• Ré-information
  •  

Nous devons à l'infatigable zèle pro-syrien de notre amie Cécilia ces courts mais éclairants reportages d'une télévision syrienne sur le quartier naguère chrétien d'Hamidiyeh à Homs, occupé depuis plusieurs mois par les terroristes de la brigade ASL al- Farouq d'Abdel Razzaq Tlass, et vidé par eux de sa population chrétienne qui a émigré dans d'autres quartiers plus à l'est ou dans la région de Homs, du côté de la frontière avec le Nord Liban. Le quotidien Le Monde avait en [...]



Homs : al-Hamidiyeh à l’heure de l’ASL

Par Cécilia & Louis Denghien,



L'église orthodoxe Oum Zennar à al-Hamidiyeh : les fidèles ont fui les combats -et les combattants de l'ASL

Nous devons à l’infatigable zèle pro-syrien de notre amie Cécilia ces courts mais éclairants reportages d’une télévision syrienne sur le quartier naguère chrétien d’Hamidiyeh à Homs, occupé depuis plusieurs mois par les terroristes de la brigade ASL al- Farouq d’Abdel Razzaq Tlass, et vidé par eux de sa population chrétienne qui a émigré dans d’autres quartiers plus à l’est ou dans la région de Homs, du côté de la frontière avec le Nord Liban. Le quotidien Le Monde avait en février dernier consacré un article à la situation prévalant dans le secteurBoustane/al Hamidiyeh/Wadi al Sayeh et dont il ressortait que 90% de la population chrétienne de Homs avait fui les combats t la terreur instaurée par les bandes islamistes célébrées par la journaliste du Figaro Édith Bouvier. Avant la crise, le nombre des chrétiens à Homs était estimée à 200 000 habitants, dont peut-être 20 000 à Hamidiyeh – sur un million, ou un million  trois-cent mille – Homsis.

Plusieurs églises ont été ciblées par ces soi-disant démocrates et vrais extrémistes islamistes, pour qui les chrétiens sont non seulement des infidèles mais des soutiens du régime. Symboliquement, la plus ancienne église de Homs – et de Syrie – vieille de deux milliers d’années a été en partie détruite par les bandes ASL. Dans le premier lien ci-dessous, on voit une église du quartier avec son dôme crevé par un obus. On note que les immeubles environnants semblent avoir peu souffert, ce qui laisse supposer un ciblage délibéré de l’église par les insurgés.

http://www.youtube.com/watch?v=PoEtgPKH4Wo&feature=relmfu

Toujours à Hamidyeh, les trois vidéos suivantes sont consacrées au castel Julia Domna, un monument historique ainsi nommée en référence à la femme, née à Homs, de l’empereur romain Septime Sévère et qui lui succéda d’ailleurs sur le trône de Rome en compagnie de son fils Caracalla. La villa a été très endommagée par les combats et incendiée par les insurgés qui, dans la deuxième vidéo tournée par eux, en accusent l’armée ; la troisième vidéo, de même origine, nous vaut une intervention d’un certain Sabii Choufan, un révolutionnaire local attribuant, comme d’habitude, à l’armée et aux chabihas la destruction de ce site, alors que quartier demeure aujourd’hui encore en partie sous contrôle de la brigade al-Farouq depuis qu’elle a été contrainte d’évacuer Bab Amr. Et alors que, plus globalement, les hommes de Tlass ont transformé ce quartier chrétien en mini-califat de chaos et de terreur sectaire, installant leurs familles dans les appartements désertés par les chrétiens et autres habitants d’al Hamidiyeh. Qui est encerclé par l’armée en attendant sa réduction systématique.

La seule chose que peuvent vraiment contrôler les insurgés à Homs et en Syrie, ce sont des ruines désertées, des villes ou des quartiers fantômes : cités de Dieu  idéales pour anarcho-islamistes nihilistes et sanguinaires.

http://www.youtube.com/watch?v=KoIl8t5nJIY

http://www.youtube.com/watch?v=5iPrf7Vk8ho

http://www.youtube.com/watch?v=8ofTBK6eM0o&feature=relmfu

 

 

I



Vous pouvez suivre les réponses à cet articles avec le flux RSS.
Les commentaires sont fermés.

19 commentaires à “Homs : al-Hamidiyeh à l’heure de l’ASL”

  1. Souriya ya habibati dit :

    Allah yehmi Souriya.

  2. Etudiant dit :

    Déjà on notera que Tlass est partout : homs, Rastan, Houla, … quel capcité de se faufiler entre les barrages.
    Ensuite, vous e dites vous même : l’ASL était présente dans ce quartier. ASL = pilonnage de l’armée. Au final ce trou n’est que l’oeuvre des bombardements du régime rien de plus.

