la « fuite« de Bachar à Lattaquié. Et les micros se tendaient vers les « responsables » (façon de parler) occidentaux, les « experts » (en propagande atlantiste) et les représentants du CNS, qui tous construisaient déjà fébrilement « l’après Bachar« .

À ce « tsunami de mensonges » et de désinformation que nous dénoncions aussitôt (voir notre article ainsi nommé mis en ligne le 19 juillet) s’ajoutaient les attaques contre les médias syriens ou pro-syriens – à son modeste niveau, Infosyrie a subi 24 heures durant le harcèlement de quelques parasites de tous types mais de la même obédience.

Mais, comme les Syriens, ou la nef parisienne, ou le roseau de La Fontaine, nous avons tangué, nous avons plié, mais nous n’avons ni coulé ni rompu.

Parce que, nous l’avons écrit assez vite, tout ça ressortait à de l’intox. Une intox de qualité, avec de très gros moyens, mais une intox quand même impuissante à transformer la réalité. Et la réalité, c’était que 1 000, 2 000 ou 3 000 fous de Dieu et stipendiés du Qatar ne pouvaient pas prendre une ville comme Damas, majoritairement hostile à l’opposition, et où le pouvoir disposait de nombreuse troupes motivées et bien équipées. Cela nous l’écrivions dès les premiers jours de cette vraie fausse bataille.

Défaite politique plus encore que militaire

Oh certes, l’ASL a réussi une belle opération de propagande, s’invitant au coeur du système syrien, dans une ville restée globalement source aux sirènes « révolutionnaires » depuis près d’un an et demi. Nous avions dit ici, avant cette opération Damas, que cette armée de l’Étranger était incapable de mener une opération au-delà du niveau local ou de quartier. Les faits nous ont-ils démenti ? Oui et non. Non parce, bien évidemment, l’ASL n’a pas mené une offensive militaire digne de ce nom, mais procédé à une infiltration de plus ou moins longue haleine. Les groupes ont investi discrètement des quartiers, plus ou moins défavorisés, où ils pensaient trouver plus d’écho une fois l’opération déclenchée.

Mais, et c’est là la défaite politique de l’ASL, il n’y a pas eu d’insurrection populaire, cette insurrection par laquelle ils espéraient compenser leurs trop faibles effectifs, cette insurrection qui aurait paralysé ou gêné l’armée, et l’aurait démoralisée. Et là encore, sourds aux délires propagandistes de nos télévisions, nous avons écrit que la sociologie politique de Damas n’autorisait pas de tels espoirs de la part de l’opposition syrienne et des journalistes français.

L’ASL, et avec elle le CNS a donc enregistré une défaite à la hauteur de l’intox qu’elle avait gérée. Il y a les pertes humaines : des sources parlent de 1 000 tués au minimum pendant ces neuf à dix jours de combat – dont 150 dimanche. Peut-être. Il y a aussi les capturés. Et le nombreux matériel ramassé (encore que l’ASL dispose certainement de plus d’armes que d’hommes en réserve)…

il y a surtout la perte de prestige : en Syrie et ailleurs, notamment dans le monde arabe, beaucoup ont constaté que des rodomontades et des manipulations médiatiques ne suffisaient pas à renverser le cours des choses ni un régime qui peut toujours compter sur la résistance active de ses forces armées, et sur la résistance passive d’une population qui, quel que soit le niveau de son adhésion à ce gouvernement, ne veut rien avoir à faire avec les barbus à Kalashnikov.

Et par un phénomène de vases communicants politiques, ce que l’ASL a perdu en prestige à Damas, Bachar al-Assd l’a gagné : durement secoué, jusque dans ses affections familiales, le président syrien a tenu bon dans la tempête, comme il avait du reste appris à le faire depuis le printemps 2011. Pour beaucoup de gens, dans le monde arabe, mais pas seulement, sa stature sort grandie de cette épreuve. Pour beaucoup, c’est bien lui le premier résistant du Monde arabe. À l’agression  américaine et pro-américaine. Au terrorisme « islamo-atlantiste ». Au mensonge de masse aussi. Cette crise a achevé de faire de ce président de hasard un homme d’État.

