• Décryptage
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Parmi les réformes et innovations politiques annoncées par Bachar al-Assad en juillet dernier figurait la mise en place d'un "dialogue national" (voir notre article "Feu vert historique du pouvoir au multipartisme", mis en ligne le 25 juillet) entre le pouvoir et les Syriens. Concrètement, ce dialogue devait prendre la forme de réunions tenues sous l'égide des gouverneurs de provinces, dans les capitales ou chefs-lieux régionaux, et associer des représentants des partis politiques autorisés, des syndicats, des confessions religieuses, des fonctionnaires [...]


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A propos du « dialogue national »…

Par Louis Denghien,



Réunions de dialogue national tenues sous l'égide des gouverneurs de provinces

Parmi les réformes et innovations politiques annoncées par Bachar al-Assad en juillet dernier figurait la mise en place d’un « dialogue national » (voir notre article « Feu vert historique du pouvoir au multipartisme« , mis en ligne le 25 juillet) entre le pouvoir et les Syriens. Concrètement, ce dialogue devait prendre la forme de réunions tenues sous l’égide des gouverneurs de provinces, dans les capitales ou chefs-lieux régionaux, et associer des représentants des partis politiques autorisés, des syndicats, des confessions religieuses, des fonctionnaires et, autant que possible, des représentants de qu’on appelle en France la « société civile ». Toutes ces personnes devant contribuer en principe à la rédaction de « cahiers de doléances »,

Nous n’avons évidemment participé à aucun de ces « Etats-généraux » – pour rester dans la terminologie de la Révolution française. Nous n’en connaissons la tenue ou le déroulement que par les dépêches de l’agence syrienne Sana, les agences et médias francophones restant pratiquement muets sur ce sujet, pourtant un bon moyen de vérifier la bonne volonté réformatrice du pouvoir, ou d’en montrer éventuellement les limites. A ce jour, on ne peut lire sur la toile que des articles partisans et superficiels de L’Express, de RFI ou de France 24 datés du 11 juillet, à l’occasion des deux premières journées de dialogue national promues par le régime. Ces journées avaient été boycottées par la frange la plus radicale de l’opposition.

Pourtant, même la correspondante de France 24 avait alors souligné que ces réunions avaient été l’occasion d’entendre des discours et revendications nouveaux sous le ciel de Syrie, des députés indépendants osant s’élever contre le régime de parti, dominant sinon unique, du Baas, ou s’élever contre la répression des manifestations : « Certains tabous sont en train de tomber » estimait alors Isabelle Dellerba, la correspondante de France 24. Et le pouvoir avait laissé se tenir, le 27 juin à l’hôtel Sheraton de Damas, la première réunion de l’opposition « à ciel ouvert » (voir notre article « A Damas, l’opposition demande la réforme et refuse l’ingérence« , mis en ligne le 28 juin).

Réunions de dialogue national tenues sous l'égide des gouverneurs de provinces

Une évolution limitée et contrôlée, mais une évolution incontestable

Plus de deux mois après ces journées objectivement historiques, où en est le « dialogue national » ? On sait qu’au moins deux partis d’opposition se sont créés à Damas ces dernières semaines, avec à leur tête des gens d’horizon divers, dont des opposants patentés à Bachar al-Assad (voir notamment notre article « L’opposition syrienne continue de se structurer » mis en ligne le 14 septembre).

Mais les réunions organisées sous l’égide du pouvoir ont continué de se tenir tout cet été à travers le pays. Intéressons nous à la plus récente, celle qui s’est tenue à l’université de Damas les 11, 12 et 13 septembre. Si l’on en croit Sana, cette session aurait réuni 350 représentants du pouvoir, des partis, des communautés religieuses, des organismes d’Etat et de la société civile. Quels ont été les thèmes abordés par les participants ? Pêle-mêle, la « situation de la jeunesse« , la « corruption« , la « réforme administrative« , « la réduction des impôts » et la « hausse des salaires », la « lutte contre la contrebande et le gaspillage économique« , le « problème du logement« , « l‘adoption d’une loi sur les retraites« , l’ »information« . Cette dernière, si l’on en croit une motion, doit devenir le « miroir qui reflète les soucis du citoyen et le trait d’union avec les centres de décision » : peut-être une manière de suggérer que l’information dispensée par la télévision d’Etat syrienne devrait renoncer à la langue de bois. Ce souci de rapprochement des institutions avec le peuple, les « vrais gens », semble être un  thème récurrent de ces réunions : Sana explique ainsi qu’un certain nombre de participants, professeurs et étudiants de l’Université, ont « souligné l’importance d’entendre le pouls de la rue, d’appliquer le multipartisme et garantir la justice sociale« .