    • Mohamed Ouadi dit :

      Ce sont vos amis destructeurs qui ont chassés les habitants de ces quartier, en ont occupés certaines demeures et s’entraînent à détruire les autres par des explosifs et par toutes sortes d’armes, pour filmer leurs sabotages et les envoyer aux médias pour alimenter leurs campagnes de mensonges visant à souiller les dirigeants et les forces régulières.
      Ces faits sont établis et largement développés dans des médias qui se respectent, et dont nous avons fait l’écho sur ce site. Les cloisons entre les maisons ont été détruites pour que vos rats de l’ASL s’y faufilent tout au long du quartier sans avoir à passer par les rues.
      Les quartiers sont transformés par vos rats de l’AL en ruines dignes des films américains d’horreur !
      Quant à votre héros-criminel Tlass, s’il est encore là et s’il se déplace dans ce rayon, ce n’est pas parce que c’est un superman, mais tout simplement parce que le gouvernement respecte le cessez le feu, sinon en quelques heures il prendrait ses jambes dans son cou et ferait un retrait tactique en rejoignant beaucoup de ses compères qui se sont retiré au nord liban, après avoir été chassés du quartier Bab Amr qu’ils avaient transformé en capitale de leur émirat fantôme, par les valeureuses forces de l’armée arabe syrienne. S’il est encore vivant et s’il se déplace, cest parce qu’il est protégé par la présence des observateurs, un signe de plus que le régime respecte sa parole et n’utilise pas ces moyens pour exterminer cette racaille, et parions que en cas d’échec du plan Annan, ou si sa responsabilité est établie dans les massacres de Houla il paierait le prix fort de sa vie, et nous en reparlerons !

    • Akyliss dit :

      « Déjà on notera que Tlass est partout : homs, Rastan, Houla, … quel capcité de se faufiler entre les barrages »

      non mais Etudiant tu imagines que ce terroriste de Tlass pour se déplacer va prendre la route et risquer de se trouver nez à nez avec l’armée ?

      il n’est pas assez courageux cet assassin, il se faufile comme un rat come te l’explique Mohamed Ouadi.

      c’est surtout à cause de terroriste comme lui que Homs est en ruine.

    • سوريا.خالدة-Syrie.Eternelle dit :

      Tant que des instructions de retenue et de modération sont données par le pouvoir légitime à l’Armée nationale syrienne, en vue de préserver les chances de succès du plan Annan, en effet, les criminels et hyènes takfiristes, jihadistes, qataristes, mossadistes et autres salaphistophélésistes ccntinueront de se targuer d’une certaine mobilité.

      De plus, les services satellitaires Ultra-Sionistes des Etats-Unis et du Royaume Uni leur fournissent les informations utiles pour se cacher à l’approche des forces de l’ordre et des éléments de l’Armée nationale syrienne, sans omettre tous les matériels sophistgiqués de communication et d’observation qui leurs sont largement prodigués.

      Rien ne vous empêche, « Etudiant » que vous êtes, les vacances approchant, d’aller en Syrie que vous aimez tant, faire un stage avec vos copains de l’ASL, supplétifs bien-aimés des mossado-tsahaliens.

      Monsieur Littel, le « journaliste » « franco-israélien », et la suave Madame Bouvier peuvent vous indiquer les bonnes adresses où trouver les corps égorgés par les tueurs surnommés « pro-démocratie » par vos maîtres BHL et autres FINKEL.

    • Cécilia dit :

      « l’ASL était présente dans ce quartier. ASL = pilonnage de l’armée. Au final ce trou n’est que l’oeuvre des bombardements du régime rien de plus. »

      Non seulement l’ASL est présente dans ce quartier, mais elle l’a vidé de sa population chrétienne en faisant même porte à porte pour obliger les gens à quitter leur maison ne portant avec eux que leur propre vêtement. Cela n’est secret que pour les gens de mauvaise foi. Certaines familles sont allées jusqu’au Liban et beaucoup vers Damas et son rif, d’autres se sont réfugiés dans les couvents et monastères dans les environs de Homs.

      En effet, les exploits de vos amis ne s’arrêtent pas là. Non seulement, ils tuent quand ils n’égorgent pas, ils attaquent les églises quand ils ne font pas d’elles des sièges ou casernes militaires, mais aussi ils attaquent les écoles, enlèvent les enseignantes quand ils ne les tuent pas.

      Bref, les exploits criminels de vos amis sont historiques.
      Ce n’est pas seulement la « révolution » la plus stupide de l’Histoire, mais elle est aussi la plus criminelle. Rien ni personne peut changer ma vision et l’Avenir me donnera raison, d’ailleurs je ne suis pas la seule à le penser.

    • sowhat dit :

      homs, Rastan, Houla

      c’est un petit périmètre (et encore il ne s’agit pas de toute la ville de Homs) et cela ne prouve qu’une chose qui est que lui et ses camarades sont piégés comme des rats. C’est pourquoi ils vont multiplier les exactions ignobles contre les civils et redoubler de cruauté. Mais leur fin est proche. J’espère juste que nos gars vont le faire longuement souffrir avant de l’expédier en enfer.

  3. mécréante dit :

    Euh, la deuxième photo, c’est pas le souk d’al Hamidiyeh de Damas

    • Cécilia dit :

      A l’époque de Sarkozy, donc ce n’est pas Hollande ;)

      France de Sarkozy et Arabie Saoudite projetaient d’assassiner Assad

      Selon une information provenant de l’agence iranienne IRIB, la France avait émis un projet de raids aériens et maritimes visant le palais présidentiel, pour éliminer le président syrien. Mais celui-ci se serait heurté à l’opposition du président américain Barack Obama.