On sait que l’ASL et ses innombrables « amis bien placés » tentent de faire oublier Damas par Alep. Nous répétons là encore que ce qu’ils n’ont pas pu faire à Damas avec 2 ou 3 000 hommes, ils ne parviendront pas d’avantage à le réaliser avec 1 000, dans une ville aussi grande et aussi rétive à l’opposition que l’était Damas. Nous en prenons les paris.

 

 



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31 commentaires à “Esquisse de bilan de la bataille de Damas…”

  1. Mafalda dit :

    Et maintenant que la défaite de leur offensive à Damas est patente, ils veulent faire croire qu’en réalité, il n’y a pas eu d’offensive à Damas, comme l’indique cet article qui est actuellement à la une du journal Le Monde: « Et si l’attentat du 18 juillet à Damas était une manipulation ? ».
    http://www.lemonde.fr/international/article/2012/07/25/et-si-l-attentat-du-18-juillet-a-damas-etait-une-manipulation_1738044_3210.html

    Pour moi c’est un clair indice que leur complot a foiré, et ils veulent suver la face.

    • Akyliss dit :

      et oui comme d’habitude, ils essaient de maquiller leurs crimes par des hypothèses farfelues … si c’était vraiment le cas, je crois que le président syrien n’aurait pas fait un attentat contre un ministre chrétien pour ensuite le remplacer par un autre sunnite…çe n’est pas du tout logique sauf dans la propagande des malades mentaux des médias comme Lemonde.

      • Mafalda dit :

        Bien sur que c’est farfelu! Il n’allait pas risquer de briser le moral de son armee juste au moment ou les bandes armees annoncaient le debut de la bataille finale pour Damas!

    • karim dit :

      le complot des israeliens francais et qataris oui il a foiré, celui des turques et des USA non! Ils n’avaient clairement pas les mêmes objectifs. Les troubles risquent malheureusement de continuer, en moins intense et peut être en moins barbare ( les salafistes ne seront plus là).

      • karim dit :

        Les kurdes auraient libéré une grande partie de leur région en Syrie, à confirmer, cela dit cela fait un moment que ça bouge discrètement. En plus ils ont de la mémoire, ils attendent le Kurdistan depuis une fumeuse promesse qui date de 1921. On comprend mieux pourquoi ils ne s’entendaient pas avec le CNS.

        http://www.rudaw.net/english/news/syria/4999.html

        Assad a-t-il volontairement (un peu forcé quand même) lâché cette région de Syrie? ou bien cela traduit-il que l’armée syrienne n’est pas suffisante pour se battre sur tous les terrains?

        Peu importe, la Syrie vient de perdre un morceau…Je me demande quel est le renard qui va réellement profiter de ce fromage. Les kurdes certes, pas forcement ceux de Turquie, ceux-là ils vont un peu être poussé par les turcs.

        • AVICENNE dit :

          Si la Syrie avait « perdu un morceau », je pense que nous l’aurions entendu sur tous les plateau du Monde « civilisé ».

          Je vois d’içi les titres : « Les kurdes Syriens ne veulent pas de Bachar », « Le Kurdistan Syrien proclame son indépendance ».

          De plus, je ne suis pas certain que cela soit du goût des Turcs qui, m^me s’ils sont immondes avec la Syrie, ne vont pas se laisser poignarder dans le dos.

          Je penche plutôt pour de « l’autodéfense ». Ni ASL (fouteurs de merde !) ni régime (qui attire malgré lui les fouteurs de merde !). « Nous nous défendons en attendant que la situation se calme. Peut-être après tout, cette « fermeté » nous permettra d’obtenir encore plus que la Nationalité Syrienne obtenue il y a peu ? »

          • karim dit :

            Autonomie réelle des kurdes d’Irak + autonomie débutante des kurdes de Syrie, pour moi c’est assez vite vu, création un jour futur du Kurdistan.

            En première lecture les turcs peuvent ne pas être contents. cependant, ce qui gène l’entrée de la Turquie en Europe c’est en la question kurde, peut être qu’ils y trouveront leurs compte perdant eux aussi u bout de territoire, le plus petit possible.

