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Simone Lafleuriel-Zakri, qui vit à Paris, réside plusieurs mois par an à Alep en Syrie. Passionnée d’histoire et de géopolitique, elle consacre son travail à une meilleure connaissance du monde arabe. Elle a notamment collaboré à l’ouvrage de l’Unesco Sciences et technologies en Islam. De plus, elle a publié Syrie, berceau des civilisations (ACR éditions) et La Botaniste de Damas (Editions Encre d’Orient). Elle répond ici à un article de RFI « Les [...]



Réponse à un article de RFI (2)

Par Simone Lafleuriel-Zakri,



Man carrying a baby enters a medical tent at refugee camp for Syrian refugees in the Turkish border town of Yayladagi

Réfugié ou frontalier ?

Simone Lafleuriel-Zakri, qui vit à Paris, réside plusieurs mois par an à Alep en Syrie. Passionnée d’histoire et de géopolitique, elle consacre son travail à une meilleure connaissance du monde arabe. Elle a notamment collaboré à l’ouvrage de l’Unesco Sciences et technologies en Islam. De plus, elle a publié Syrie, berceau des civilisations (ACR éditions) et La Botaniste de Damas (Editions Encre d’Orient). Elle répond ici à un article de RFI « Les réfugiés syriens s’installent dans la durée »…

Eh oui « ils vont rendre visite à leurs parents » comme le dit votre article et c’est bien la preuve qu’ils sont de la région et qu’ils voudront rester en Turquie. Ils sont, on le répète, de cette bande du Hatay syrien donnée par la France à la Turquie en 1920 et il est plus intéressant économiquement d’être turc que syrien ; c’est de plus mettre un pied en Europe… Il ne faut pas rêver. Les frontières artificielles syro-libanaise ou syro-turque comme les autres : Golan et Irak ne servent pas à séparer longtemps les populations. Elles font fi des lignes tracées au cordeau par des politiciens qui ne se souciaient pas du tout des conséquences de leurs décisions iniques. Si un beau jour, ces gens peuvent choisir le côté qu’ils jugent le plus favorable… pourquoi ne pas le faire ? Ces populations sont de double origine, langue et culture, etc ! Et ceux qui sont bien installés en Syrie y retourneront, et d’autres prendront la poudre d’escampette… Les familles restées sur place géreront les biens et tout ça sera fait en famille des deux côtés, dans l’intérêt de tous… Le problème est que la Turquie n’a peut-être pas envie de réintégrer tous ces gens si parmi ces « réfugiés » il y a des Kurdes et des gens à problème impliqués dans les trafics ordinaires ; mais il en va ainsi dans toutes ces régions frontalières quand ces frontières en plus ne sont pas gardées par des miradors, murs et autres systèmes sophistiqués dont l’Egypte de Moubarak avait appris des USA l’emploi…
Mais pourquoi les médias ne donnent-ils jamais ces quelques précisions concernant la nature de ces réfugiés ? C’est quand même intéressant y compris pour mieux comprendre la géopolitique…



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1 commentaire à “Réponse à un article de RFI (2)”

  1. Etudiant dit :

    Hatay 1920.
    Je pensais que c’était 1930.