      Les derniers jours de Sarkozy à l’Elysée se seraient passés à fomenter ce plan d’assassinat. Sarkozy a établi plusieurs contacts téléphoniques prolongés avec son homologue américain, pour le convaincre à intervenir, militairement, dans ces opérations terroristes.

      L’ex président français et le ministre saoudien de la Défense des Al-Saoud, le prince Salman, espéraient qu’Obama leur fournit les équipements nécessaires à la mise en œuvre de cette attaque qui devait éliminer Assad et sa famille, ainsi que ses proches.
      Les bombardements auraient dû durer 12 heures contre le Palais et les installations de Damas. Il était convenu que les Etats-Unis engagent leurs forces de l’air, pour neutraliser l’éventuelle riposte syrienne.

      Mais Obama a rejeté ce plan. Cependant, personne au sein de l’administration d’Obama, n’a exclu une éventuelle implication américaine, dans des opérations similaires, en Syrie.

      Parallèlement, Ali Al Rabihi, dignitaire religieux saoudien, aurait proposé de payer une rançon de 450.000 dollars à quiconque réussit à tuer Bachar al Assad.

      Ce religieux a fait son offre sur Twitter. L’information a été rapportée mardi le 28 mai 2012 par le quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi paraissant de Londres.

      Cette proposition est intervenue à la suite de la décision des autorités saoudiennes d’interdire aux dignitaires religieux de faire des collectes de dons en faveur du peuple syrien.

      http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66719&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

  4. Cécilia dit :

    l’ASL, toujours à l’œuvre !

    L’ASL tue 12 ouvriers d’une usine d’engrais

    Ouvriers syriens tuésLe site en ligne Syria Truth (opposition syrienne hostile aussi bien au régime qu’aux insurgés) a accusé une brigade de la milice de l’Armée syrienne libre (ASL) d’avoir commis un deuxième massacre en huit jours dans la région de Homs, après celui de Houla.

    « 12 ouvriers travaillant dans l’usine des engrais azotiques de Homs ont été abattus dans une embuscade tendue contre leur bus de la part de la brigade d’Al-Farouk» qui œuvre dans la région de Homs, précise le site. Et d’ajouter : « des dizaines de miliciens armés les ont attaqués en ouvrant le feu contre eux, dans le village d’Al-Bouwayda, qui constitue un passage incontournable des bus et des véhicules » de cette société qui appartient au secteur public.

    Citant les noms des ouvriers tués, le site affirme qu’un seul d’entre eux a pu échapper au massacre.

    Cette attaque est la troisième contre les ouvriers et les employés de cette usine : le 17 octobre 2011, 11 d’entre eux ont été tués et blessés dans une attaque aux mitrailleuses. Auparavant, un des gardes de l’usine avait été enlevé puis exécuté par balle.

    Selon le rescapé de la récente attaque, cet acharnement de la brigade d’Al-Farouk contre ces ouvriers est du à leur refus de collaborer avec elle, et à lui livrer à sa demande des quantités d’engrais utilisables pour en confectionner des explosifs.

    Dans un assaut perpétré l’été dernier, des hommes armés avaient essayé de s’emparer des dépôts de cette usine, mais leur tentative se solda par un échec.

    Pour leur part, les sites en lignes qui soutiennent l’insurrection syrienne, en l’occurrence celui « la révolution syrienne contre Bachar el-Assad » ont accusé les forces gouvernementales d’avoir perpétré ce nouveau massacre.

    Par ailleurs, le site en ligne « Syrian documents »qui répertorie les évènements et les violences en Syrie a fait état d’une explosion qui a eu lieu dans la ville d’Idleb et qui a causé des dizaines de victimes.

    Dans la région de Hassaké ont eu lieu les obsèques de 6 enseignants scolaires tués par les insurgés après avoir été enlevés ainsi que 9 autres.

    Dans un village d’Idleb, un élément des forces de l’ordre e a été tué dans l’explosion d’un engin, et un milicien armé autre a été capturé dans le quartier As-Sawra (la révolution) dans la ville d’Idleb.

    A Homs, deux insurgés ont été abattus par les forces gouvernementales dans le quartier de Bab Tadmor, selon le site « Syrien documents ».

    Pour sa part, l’observatoire syrien des droits de l’homme a fait état selon l’AFP de 27 morts dans des violences. Il y est également question de perquisitions menées par les forces gouvernementales à la recherche de miliciens insurges.
    L’OSDH fait état de 6 soldats tués dans des combats avec des rebelles, selon l’OSDH à Deraa, et d’au moins huit soldats tués à l’aube lors de combats avec des insurges de la milice de l’ASL, dans la zone d’Al-Ghouta al-Charqiya, à Damas.

    Sana, quant à elle, a signalé que les obsèques de 25 militaires et éléments des forces de l’ordre ont eu lieu à Damas, Alep et Lattaquié.

    http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66799&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

  5. mécréant dit :

    Je constate que Julia Domna était une femme intelligente (elle l’était vraiment). Elle a émigré à temps avant l’arrivée des arabes (400 ans avant quelle visionnaire)

    Les chrétiens syriens devaient partir avec l’arrivée des barbares du sud ou se défendre jusqu’au dernier homme mais stupides comme ils étaient ils avaient aidé Khaled ibn al Walid à conquérir Damas pour se débarrasser des grecs. On laisse pas entrer un loup pour chasser un renard de son poulailler…
    Tant pis pour leurs gueules. Ils ont peut être encore le temps pour partir. Leurs enfants leur seront reconnaissants….peut-être

    L’Europe

  6. Cécilia dit :

    Homs et Tripoli sont liées !