            De plus, business is business, la Turquie achète le pétrole aux kurdes d’Irak sans passer par Bagdad.

        • sowhat dit :

          « Les kurdes auraient libéré une grande partie de leur région en Syrie »

          de quelle région parlez-vous ? les kurdes sont présents à l’est et à l’ouest. Il y a deux types de population kurde en Syrie et on doit aussi distinguer à part les kurdes de Damas et d’Alep présents depuis des siècles. Si vos parlez des kurdes d’Al Hassakeh , il y aussi les arabes (y compris chrétiens) et les assyriens or les zones sont imbriquées et du point de vue de l’économie rurale très interdépendantes (par exemple, au niveau de l’irrigation, des routes, de l’organisation de la production agricole il n’y a pas par exemple de coopérative arabe et de coopérative kurde ou assyrienne etc…) par conséquent à moins d’une insurrection armée impliquant d’importants déplacements de population, ce scénario est irréalisable. Or il n’y a pas d’insurrection armée spécifiquement kurde. Si les kurdes avaient un projet sécessionniste il l’aurait mis en exécution dès les premières semaines des troubles. C’est un secret pour personne que c’était un pronostic de la coalition anti-syrienne parmi d’autres qui ne se sont pas réalisés. De même qu’un soulèvement dans les provinces à forte majorité sunnite et tribale n’a pas eu lieu et que Raqqa par exemple est restée tout à fait calme. Ces remarques valent également pour toutes les autres minorités de Syrie qui se répartissent sur plusieurs régions ou provinces. D’où les tentatives de la pseudo-révolution d’allumer des conflits sectaires.

          > « la Syrie vient de perdre un morceau »

          foutaise

          L’Etat Syrie n’a perdu aucun morceau du territoire et continue à remplir sa mission et à s’acquitter du mieux qu’il peut de toutes ses obligations sur l’ensemble du territoire. Les services publics fonctionnent à peu près sur l’ensemble du territoire et l’intégralité des fonctionnaires de l’Etat et des agents civils continuent à être payés par l’Etat sur l’ensemble du territoire sans distinction d’appartenance religieuse ou d’origine ethnique ni de quoique ce soit d’autre à l’exception des individus qui sont concernés par les dernières lois anti-terroristes et dont les salaires ont été suspendus.

          De même que les soldats de l’armée syrienne qui se battent contre la vermine appartiennent à toutes les communautés. Les soldats morts ou blessés étaient sunnites, alaouites, druzes, ismaéliens, chrétiens et bien sûr kurdes ou assyriens.

          Les occidentaux et leurs alliés zio-wahabites se sont plantés à tous les niveaux. Qui aurait pensé par exemple qu’il y aurait en Turquie une forte mobilisation contre la politique agressive d’Erdogan ?

      • sowhat dit :

        @Karim

        du reste il n’y a pas 2 complots, un premier avec Qatar Israel et France (et vous oubliez la GB très active également) et l’autre avec les EU et la Turquie. Il y a un seul et même plan concerté avec une distribution de rôles. Ainsi sur le terrain : américians turcs et qataris au nord. Français américains et séoudiens (Hariri) du coté du Liban. Américains anglais et israéliens du coté de la Jordanie. Américains anglais et séoudiens à l’est du coté de l’Irak. De même qu’il y a une répartition des rôles au niveau diplomatique.

        • karim dit :

          Hypothèse crédible, tout comme la mienne. Mais cela implique qu’ils se sont royalement plantés. Or je ne vois pas autant de puisssance avec des interet convergent. Si vous avez raison c’est tout bénef pour l’intégrité de la syrie et celle du régime.

          wait and see, en espérant le moins de souffrance.

    • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

      Je poste, ici, le même texte que j’ai rédigé dans le chapitre :

      « Lavrov : Washington exploite le terrorisme en Syrie » d’aujourd’hui 25/07/2012

      @Lemondémon de Benjamin Barthe !

      Delirium trait minsinger, comme diraient nos amis InfoSyriens du midi.