Les participants, selon Sana, ont réaffirmé aussi que « toutes les forces nationales » syriennes ont un objectif majeur : « arriver à l’Etat de la Loi où tous les citoyens seront égaux« . Là encore, du discours officiel suinte une revendication fondamentale : la limitation – sinon la fin – des abus d’autorité et de la corruption. C’est, là aussi, un très gros chantier en Syrie – et dans tout le monde arabe, et même au-delà – mais on doit rappeler ici que Bachar al-Assad a initié à la faveur de la contestation, et continue d’impulser, un mouvement, assez important semble-t-il, de destitutions et révocations de fonctionnaires incompétents et/ou impopulaires. Et là aussi, c’est une politique nouvelle.

Au même moment, des réunions identiques se tenaient à Deraa, Lattaquié, Raqqa, Quneitra, Alep, et parfois le choix des doléances reflétait une situation locale particulière : à Deraa, par exemple, le berceau du mouvement de contestation, des participants ont demandé la fin des détentions de citoyens arrêtés lors des troubles et une compétition politique équitable entre les partis nouveaux et anciens ; à Alep, grande ville restée totalement à l’écart du mouvement, ce sont des revendications portant sur la corruption et les réformes économiques qui ont été mises en avant. On a proposé ici et là la création de « commissions de suivi » pour garantir l’application des mesures demandées ou suggérées. Et, de fait, c’est sur le suivi effectif que sera jugé ce gouvernement.

Un détail sémantique qui a son importance : dans son compte-rendu, l’agence officielle Sana parle de  la participation de « personnes indépendantes et opposantes » ; de son côté le quotidien syrien al-Watan précise pour le déplorer que l’opposition a « boycotté toutes les sessions dans les provinces de Hasaka (nord-est) et de Lattaquié« . Ces mots, ces formulations traduisent tout de même un ton nouveau, lui-même reflet du vent nouveau qui souffle – quand même – sur la Syrie.

On voit en tout cas, à la lecture de l’énoncé des sujets abordés au cours de ces journées de « dialogue national« , que celles-ci fournissent un instantané de la réalité sociale et politique syrienne, dessinant nettement, à travers les formulations d’usage, le spectre des lacunes et des attentes. Et rien que pour ça, cette initiative certes gouvernementale, mais aux implications objectivement démocratiques,  a trouvé sa légitimité politique et historique.

Réunions de dialogue national tenues sous l'égide des gouverneurs de provinces

Si l’on veut vraiment le bien de la Syrie et des Syriens…

Certes, toutes ces demandes sont assorties de la dénonciation rituelle de la « conspiration extérieure contre la Syrie« . Mais, au-delà de toute phraséologie partisane et gouvernementale, il y a effectivement une « conspiration extérieure« , politico-médiatique, contre la Syrie. Une conspiration moderne, qui ne se cache pas dans une cave ou dans les bureaux d’une officine mais s’exprime au grand jour et quotidiennement, via les mille bouches de la désinformation médiatique et de la déstabilisation géostratégique.

Certes, avec la meilleure volonté réformatrice du monde, le dialogue est un exercice difficile en Syrie. Parce que les clivages et méfiances communautaires, traditionnellement forts dans les pays du Proche-Orient, ont été ravivés en Syrie par les événements ; parce que le régime baasiste n’a pas une culture du dialogue et de la libre parole – même si son cas est loin d’être unique dans le monde arabo-musulman ; parce que les opposants radicaux, à l’extérieur et à l’intérieur des frontières syriennes, s’efforcent de jeter le discrédit sur ces initiatives gouvernementales ; parce que Bachar lui-même et son gouvernement ne veulent pas se laisser déborder, et jouer les Gorbatchev syriens.