    L’une est syrienne, l’autre est libanaise.
    Tripoli est même considérée par l’opposition syrienne avec leurs alliés salafistes-wahhabites comme le 15ème gouvernorat syrien !
    Tripoli a la même composition confessionnelle que Homs, géographiquement est très proche, quelques kilomètres seulement et le trafic d’armes s’est développé considérablement ces derniers mois avec l’aide du courant du Futur de Hariri, allié intime de la famille Saoud, la France et USA

    Et depuis quelques jours, les combats ont encore repris mais plus violemment.

    Le journaliste d’Arabi-Presse, Jawad al-Saigh a rencontré un activiste wahhabite qui participe aux combats, il lui donne comme nom, deux lettres seulement « M.N » et voici la traduction de leurs échangés passés à Tripoli, ce dimanche 03 juin :

    Un activiste wahhabite raconte à Arabi-Presse les secrets des combats de Tripoli, (le 15 ème gouvernorat syrienne)
    2012-06-03 05:5

    Par Jawad al-Sayegh – Tripoli – Arabi-Presse

    La politique du gouvernement libanais, à sa tête, Najib Mikati, enfant de Tripoli, de s’éloigner du gouvernorat du Liban du Nord, a eu comme conséquences des dures combats qui rappellent les Libanais une guerre civile qui a duré 30 ans.

    La faute du gouvernement réside dans le fait qu’il n’a pas retenu la leçon des événements que Tripoli et Akkar ont connus il y a déjà quelques semaines qui montre aussi son incapacité à faire face à la situation actuelle. De ce fait, les milices armées ont donné libre cours à leurs armes dans une absence quasi-totale de l’autorité de l’Etat et de ses Institutions sécuritaires, portant à 14 morts et une soixantaine de blessés, le bilan des affrontements, dans un conflit devenu quasi périodique depuis la crise syrienne, entre le quartier de Bab el-Tebbaneh, hostiles au régime syrien de Bachar al-Assad, à des hommes armés de Ddjabal Mohsen, quartier alaouite soutenant le régime syrien. La Rue Souriya est devenue la ligne de séparation entre les deux quartiers, devenue même célèbre par ces combats, une célébrité qui n’a rien à envier aux lignes rouges de démarcation pendant la guerre civile.

    Pendant deux jours, l’Etat a laissé le champ libre aux combattants et Marwan Mcharbel, ministre de l’intérieur, réapparait pour annoncer aux Libanais que l’armée et le service de l’ordre vont se déployer dans les heures à venir. Mcharbel, (qui a désormais une part pour chaque événement), un ancien militaire parachuté dans le paradis de la vie politique au sein de Conseil des ministres, doit réviser ses comptes sur la théorie de la sécurité établie au Liban car le gouvernorat du Nord présente à lui seul plus de 5% du territoire libanais.

    Avec le cessez du feu et le déploiement de l’armée libanaise entre les quartiers en conflit, les choses deviennent de plus en plus claires.

    En effet, en raison de la division de leurs directions et la tentative de chaque groupe de prendre la direction des groupes rivaux, les courants wahhabites qui mènent les combats contre Djabal Mohsen ont subi une perte importante. De même, les Frères qui ont participé aux combats commencent à s’accuser mutuellement, notamment au niveau de la ligne de la démarcation, pire, une bonne partie de leurs chefs militaires sur terrain n’exécutent plus les ordres de leur direction.

    (M.N), un activiste wahhabite et un responsable militaire sur l’axe al-Rifa comme le nomme lui-même, affirme à Arabi-Presse que « les membres des groupes salafistes vivent une situation désespérante due aux pertes colossales infligées pendant les combats ». « C’est aujourd’hui que nous avons commencé à reconsidérer la question. La pertes est énorme et personne ne veut assumer ». Rajoute-il.

    Il poursuit : « Notre vie ne tient qu’à un file et nos cheikhs convoquent des réunions avec des responsables politiques ; ils boivent le thé ou le café pour sortir par la suite nous annoncer un prochain cessez du feu comme si nous avions pris la décision de partir en guerre de nous-mêmes ».
    « A présent, nous sommes même convaincus que la direction des associations religieuse aime bien se montrer sur l’écran et dans les médias. », poursuit-il.

    Et en réponse à une question sur l’identité de celui qui a allumé le conflit armé, le responsable militaire répond : « Certainement, c’est le parti arabe démocrate et son leadeur, Ali Id. Ils ne sont pas des anges ces gens là, ils possèdent beaucoup d’armes fournies par le gouvernement syrien et du Hezollah sans oublier leurs alliés sunnites qui combattent avec eux dans Djabal Mohsen ; c’est pour toutes ces raisons, les combats nous font peur. Quant à la question qui a commencé, je crois que tous les Libanais ont entendu le dernier discours du leadeur du Hezbollah. Mais à présent, nous lui disons : « Non, vous n’êtes pas le seul qui possède la décision de déclencher la guerre car nous aussi, nous y sommes capables ».