      « Selon lui, la disparition des quatre hauts responsables fait l’affaire du régime, en ce qu’elle le resserre sur « un noyau dur, mû par un esprit de corps, idéal pour mener un conflit militaire de long terme, à l’algérienne ».

      « Un analyste basé à Damas reste sceptique devant cette thèse. « Ces gens n’étaient pas dangereux pour le régime, ils n’avaient plus de pouvoir. » Avant d’ajouter : « C’est vrai qu’aucun des chefs des services de sécurité n’assistait à la réunion. Et ça, c’est troublant. »

      « Benjamin Barthe »

      C’est trou-blanc, dit-il.

      Je crois plutôt, qu’il est tombé dans un trou-noir.
      Il n’en trouvera jamais la sortie, sauf par les égoûts.

      Mais il s’y plait. Qu’il y reste.

      Je l’avais bien dit, ailleurs : Ben.Bar., Scatographe va !

      • chb dit :

        Trouvé une proposition sur le site de Reopen911.info :
        (post de Corto, 27 juillet)

        http://www.dedefensa.org/article-pourquoi_pas_al_qa_da_dans_l_otan__25_07_2012.html

        Pourquoi pas al Qaïda dans l’OTAN ?

        … C’est vrai, les guerriers d’al Qaïda semblent se confirmer comme de merveilleux exécutants des consignes, très bien intégrés, adeptes du travail bien fait, en parfaite coordination, voire intégration dans le bloc BAO, faux-nez de l’OTAN (ou l’inverse), avec en plus un portefeuille dans les grasses menottes qataries et saoudiennes… Brièvement dit, il faut savoir que la presse allemande est pleine des détails venant de fuites considérables des services de renseignement allemands (BND), de divers reportages, etc., qui exposent la responsabilité massive d’al Qaïda dans les massacres syriens, lesquels massacres, dans notre narrative à nous, bloc BAO, justifient impérativement, immédiatement et vertueusement, le départ séance tenante du « massacreur” Assad.

  2. Tarico dit :

    « Damas, l’offensive finale ».
    Quelques jours après : des centaines de barbus sont restés sur le carreau, les autres en débandade vers les frontières.
    Une offensive finale qui échoue, ça la fout mal.

    Deuxième « bataille décisive » : Alep.
    Idem : L’armée les dégage, la ville continue à vivre, on nettoie les dégâts et le sang des martyrs du djihad.
    Une bataille décisive qui échoue, ça fait pas sérieux.

    Pas d’insurrection, pas de révolution !
    L’émir ne doit pas avoir lu Marx, ni Lénine, ni Mao, ni même Che Guevara ou encore « la technique du coup d’état » de Malaparte.
    Mais ce ne sont peut-être pas ses lectures favorites.

  3. [...] Syrie : Réinformation Esquisse de bilan de la bataille de Damas… [...]

  4. Sham dit :

    Bonjour,

    Que Dieu protège Damas, que Dieu protège Damas, que Dieu protège Damas.
    Miséricorde aux martyrs de l’Armée syrienne pour s’être sacrifié devant Dieu pour protéger cette ville bénie et ces habitants des imposteurs qui s’y sont introduits.

    Je dirais que Dieu protège Alep, que Dieu protège Alep, que Dieu protège Alep.

    Et que Dieu protège le reste de cette contrée, que Dieu protège le reste de cette contrée, que Dieu protège le reste de cette contrée.

  5. Cécilia dit :

    SYRIE – DAMAS : Distribution quotidienne d’eau en urgence auprès de 5 000 personnes

    L’ONG Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI) a commencé depuis le lundi 23 juillet des distributions d’eau quotidienne en urgence auprès de 5 000 personnes qui ont trouvé refuge dans des écoles de Damas

    « Des milliers de familles ont fui leurs quartiers en proie à des affrontements. Les moins fortunées ont trouvé refuge chez des amis ou parents ou dans les écoles et les parcs de la ville », explique Alexandre Giraud, le responsable des opérations de PU-AMI au Moyen-Orient.