Il n’empêche qu’une démarche inédite est effectivement en cours en Syrie, et à l’initiative du Président syrien. On pourra toujours dire – surtout si comme les Américains et leurs amis on souhaite non pas le dialogue mais la révolution – que cette libération de la parole est limitée, encadrée, pas assez audacieuse, pas assez rapide. Mais la Syrie n’est pas la Suisse – même la France de Sarkozy, du point de vue de la démocratie participative et locale, n’est pas la Suisse ! Et vouloir tout et tout de suite, c’est évidemment, compte tenu du contexte historique, ethnique et géostratégique dans lequel se trouve la Syrie, faire le jeu des déstabilisateurs et fauteurs de guerre civile. La Syrie est condamnée à la réforme prudente.

 

Réunions de dialogue national tenues sous l'égide des gouverneurs de provinces

 



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67 commentaires à “A propos du « dialogue national »…”

  1. Souriya ya habibati dit :

    Que c’est agréable d’entendre un Français qui parle objectivement de ce qui se passe en Syrie!
    Merci Louis

  2. Syrienne libre dit :

    J’aime bien votre article Mr Denghien,.

    Vous y notez les références :

    « Nous n’en connaissons la tenue ou le déroulement que par les dépêches de l’agence syrienne Sana, les agences »

    dites des choses justes:

    « Certes, avec la meilleure volonté réformatrice du monde, le dialogue est un exercice difficile en Syrie. Parce que les clivages et méfiances communautaires, traditionnellement forts dans les pays du Proche-Orient, ont été ravivés en Syrie par les événements ; parce que le régime baasiste n’a pas une culture du dialogue et de la libre parole »

    Une belle évolution de votre part et pour le site, pour « l’opposante » que je suis.
    Je n’ai pas vue de ton ironique ni sarcastique, ça fait du bien!

    la petite expression que j’aime bien :

    « phraséologie partisane et gouvernementale »

    (même si je ne suis pas d’accord en tout point, mais pour une fois, je me sens « informée »)

    Merci

    • sowhat dit :

      « Nous n’en connaissons la tenue ou le déroulement que par les dépêches de l’agence syrienne Sana, les agences »

      Ce n’est pas tout à fait exact. La télévision publique ainsi que Al-Dounia diffuse de larges extraits ainsi que des interviews principalement avec des opposants et des indépendants. Par ailleurs, il y a des sites ou blogs (ex. aljaml.com de l’opposant Nabil Saleh) indépendants syriens qui en parlent abondamment.

      Syrienne Libre je suppose que vous comprenez et lisez l’arabe. Alors faites un petit effort s.v.p.

    • stephane dit :

      être opposant veux pas dire juste s’opposer à tout ce qui viendrait d’un gouvernement, mai plutôt d’être une fore coorectrice du gvt en place. Allez en Syrie et participer si vous le souhaitez rien ne vous en empêche

    • stephane dit :

      votre commentaire ne sert à rien à part dénigrer bêtement.

      • Syrienne libre dit :

        Ne me parlez pas si vous ne me supportez pas.

        C’est tellement facile de s’exprimer derrière son écran, « Stéphane »!

        Tant qu’il existe des arrestations, des humiliations, des tortures, des assassinats pour le seul fait des opinions politiques ou sur simple dénonciation, ce « dialogue » n’aura pour moi aucune valeur.
        Tant qu’il existe un dénigrement des victimes, une minimisation de la gravité des évènements dans les medias officiels, ces « ouvertures » n’auront aucune signification.
        petit résumé :
        http://www.youtube.com/watch?v=OqKMrFTY0cA&feature=player_embedded#!

        et le meilleur :
        http://www.aljazeera.net/Channel/KServices/SupportPages/ShowMedia/showMedia.aspx?fileURL=/mritems/streams/2011/9/15/1_1084882_1_12.flv

        Je vous laisse ces vidéos.
        Mais certainement, comme beaucoup, vous n’irez pas la regarder, car trop dur pour vos petits yeux qui filtreraient immédiatement l’information visuelle, grâce au court-circuitage synaptique Assadiste, qui contrôle votre cerveau.
        Mieux vaut ignorer les atrocités, et faire comme si de rien n’était.

        Que sont les morts et les droits de l’homme?
        On s’en fiche!
        c’est une affaire de bonnes femmes comme dirait notre ami Alain!

        Il y a mieux a faire n’est-ce pas?
        Comme parler de la « compétition politique équitable entre les partis », de la lutte contre la corruption ou des réformes économiques …

        PS : Pourquoi le régime assassine même les opposants pacifistes comme Ghyath Matar?
        Non non, ne répondez pas a ma question, je sais deja ce que vous pensez!