    S’agissant des morts dans les derniers combats, il dit : « La majorité des morts sont des nôtres, nous les considérons martyrs. Il n’y a pas du doute, Djabal Mohsen est soutenu par ses alliés sunnites de Bab al-Tibbanh et al-Qibbeh. Je ne vous cache pas que nous avons commencé à faire une enquête urgente à cause de ces pertes colossales. C’est pour cette raison aussi que la majorité de nos chefs militaires refusent d’obéir aux appels des cheikhs. Déjà un de nos chefs militaires a dit ouvertement sur une chaine de télévision que nous sommes prêts à suivre les combats jusqu’à effacer Djabal Mohsen de la carte ! »

    Concernant le déploiement de l’armée, le responsable de l’axe al-Rifa ironise en disant : « L’armée s’est déployée depuis deux semaines, mais cela n’a pas empêché la reprise des combats. Nous avons entendu hier que l’armée va tirer sur tout combattant visible. Honnêtement, l’armée a besoin d’une décision et d’une couverture politique absentes pour le moment, peut-être pour des considérations personnelles touchant le premier ministre, Najib Mikati que nous estimons et respectons son poids national, ou pour des considérations extérieures qui dépassent de loin Mikati et son gouvernement ou même le Liban et la région entière ? »

    « Il faut que tout le monde le sache : à présent, nous ne serons plus les enfants d’une esclave. Le Géant Sunnite s’est levé et il est interdit aux autres de nous traiter injustement. Eux, ils possèdent des armes, nous aussi, nous voulons des armes. Ils contrôlent le Sud, donc, le Nord sera notre citadelle. Qu’ils appellent cela ce qu’ils veulent, zone d’exclusion ou base arrière pour l’opposition syrienne, mais la seule chose inchangeable pour nous, nous ne laisserons jamais les nôtres massacrés à Homs ».

    Article d’Arabi-Presse du 03 juin 2012 traduit de l’arabe par Cécilia pour infosyrie, le 04 juin 2012. Ci-dessous, le lien :

    http://www.arabi-press.com/?page=article&id=38171

    • Cécilia dit :

      A lire

      « se faire massacrer à Homs » au lieu « massacrés à Homs »

      Désolée pour les autres si …
      Je n’ai pas envie de me relire ;) ;) ;)

      • Cécilia dit :

        Tripoli:

        Quatre morts dans des combats nocturnes.. bilan 14 morts

        Quatre personnes ont été tuées dans des combats nocturnes dans le nord du Liban entre les résidants de Jabal Tebbene et ceux de Jabla Mohsen , portant à 14 morts le bilan des affrontements malgré le renforcement de la présence de l’armée, selon une source des services de sécurité.

        Les échanges de tirs « ont été très violents durant la nuit, et ont fait quatre morts » à Tripoli, portant le bilan total des affrontements depuis samedi avant l’aube à 14 morts et 48 blessés, a précisé cette source à l’AFP.

        Selon le correspondant de l’AFP sur place, l’armée a commencé à renforcer sa présence dans la zone des combats après que les affrontements ont baissé d’intensité à partir de 05H00 locales (02H00 GMT). Mais en dépit des renforts, des échanges de tirs ont eu lieu par intermittence.

        Les combats opposent des miliciens du quartier de Bab el-Tebbaneh, hostiles au régime syrien de Bachar al-Assad, à des hommes armés de Jabal Mohsen, quartier alaouite soutenant ce régime.

        L’agence nationale d’information libanaise a indiqué que plusieurs obus étaient tombés dans des quartiers relativement éloignés du secteur des affrontements.

        La décision de renforcer le déploiement de l’armée a été prise après une réunion samedi soir au domicile du Premier ministre Najib Mikati, originaire de Tripoli, avec les notables et les responsables de la sécurité de la ville.

        Les participants ont demandé à l’armée et aux Forces de sécurité intérieure (FSI) de prendre immédiatement des mesures fermes pour arrêter les combats, selon les médias locaux.

        Sur le plan politique, le ministre de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, (Hezbollah) a affirmé ce dimanche que « s’en prendre à l’armée, pour des raisons politiques basses, est dangereux ».

        M. Hajj Hassan qui a prononcé un discours durant une cérémonie organisée à Chaaeth, dans la Békaa, a mis en garde contre les périls résultant du discours d’incitation confessionnelle, sur les deux parties du différend au Liban.

        « Ce discours pourrait satisfaire le public durant une courte période, mais ses effets sur le long terme sont dangereux et destructifs », a-t-il averti.

        « Nul ne peut nous attirer vers le discours confessionnel. Notre ennemi est toujours Israël, quelque soient les changements politiques » a-t-il affirmé.