    Des distributions d’eau en urgence à Damas

    « Leur premier besoin est l’accès à l’eau. Dans certaines écoles, les salles de classe sont déjà bondées et les nouveaux arrivants doivent s’installer dans la cour de récréation en plein soleil, alors qu’il fait actuellement 40 degrés à Damas. C’est pourquoi PU-AMI a mobilisé ses équipes pour distribuer de l’eau à ces familles à l’aide de camions citernes. » Lundi soir, PU-AMI avait distribué 55 500 litres d’eau à 5 000 personnes regroupées dans 10 écoles, distributions qui vont se poursuivre dans les jours à venir.

    « Cette action est une première avancée en faveur des syriens victimes du conflit. Les besoins à Damas et dans d’autres villes du pays sont importants et nous souhaitons poursuivre notre action humanitaire en coordination avec le Croissant Rouge Syrien », explique Alexandre Giraud.

    La situation humanitaire en Syrie se détériore de jour en jour. On estime qu’entre 1 et 1,5 million de syriens ont besoin d’aide humanitaire en urgence

    PU-AMI présente en Syrie depuis 2008
    Depuis quatre ans, l’organisation non gouvernementale humanitaire PU-AMI met en place des projets dans le domaine de l’éducation en faveur des réfugiés irakiens dans la banlieue de Damas. Elle travaille directement dans les écoles accueillant à la fois les réfugiés irakiens et les Syriens. Elle réhabilite des écoles, organise des cours de soutien et des formations professionnelles pour favoriser l’intégration des réfugiés irakiens. Depuis peu, PU-AMI est une des très rares ONG internationales à avoir reçu l’autorisation de fournir une aide humanitaire aux populations syriennes, en partenariat avec le Croissant Rouge Syrien.

    POUR SOUTENIR LES SYRIENS, FAITES UN DON

    Contact Presse : Annabel Hervieu
    ahervieu@pu-ami.org / 01 80 88 72 64 ou 01 80 88 72 83
    06.60.75.40.55 (en cas d’urgence uniquement)

    Note aux rédactions :
    • Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI) intervient en tant que Première Urgence depuis 2008 en Syrie. Au cours des 4 dernières années, Première Urgence a réhabilité 34 écoles, donné des cours de soutien à 18 000 élèves et permis à 500 jeunes irakiens de réaliser une formation professionnelle.

    http://www.pu-ami.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1408&Itemid=28

    • mécréante dit :

      CICR
      Syrie : aider la population civile de Damas à faire face à l’incertitude
      24-07-2012 Point sur les activités

      Ces deux derniers jours, la situation prévalant à Damas et dans les alentours est restée très tendue et extrêmement instable. Les habitants continuent à fuir de chez eux pour se réfugier dans des endroits plus sûrs. Quant au CICR et au Croissant-Rouge arabe syrien, ils concentrent leurs activités sur Damas.

      « Les gens font quotidiennement appel à nous, en disant qu’ils ont besoin d’une main secourable », explique Marianne Gasser, chef de la délégation du CICR en Syrie. « Certains manquent cruellement de biens de première nécessité aussi élémentaires que de l’eau et de la nourriture, ou encore d’un matelas sur lequel dormir. Mais c’est avant tout de sécurité dont ils ont besoin ».

      À l’heure qu’il est, la priorité du CICR est d’aider à répondre aux besoins de milliers de personnes qui ont fui de chez elles et sont actuellement hébergées dans des dizaines d’écoles mises provisoirement à leur disposition. Ces deux derniers jours, le CICR a pris les mesures nécessaires pour permettre à 12 camions d’acheminer vers cinq localités du gouvernorat de Damas-Campagne plus de 2 000 matelas et des vivres en quantité suffisante pour nourrir environ 11 000 personnes.