  3. Joseph Cotton dit :

    Tout a fait d’accord. Il est rare d’avoir des débats publics ouverts dans tout le monde arabe. La peur et la méfiance ont omniprésents.
    Ce qui n’est pas encourageant est que la dissidence semble ne pas être admise dans ces débats, exemple l’incarcération de la psychanalyste qui avait organisé avec les jesuites un débat sur la peur liée au sectarisme. Est-ce que le gouvernement veut garder l’exclusivité des débats de manière à en controller le contenu?. Je comprends qu’ils aient peur de glissement vers une contestation à caractère ethnique ou religieux mais cela rend la parole moins libre et va à l’encontre de la volonté d’ouvrir un dialogue franc.
    Comment réglementer les débats publics sans les rendre contraints et stériles?

    • sowhat dit :

      Il n’est pas certain que cette personne ait été interpellée (précision à l’aéroport et par les services très spécialisés du renseignement de l’armée de l’air) pour le motif qu’elle a organisé des réunions thérapeutiques. Attendons la suite avant de prononcer un jugement.

  4. Mohamed dit :

    Les syriens sont là en train de nous donner une formidable leçon de démocratie participative. Sans aucun doute, c’est une véritable mutation paisible qui est en cours de production en Syrie. Loin du destin chaotique ou « capilutatif » qui lui était réservé, la Syrie est en révolution pacifique. Et ce qui accorde à ces réformes plus d’intérêts et de valeur, c’est qu’elles se font sur un fonds d’agression politique, médiatique, et armée sans précédente.

    • Mohamed dit :

      Correction: « capitulatif », de capitulation.

    • sowhat dit :

      Mohamed

      je suis entièrement d’accord avec vous.

      • Joseph Cotton dit :

        En effet, du jamais vu dans le monde arabe.

        Si cela porte des fruits, ce sera une vraie révolution vers une vraie démocratie, pas celle, militaire et religieuse de l’Egypte ou celle ‘assistée’ et colonialiste de la Libye.
        Est-ce que la Syrie pourrait devenir l’exemple à suivre?
        Dans la réunion récente avec la Ligue Arabe, la Syrie avait proposé d’etablir une charte de démocratie à l’échelle des pays arabes. Bien sur les rois du Golfe ont rejeté cette idée immédiatement et pour ne pas paraitre opposés à la démocratie, ils attaquent et se vengent aujourd’hui, en accusant le gouvernement Syrien de ‘machine à tuer’.
        La Syrie a réagi en envoyant une lettre de semonce à la Ligue arabe dénoncant le double discours du chef de la Ligue.
        Cette Ligue déjà pathétique sous Amr Moussa est devenue une institution totalememt manipulée par les riches ‘golfeurs’ qui se font les ‘défenseurs’ des droits de l’homme arabe (mais pas de la femme) en faisant miroiter leurs richesses aux pays arabes pauvres.

        • sowhat dit :

          C’est le délégué du Qatar, frère de l’émir, qui en sa qualité de président de l’assemblée, a écarté cette proposition. Pratiquement la Syrie n’a plus rien à faire dans la ligue arabe et y compte peu d’alliés.

        • Mohamed dit :

          Sowhat,
          Cela ne va pas changer grand chose la situation sur le terrain. Ce sera une fuite en avant sans grande importance, car si les pays du golf continuent à jouer ce jeu stérile ils vont seulement accélérer la signature de l’acte de décès d’une organisation déjà agonisante. Car qu’est-il resté de la charte de la ligue arabe ?

      • Mohamed dit :

        Joseph Cotton,
        IL y’a un baromètre : à chaque fois que l’Etat syrien enregistre des points, les voix s’élèvent et les gesticulations se font plus épileptiques !

        • sowhat dit :

          il y a de quoi. Tous ces milliards pour rien !

        • Joseph Cotton dit :

          Et on remet sur le tapis les vieilles histoires négatives pour essayer de faire oublier tout ce qui est positif.
          Ajourd’hui seule la presse choinoise en anglais rapporte:

          Dossier: Retour à la vie vibrante de la ville du Sud de la Syrie, qui autrefois fut l’épicentre des manifestations
          16/09/2011
          par Hummam cheikh Ali

          http://news.xinhuanet.com/english2010/world/2011-09/16/c_131141233.htm
          DAMAS, 15 septembre (XINHUA) – Darra, la ville du sud de la Syrie où les premières manifestations du pays a éclaté à la mi-Mars, a retrouvé la sécurité et la stabilité à laquelle elle était habituée, alors que l’ambiance y est étonnamment plein de vie.