        Pour sa part, le député du bloc parlementaire « Fidélité à la Résistance » (Hezbolah) , Nawaf Moussaoui, a estimé que
        « les évènements de Tripoli résultent des tensions exacerbées par l’incitation, des opérations sécuritaires suspectes et des atteintes à la sécurité par des parties étrangères. Ces faits suscitent les craintes des Libanais à l’égard de la possibilité de l’extension des incidents vers d’autres régions, ce qui mènerait tout le pays vers la guerre civile ».

        http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66879&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

      • Cécilia dit :

        Calme précaire après un samedi sanglant à Tripoli

        04/06/2012

        Affrontements La société civile décrète une grève générale aujourd’hui dans la ville pour protester contre les violences, qui ont fait au moins 14 morts

        Le calme est revenu hier à Tripoli au lendemain de la journée d’affrontements la plus sanglante depuis le début, à la mi-mai, de la récente vague d’incidents qui secouent le chef-lieu du Liban-Nord sur fond de crise syrienne.
        Au moins quatorze personnes ont trouvé la mort du fait des violences et des dizaines d’autres ont été blessées, selon un bilan établi hier en journée. Parmi les victimes recensées, un enfant, Mazen Moustapha, qui a succombé hier des suites de ses blessures contractées samedi.

        Un autre bilan fait état cependant de 16 morts, deux autres personnes qui avaient été blessées samedi étant décédées hier, selon le site annashra.com.
        Les organisations patronales, syndicales et professionnelles de Tripoli, ainsi que le président et des membres du conseil municipal et des représentants de la société civile ont décrété une journée de grève générale et de deuil aujourd’hui, lundi, dans la ville.

        Au cours d’une réunion à l’hôtel de ville, les participants ont, en outre, réclamé du Premier ministre, Nagib Mikati, qu’il convoque un Conseil des ministres extraordinaire à Tripoli, consacré aux problèmes de la ville.
        Hier déjà, les promoteurs de la campagne « Tripoli ville sans armes » ont effectué un sit-in de protestation devant le Sérail de la ville, en présence du député Khaled Zahraman (Akkar, bloc du Futur), du président du conseil municipal de Tripoli, Nader Ghazal, et de nombreux représentants de la société civile. Les participants ont brandi des drapeaux libanais et entonné l’hymne national.
        L’armée libanaise et les FSI se sont déployées en force dans la nuit de samedi à dimanche dans les quartiers de Bab el-Tebbaneh (sunnite) et Jabal Mohsen (alaouite), attenant à la ligne de front qui court le long de la rue de Syrie.
        Un calme précaire a régné sur ces quartiers à partir de 5 h, à la suite d’une nuit mouvementée qui a vu se dérouler les combats les plus violents, surtout à partir de 2 h.
        Des fusillades sporadiques ont éclaté à partir de minuit et des roquettes ont été tirées, poussant des familles à fuir leur domicile.
        Selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), « des bombardements ont retenti toutes les cinq minutes de part et d’autre du front et des tireurs embusqués ont ouvert le feu sur des civils ».
        Une femme et son fils ont été tués, notamment, par une roquette tirée sur Bab el-Tebbaneh, a indiqué une source des services de sécurité.
        Des chaînes de télévision faisaient état de tirs intermittents hier matin, mais il s’agissait probablement de coups de feu accompagnant les funérailles des victimes tombées samedi des deux côtés.
        En soirée, toutefois, un homme, Khaled Toufic Dahab, était blessé dans le quartier de Qobbeh par des tirs de sniper. Plus tard, un engin a explosé sans faire de victime dans le centre-ville de Tripoli près d’un café appartenant à un membre de la communauté alaouite. Selon le site annashra.com, un groupe de jeunes avait « tenté d’incendier ce café plus tôt dans la journée, sans réussir à le faire ».

        Démenti de l’armée

        Démentant des informations selon lesquelles l’armée ne s’était déployée qu’à Jabal Mohsen et non pas à Bab el-Tebbaneh, du fait des sensibilités locales, le commandement de la troupe a affirmé dans un communiqué que les militaires ont « parachevé hier en milieu de journée leur installation dans tous les secteurs des quartiers de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen, ainsi qu’à la rue de Syrie ».
        « La stabilité a été rétablie dans ces secteurs », souligne le communiqué, ajoutant que les unités de l’armée « poursuivent le renforcement de leurs mesures de sécurité, y compris la chasse donnée aux personnes armées et la surveillance des éventuelles sources de tirs ».
        Les mesures de sécurité ont été prises à la suite de la réunion tenue samedi soir à Tripoli chez le chef du gouvernement en présence de plusieurs ministres, députés et autres responsables de la ville.
        La réunion a débouché sur un accord pour « retirer la couverture politique » aux miliciens et éléments armés qui s’affrontent depuis vendredi. Les responsables ont notamment demandé aux forces de sécurité de frapper d’ « une main de fer » les fauteurs de troubles afin de ramener le calme à Tripoli.
        « L’armée libanaise et les forces de l’ordre doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux affrontements dans la ville de Tripoli, et cela sans réserves », avait déclaré M. Mikati.