      « Bien que la situation se soit apaisée dans certains secteurs de la capitale syrienne, la vie n’est pas encore revenue à la normale, ajoute Mme Gasser. « Les personnes qui se sont enfuies n’aspirent qu’à pouvoir rentrer chez elles ; mais pour beaucoup, malheureusement, les conditions ne l’ont pas encore permis. »

      Le CICR a envoyé des hydrotechniciens dans quatre écoles de Damas abritant actuellement plus de 3 300 personnes, afin de veiller à ce que les installations soient à même de fournir suffisamment d’eau potable pour tous les déplacés qui y sont hébergés, et de continuer à leur assurer des conditions d’hygiène et d’assainissement acceptables. En outre, de nouveaux réservoirs d’eau ont été installés dans un quartier de Damas, de façon à ce que 2 500 personnes qui y ont trouvé refuge et les communautés qui les accueillent puissent s’approvisionner convenablement en eau potable.

      Le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien continueront à évaluer quotidiennement la situation humanitaire à Damas et à tout mettre en œuvre pour répondre aux besoins sans cesse croissants.

      Au total, 50 collaborateurs du CICR travaillent actuellement en Syrie. En collaboration avec le Croissant-Rouge arabe syrien, ils ont porté assistance à des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences.

      Informations complémentaires :
      Rabab Al-Rifaï, CICR Damas, tél. : +963 993 700 847 ou +963 11 331 0476
      Hicham Hassan, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 41 ou +41 79 536 92 57

      http://www.cicr.org/fre/where-we-work/middle-east/syria/index.jsp

  6. Luc Lepropre dit :

    Je suis occidental et pas fier de l’être. Tout ce que nos pays essaient de faire contre un état souverain me dégoute. Avec quel méthode en plus. La Syrie libre avec Bachar comme président, c’est ma fierté.Il faut bien la trouver ailleurs qu’en occident :-)

    • Binze dit :

      français de souche, même honte. j’essaie de rétablir quelques vérités sur les principaux médias aux ordres, mais c’est laborieux.
      J’ai quand meme remarqué une évolution franche assez favorable, maintenant à défaut d’être pro-syrien, les internautes veulent le plus souvent juste qu’on laisse la syrie tranquille se débrouiller, n’imaginant encore pas que les troubles sont dirigés depuis l’axe atlantiste.
      Et de plus en plus parlent de complot, mercenaire, terroriste, financement et armement des pétromonarchie ou d’ailleurs.
      Bon çà dépend du média concerné qui ont chacun leur couleur idéologique.
      Les mensonges sont tellement gros que de plus en plus disent ne plus croire ce qu’ils lisent dans nos merdias stipendiés.
      Il faut pas relâcher la pression sur la dénonciation de la propagande et des média-mensonges de nos journalopes.

  7. tondo dit :

    J’avais esperer avec Kaddafi, mais c’est bien Bashar qui a cassé les reins de l’oncle Sam…et de tonton beni, et des grosses Qattari aussi!!!! en parlant du Qatar, j’espere que le retour de baton sera terrible pour ces merdes leche cul qui serait rien sans leur maitres ricains…

  8. Cécilia dit :

    Damas / Midane, des images qui parlent d’elles-mêmes.

    Des jeunes volontaires, filles et garçons, aident l’armée dans leur travail pour rendre à Midane son image d’avant, beau, propre et sécurité, le tout dans une bonne ambiance de joie et complicité.

    Le peuple syrien est celui-là que vous voyez dans cette vidéo tirée de la télé syrienne et non celui dans les hôtels 4 étoiles et résidences chiques à Paris, ami de BHL ou CNS.

    Allah yaatikon al-afyeh, chabab !

    http://www.youtube.com/watch?v=iZ73e_giCEg&list=UUDLS0aPdyQ04OBwJ11xcyew&index=2&feature=plcp

  9. Djazaïri dit :

    Je propose cet article économique (je ne savais où le placer).
    - attention, il provient d’El Watan journal algérien pro-occidental et anti-régime,
    - l’article donne cependant quelqsues éléments économiques qui pourront intéresser des Syriens et Franco-Syriens.
    - j’espère que cela pourra renforcer les liens économiques algéro-syriens.

    Syriens : le business à l’ombre de la révolution

    le 27.07.12 El-Watan ALGER.

    Industriels en Syrie, importateurs en Algérie. L’ail, le textile, la confiserie et les produits chimiques sont leurs principales marchandises. Parmi les réfugiés syriens installés récemment en Algérie, il n’y a pas que des «mendiants». Pour les businessmen, jamais les affaires n’ont été aussi bénéfiques qu’en ces temps de guerre civile. Enquête.