          Les gens ont été vus jeudi autour de la ville Daraa achetant et vendant des marchandises diverses et les nécessités, et les étudiants se préparaient pour la nouvelle année scolaire qui débutera en jour…..

          lire encore..

  5. sowhat dit :

    Merci Louis pour ce très bon article. La vraie révolution est en marche.

  6. l'ingenue dit :

    j’espere que le peuple syrien saura

  7. l'ingénue dit :

    J’epère que le peuple syrien saura surmonter les difficulté actuelles .Grace à la clairvoyance de son jeune president.et donner ainsi un sacré coup à ses prostituées politiques que sont ces monarchies du golfe
    vive la syrie libre et resistante

  8. Cécilia dit :

    Merci infiniment Louis pour votre article.
    C’est toujours avec un réel plaisir que je lis vos articles.

    Continuez à nous informer!

  9. stephane dit :

    souhaitons aussi que cela ne déviera pas à la libanaise, véritable échiquiers des ouissance régionale

  10. BWANE dit :

    La télévision syrienne a diffusé ce soir la confession-témoignage d’Hussein al-Harmouche, très éloquente sur les méthodes utilisées par les très pacifiques contestataires ainsi que des méthodes mafieuses de leurs maîtres-si j’ose dire, puisque les véritables maîtres de ces gangsters semblent se trouver hors de Syrie, quoique les « frères musulmans »( semblent jouer un rôle central dans cette entreprise de destruction (où est Val, Caroline Fourest et autres Botul ?)je vois d’ici les éternels contradicteurs de ce site crier aux confessions-s’ils connaissent un peu d’histoire-dignes des procès de Moucou des années 30, à eux d’en apporter la preuve comme le firent Victor Serge, Boris Souvarine et d’autres en leur temps.

    • BWANE dit :

      Étant donné que le dit Hussein al-Harmouche, s’exprime en arabe quasi-classique, je peux traduire en français sa confession si cela intéresse des lecteurs de ce cite, mais seulement ce week-end.

      • Louis dit :

        Nous sommes TRÈS intéressés ! Le plus vite InfoSyrie aura ces traductions, le mieux ce sera !

        • BWANE dit :

          Bonsoir,
          vous aurez la traduction Vendredi en début de soirée, j’espère que cela ira.
          De plus, SANA promet pour Samedi les aveux d’un espion israélien, je promets d’y passer la nuit. Bonsoir.

          • sowhat dit :

            bravo et merci.

          • sowhat dit :

            cela dit, je penqe que les derniers aveux diffusés par la télé syrienne des terroristes opérant dans la région de Homs sont également intéressants car ceux-ci reconnaissent avoir tirer aussi bien sur les forces de l’ordre que sur les manifestants. Je vais essayer d’en traduire quelques uns.

      • Mohamed dit :

        Bwane,
        Je me joins à Louis pour souligner l’importance de la traduction de cette confession-témoignage, et le plus tôt serait le mieux.

    • Mohamed dit :

      Bwane,
      Dans sa confession-mea-culpa, l’officier a reconnu qu’il a été leurré par des promesses de commander l’armée libre syrienne, dont il serait le commandant en chef. Mais il s’est rendu compte qu’il est devenu un pauvre type, déserteur, hors la loi, et en porte à faux avec sa famille. Tout d’un coup, les importantes défections prétendues et gonflées par les médias désinformateurs sont devenues des bulles de savon.
      Joseph Cotton,
      La TV libanaise ANB a rapporté, dans son édition de ce soir, que l’arrestation de l’officier déserteur aurait eu lieu dans un contexte de coordination entre les services secrets des deux pays syriens et turcs et que ces derniers n’apprécieraient pas le rendement de M. Erdogan vis à vis de la situation en Syrie.