        Charbel : « La sécurité sera rétablie »

        Annonçant hier matin à la télévision le retour au calme dans la ville, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a indiqué que le plan de sécurité a été mis en œuvre à partir de 5 h. « Nous avons contacté les deux parties à Jabal Mohsen et Bab el-Tebbaneh et nous les avons prévenues que les ordres étaient d’ouvrir le feu sur tout individu portant une arme », a-t-il dit.
        « La sécurité sera rétablie » à Tripoli, a assuré M. Charbel, appelant « toutes les parties à assumer leurs responsabilités ».
        Plus tard dans la journée, le ministre devait réitérer ses propos, en ajoutant que « toute personne armée sera arrêtée » et que « tous ceux qui veulent intervenir en faveur d’individus appréhendés devront aussi recevoir leur lot ».
        Interrogé sur les interférences extérieures dans la ville, M. Charbel a dit : « La question concerne les Libanais. C’est à eux qu’il revient de décider s’ils acceptent ou pas les interférences extérieures. »
        De son côté, le brigadier Bassam Ayoubi, chef de la police de Tripoli, a annoncé dans une conférence de presse « la levée de la couverture politique en faveur de tout fauteur de troubles à Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen ».
        « Nous avons été chargés de rétablir l’ordre et nous n’aurons de pitié envers personne », a assuré le brigadier, soulignant que « la mission essentielle pour l’instant consiste à empêcher l’apparition d’hommes armés ».
        « À partir de cet instant, tout individu qui se rendrait coupable de troubles sera poursuivi, comme le seraient également ceux qui le financent, le poussent à l’acte et gèrent sa bataille », a-t-il dit.
        Le brigadier a par ailleurs démenti des propos tenus par le responsable alaouite, Rifaat Eid, selon lequel il y aurait parmi les blessés des nationaux syriens relevant du chef de l’Armée syrienne libre (opposition), Riad el-Assaad. « Ces propos manquent de précision et sont même faux », a affirmé le chef de la police.
        Pour sa part, le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui, a annoncé que des mandats seront émis par la justice à l’encontre des personnes impliquées dans les affrontements. « Il n’y aura de tolérance envers personne », a-t-il assuré lui aussi.

        Tripoli a déjà été secouée à la mi-mai par une semaine de heurts entre ces pro et anti-Assad, qui avaient fait 10 morts. L’armée est intervenue le 15 mai pour séparer les protagonistes, prenant position dans la rue de Syrie avant de se déployer à l’intérieur des quartiers.
        Le 12 mai, l’arrestation d’un islamiste sympathisant de la révolte syrienne avait mis le feu aux poudres à Tripoli. Cet homme, Chadi Mawlaoui, a affirmé peu après sa libération, dix jours plus tard, avoir été torturé pour le forcer à faire des « aveux » sur des liens avec el-Qaëda.

        http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/762113/Calme_precaire_apres_un_samedi_sanglant_a_Tripoli.html

  7. Cécilia dit :

    Liban

    Le Nord plus que jamais lié au dossier syrien…

    Par Scarlett HADDAD | 04/06/2012

    Éclairage En dépit des déclarations qui se veulent rassurantes et des réunions qui se ressemblent, avec chaque nouveau « round » (puisqu’il faut malheureusement revenir à cette terminologie qui rappelle les jours noirs de la guerre libanaise), le Liban est en train de s’impliquer un peu plus dans le bourbier syrien. Ce que l’on craignait depuis des mois, et que certains réfutaient avec véhémence, est en train de se produire. Le dossier syrien ne se contente plus de diviser les Libanais politiquement entre prorégime et pro-opposition, il menace désormais la cohésion interne en aiguisant les sentiments confessionnels. S’il est vrai que l’hostilité entre Jabal Mohsen (alaouite) et Bab el-Tebbaneh (sunnite) remonte aux années 75 et 76, elle s’exprime aujourd’hui avec une violence intacte qui s’est traduite au cours du week-end par des combats d’une grande intensité (qui ont d’ailleurs fait plus de huit morts), sur un périmètre qui ne cesse de s’élargir, avec en plus le regain d’activité des francs-tireurs dont le but est d’éviter tout contact entre les deux quartiers. Plus grave encore, le plan de sécurité mis en place pour ramener le calme dans cette région de Tripoli prévoit une force mixte entre l’armée et les FSI. Autrement dit (même si certaines vérités ne sont pas bonnes à dire en général), les FSI se déploient à Bab el-Tebbaneh et l’armée à Jabal Mohsen. Et à ceux qui n’ont pas encore compris l’allusion, il faut préciser que dans l’inconscient des Tripolitains, les forces légales libanaises ont désormais une coloration politique, sinon confessionnelle. Bien que les déclarations officielles se refusent à ce genre de constat, on peut se poser la question suivante : s’il est question d’une force mixte, n’est-ce pas parce que certaines parties ont refusé le déploiement de l’armée dans leurs quartiers et d’autres celui des FSI ? Même si le tapage médiatique s’est plus ou moins calmé, les séquelles des derniers incidents de Tripoli et du Akkar (qui avaient mis en cause l’armée libanaise et la Sûreté générale) deviennent donc de plus en plus concrètes et se traduisent par une confessionnalisation de la sécurité qui ne peut que nuire à l’image rassembleuse de l’État et de ses institutions, ainsi qu’à leur crédibilité.

    Une nouvelle réalité est ainsi en train de s’imposer sur le terrain au Nord et elle se résume à l’équation suivante : l’armée semble de plus en plus neutralisée et les FSI ne sont pas en mesure de la remplacer. La prochaine étape, si rien n’est fait pour stopper ce processus suicidaire pour tout le Liban, sera pour une faction de Nordistes de réclamer la protection de l’armée syrienne face à l’appui déclaré de l’opposition syrienne à certaines parties au Nord. Le responsable du principal parti de Jabal Mohsen Rifaat Eid y a d’ailleurs fait allusion samedi. De la sorte, la guerre syrienne sera transposée au Liban, avec l’accord plus ou moins conscient des Libanais aveuglés par leurs instincts confessionnels doublés d’intérêts politiques contradictoires. Que le régime syrien joue la carte de la déstabilisation du Liban pour desserrer l’étau qui l’entoure, ou que l’opposition syrienne choisisse d’utiliser le Liban comme base arrière parce qu’elle n’a pas pu obtenir une zone de libre circulation à la frontière avec la Turquie ou avec la Jordanie, n’enlève rien à la responsabilité des Libanais eux-mêmes.