    «Je n’ai pas fui mon pays, je suis ici car l’Algérie m’offre l’opportunité de faire fructifier mon commerce», nous explique Koussay, 34 ans, commerçant syrien installé depuis peu en Algérie. Ce jeune businessman refuse de parler politique comme tous ses comparses rencontrés dans les nombreux «quartiers d’affaires» algérois. Difficile d’arracher des confidences à ces jeunes qui ont quitté la Syrie, en proie à des violences depuis le début du soulèvement populaire l’an dernier. Les Syriens semblent avoir trouvé en Algérie un terreau fertile pour l’expansion de leur business. «Les Syriens travaillent en Algérie depuis des années, mais cela ne concernait que l’importation de livres, notamment religieux, et de textile. Ces derniers temps, nous entendons de plus en plus parler de Syriens qui importent tous les produits et de tous les pays», soutient un douanier du port d’Alger.

    Djawed, 28 ans, propriétaire d’une confiserie en Syrie, est devenu importateur en Algérie. Depuis six mois, il a délégué la gestion de sa fabrique à son cousin. D’Algérie, Djawed supervise sa production à travers le téléphone, mais aussi internet. «Vous savez, je n’ai pas quitté mon pays de bon cœur, je l’ai fait car il me fallait un pied ailleurs !», argue-t-il sans pour autant nous expliquer les raisons qui l’ont poussé à fuir son pays. Pour esquiver la discussion, il se lance dans des explications sur le commerce. A l’approche du mois de Ramadhan, il importe la majorité de sa production en Algérie. «J’ai remarqué que les Algériens apprécient les sucreries. Ma chamiya a beaucoup de succès ici», lance-t-il fièrement, le sourire en coin. Car derrière ces sucreries se cache une amertume.

    Chbiha

    C’est Saïd, son associé algérien, qui accepte de parler. «Il a reçu des intimidations de la part des Chbiha à Damas. Certains membres de sa famille sont engagés dans la révolution. Il est traumatisé, il refuse de parler, car il a peur pour sa famille. Son cousin reçoit souvent la visite des autorités.» Djawed aurait, selon toujours le témoignage de son associé, trouvé un compromis avec les autorités : «Il donne la moitié de l’argent gagné ici, converti en euros, à un haut responsable sécuritaire à Damas. Un Syrien se charge de rapatrier cet argent ici ; de cette façon, sa famille reste en sécurité», révèle-t-il. Monaïm vit le même cauchemar. Issu d’une grande famille d’Alep, commerçant de génération en génération, il possède des fabriques, ateliers et commerces dans toute la Syrie. «Depuis le début du soulèvement populaire et tous les massacres que vous connaissez, les autorités ne nous lâchent plus. Nous étions dans l’obligation de fermer boutique. Nous n’avons gardé que les ateliers de confection où des femmes travaillent en cachette pour subvenir à leurs besoins», explique-t-il.

    Grâce à ses relations avec des «trabendistes» algériens, il arrive à acheminer les robes syriennes confectionnées en Algérie. «Je n’ai pas d’autre choix, je dois au moins minimiser les dégâts et les pertes», argue-t-il. Son business ne s’arrête pas là. «J’importe aussi des couettes, des couvertures et de la lingerie», poursuit-il. Samer a fait le voyage en Algérie avec Mounaïm. Sa spécialité, ce sont les fours traditionnels pour la production du khobz el chami (pain de Syrie). «Nous proposons notre marchandise à 10% de moins que nos concurrents libanais et jusqu’a moins 20% de ceux fabriqués en Turquie.»

    Samer ne possède ni bureau de liaison ni show-room en Algérie. «Je n’ai que deux numéros de téléphone et ça marche pour moi. Je reviens à l’instant de Batna, j’ai décroché trois commandes», s’enthousiasme le jeune commerçant. Sa chambre d’hôtel fait office de bureau et de repère pour ses clients. Le lendemain, Samer ira à Tiaret, à Relizane puis à Chlef à la rencontre de nouveaux clients.

    Package

    «Je me déplace et je supervise les lieux pour un éventuel emplacement. Une fois le matériel arrivé en Algérie, ils n’auront qu’à l’installer directement, je leur propose même des formations accélérées pour la préparation du pain.» Pour les transactions, elles se font en liquide. Samer se charge du reste. Un package inespéré pour les clients algériens. «Le transport du port jusqu’au client est pris en charge dans la facture», explique-t-il. Les autorités syriennes encourageraient, selon de nombreux témoignages, cette offensive économique en Algérie. Le pays affaibli par les sanctions internationales, elles se sont tournées vers les pays amis comme la Russie, la Chine ou l’Algérie. «Des facilités nous sont accordées pour les transactions du commerce extérieur, grâce à la politique internationale neutre de l’Algérie», soutient un jeune importateur syrien.

    Difficile de croire que sans la complicité et l’implication de certains barons de l’informel en Algérie, les Syriens pourraient faire du commerce en toute liberté. Première explication, les businessmen syriens fréquentent la Bourse parallèle du square Port Saïd. Mais l’explication nous vient d’un grand commerçant syrien alaouite installé en Algérie. A Bab Ezzouar, dans la banlieue est d’Alger, Tawfik tente de convaincre les importateurs algériens d’acheter syrien. L’ail est son business, un produit agricole demandé en Algérie, surtout à l’approche du Ramadhan. «Je tente de persuader les importateurs algériens de la bonne qualité de l’ail syrien. Pourquoi l’importer d’Espagne ou d’ailleurs, alors que nous le proposons à un prix inférieur !»

    L’argument semble attirer les clients. «C’est une bonne affaire qu’il nous propose. Ce qui nous intéresse le plus c’est le prix, pour l’écouler rapidement sur le marché, d’autant que la qualité est supérieure. Je pense que je vais conclure l’affaire avant les autres», affirme un importateur algérois. Cette férocité commerciale syrienne en Algérie touche désormais au cartel des importateurs les plus en vue. «Ce sont de bons commerçants. Grâce à leurs réseaux, ils arrivent à conclure des transactions que nous-mêmes n’avons jamais pu réaliser à Dubaï, en Egypte, voire même en Chine», avoue un grand importateur d’El Eulma. Grâce à leur bonne connaissance du marché algérien acquise en quelque temps, ils ont créé un nouveau business : la location de registre du commerce destinée exclusivement à la clientèle syrienne.

    Intermédiaire

    «J’ai loué le registre du commerce d’un importateur algérien, grâce auquel j’arrive à importer en toute quiétude», confie Nazim, 38 ans, de Damas. Il importe de la vaisselle, du textile, des fruits et des légumes secs et bien d’autres marchandises. Grâce à ses connexions en Iran, en Russie, en Inde et dans d’autres pays arabes, il propose une gamme variée de produits peu importés par les Algériens. Parmi ses clients, les gros commerçants d’El Eulma, de Semmar (Gué de Constantine), Tadjnant et El Hamiz. «Il est le seul à nous proposer un bon produit à un prix concurrentiel, un vrai djinn du commerce. S’’il continue ainsi, ils seront nombreux à mettre la clé sous le paillasson», affirme un membre des milieux de l’import-import. Nazim est renforcé par un autre Syrien, pro-régime, proche d’un haut gradé militaire.

    «Il est fortuné et n’a pas froid aux yeux. Depuis qu’il est arrivé en Algérie, il ne cesse de chercher à entrer en contact avec les militaires algériens, croyant qu’ils sont les détenteurs du business en Algérie», confie un haut responsable des Douanes algériennes. Nazim serait l’intermédiaire de l’oligarchie syrienne dans les milieux d’affaires algérois, en attente de conclure de gros contrats. Le régime syrien en décomposition a besoin d’argent, il vient le chercher en Algérie. Pour un haut responsable, «cela permettrait une issue sans risque pour de nombreux affairistes syriens qui ont accaparé le commerce durant des années en Syrie».
    Zouheir Aït Mouhoub