    Le véritable problème réside dans le fait que les parties libanaises croient pouvoir marquer des points les unes sur les autres en jouant la carte syrienne. Un camp considère qu’il ne peut revenir au pouvoir que si le régime syrien s’en va et l’autre estime que ce régime est une garantie de survie pour l’axe de la résistance. Mais lorsque ces convictions se transposent sur le terrain, le feu syrien peut brûler tout le Liban.

    Le 14 Mars peut estimer ainsi avoir réussi à mettre en difficulté le Hezbollah, puisqu’en jouant la carte confessionnelle, il a carrément paralysé cette formation qui, en dépit de toute sa force militaire, ne peut pas (et ne veut pas d’ailleurs) intervenir sur la scène interne sous peine d’alimenter la discorde entre sunnites et chiites dans un climat déjà bien tendu. Mais en même temps, il s’est laissé déborder par les courants islamistes et il pourrait bientôt avoir face à lui de nouveaux interlocuteurs avec lesquels il lui sera bien difficile de traiter. Si le Hezbollah est donc soumis à de fortes pressions à la fois politiques et confessionnelles, sans parler des provocations sur le terrain, le 14 Mars n’est pas vraiment dans une situation plus confortable, s’impliquant chaque jour un peu plus avec une opposition syrienne qui ne semble pas en mesure de renverser le régime de Bachar el-Assad, mais augmente ses pressions sur l’intérieur libanais. Dans ce contexte, ne serait-il pas sage de renouer le dialogue national comme le propose le président de la République et le soutient fermement le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï ? Même si ce dialogue ne peut pas aboutir rapidement à des résultats concrets, puisque, hélas, toute décision importante au Liban reste liée aux développements régionaux et internationaux, il pourra au moins faire baisser la tension sur le terrain et lancer une véritable réflexion sur le régime, la sécurité, l’État, bref toutes les questions qui intéressent les Libanais. Il pourra aussi éviter que ceux-ci, qui ont souffert d’une longue guerre interne puis de toutes les guerres d’Israël au Liban, ne recommencent à mourir, cette fois pour la Syrie.

    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/762112/Le_Nord_plus_que_jamais_lie_au_dossier_syrien….html

  8. virgil dit :

    moi je crois , que une majorité des insurgé se batte pour plus de liberté , la minorité restante elles ont plusieur objectif peu enviable (terroristes) ,
    de l autre coté on a l etat de officiel de damas , qui reagi violament , le probleme c est que les canons tires sans faire la diference , il est evident que le dictature de Damas n est pas pret a lacher un cm de pouvoir, il es vrai qu il ne s agit pas d une dictature trop sanglante comparé a d autre, mais par principe je suis fondamentalement pro democratie au niveau mondial ^^.
    je pense que al-assad est fini que se sois a cette revolution ou a une autre, peu etre pas lui, etant en accord avec la revolution libyenne , je ne peu que deploré l assasinat bestial de kadafi , il aurai ete trop derangent au niveau du proces ).
    L ONU , elle , elle me fait rire , il est evidant que les morts s entassseent , les balles , obus , et autres tue sans distinctement ,
    et le veto de la chine ( dictatur ) , l iran ( dictatur ) la russie ( dictatur) qui ne veulent pas bouger non plus ils pourraient se prendre des retour de flamme
    et l ingerence ??? je croi qu il es evident que l ingerence a but de profit es inimaginable ( irak , libye ) mais , si elle pouvait renoncer a ses gros extra , sa pourrai etre jouable le but , etant de detruir la dictature sans en placer une autre ,(iran, le shah – khomeiny)
    je crois que le probleme reside aussi dans la manipulation des peuples , je trouve que l islam-guerrier(a ne pas confondre avec les vrai valeur de respect et de poesie et de sagesse ,du livre officiel) est pour beaucoup , je respect n importe quel croyance , et j ai lus le coran et converer avec de nombreux imam ,nous en somme venu a la conclusion est que si les choses change en syrie , il faudra faire un equivalement a la loi de separation des religions et de l etat , comme en france , neamoins il n est pas interdi d avoir sa propre religion ,consentré trop de pouvoir a un homme ,sa monte a la tete du plus sage d entre nous , alors voila je suis encors jeune , et je n est surment pas l experience de mes ainée mais je trouve qu il faut vraiment etre imature pour regler la question a coup d armes de poudre et de morts , mais il n est pas mieux de repondre de la meme facon!!

  9. Cécilia dit :

    Tripoli

    Le reportage de la Russia Today sur les événements qui montre les dégâts :

    http://www.youtube.com/watch?v=uIgyjmJsEw4&list=UUsP3Clx2qtH2mNZ6KolVoZQ&index=9&feature=plcp