      • BWANE dit :

        D’accord avec vous Mohamed, je constate tout de même-je l’avoue, très réjouis-que les services de renseignement syriens sont très compétents-non certes à traquer le citoyen syrien , comme le croient les niais-, mais à déjouer certains complots(mais oui serai-je tenté de dire à certains candides(?))comme l’a prouvé l’affaire du T.S.L avec la lamentable et minable affaire des faux-témoins. M. Erdogan, qui a fait toute sa réputation sur nos pauvres frères gazaouis est totalement prisonnier de ses frères musulmans d’une part, et de son armée atlantiste de l’autre (à
        l’instar de ce pauvre Tantaoui !), donc l’arrestation de ce pauvre militaire dévoyé ne peut rien avoir avec les Turcs, nous verrons. Salut.

        • Joseph Cotton dit :

          Erdogan est dans sa phase de ‘gloire’ arrogante. Il prodique dea conseils à tout vent et offre d’aider le monde arabe à ressembler à la Turquie, meme si les presse turque est muselée et qu’un nombre impressionant de journalistes sont en prison.
          Oui, il a gagné les elections, l’économie de la Turquie est en appparence supérieure à celle de l’Europe en crise, les pays islamiques riches (y compris l’Iran) sont plus enclins à commercer avec la Turquie qu’avec une Europe anti-islamique. Tous ces succès lui sont montés à la tête. Contrairement aux années précédant le printemps arabe, Syrie ne représente plus la passerelle incontournable vers le monde arabe. Il y a maintenant l’Egypte, La Libye,la Tunisie etc..
          Erdogan peut à sa guise bouder la Syrie, la secouer et voire même l’insulter. Sauf que l’affaire des kurdes reste un gros point noir et la Syrie peut causer des graves problèmes si elle ne collabore pas. Donc Erdogan fait un pas en avant et un en arrière pour se faire plus ou moins excuser de ses excès de critiques, cela explique peut-etre la collaboration turque dans l’affaire Harmouch.

      • sowhat dit :

        Attention, il convient de relativiser cette affaire.

        1) Harmouche est un « muqaddam » (en dessous respectivement de 3aqeed, 3amid, liwa2, et 3imad, si je ne me trompe pas). Ce n’est donc pas un haut gradé. Des officiers de son rang il y a des milliers dans l’armée syrienne. Certains médias de la désinformation ont éxagéré son rang pour faire croire qu’il s’agit d’une défection importante dans l’état major. Il n’en est rien.

        2) Il a été approché en Turquie par des militaires (infiltrés) de ses connaissances et qu’il a pensé être des déserteurs comme lui lesquels militaires n’ont pas eu de mal à le convaincre de rentrer avec eux ce d’autant plus qu’il était à bout de ressources et en proie aux doutes

        3) il ne semble pas qu’il ait été pris au sérieux par les opposants avec qui il est entré en contact (Khaddam et ses fils, Rifaat al Assad oncle de Bashar mafieux notoire banni par le régime sous Hafez et contraint à l’exil, Rahal, Ghalioun et même le cheikh Ar’our et bien sûr les frérots). Il a eu en tout et pour tout 1000 dollars US. D’ailleurs Il faut s’attendre à ce que ces gens-là démentent ses propos, suitout ceux qui parmi eux se veulent respectables (Ghalioun entre autres).

        4) à l’évidence c’est un type fragile

        Reste que ces révélations sont intéressantes :

        - mensonges sur les prétendues exactions de l’armée à Jisr-el-Shoughour et ailleurs
        - livraisons d’armes aux insurgés depuis la Turquie.

        Cette affaire est surtout embrassante pour la Turquie et pour l’opposition que les turcs parrainent. Elle apporte des preuves irréfutables.

      • sowhat dit :

        coordination entre services syriens et turcs ? je ne pense pas qu’il faut prendre au sérieux cette information. Voir ce que j’en dis plus haut

  11. Cécilia dit :

    Monsieur Ford en mission en Syrie?

    Recrutement des Arabes et des musulmans dans « Escadrons de la mort », des membres d’al-Qaaida pour faire la guerre en Syrie comme c’est déjà le cas en Libye.

    Je vous le lien en français (traduit de l’anglais),

    http://www.opinion-maker.org/2011/09/u-s-ambassador-to-syria-in-charge-of-recruiting-arabmuslim-death-squads/#

    • sowhat dit :

      Mais oui Cécilia ! ils vont recycler les djihadistes de Lybie comme ils l’ont fait avec ceux du campus Guantanamo. Idem avec ceux d’Irak (voir les incidents à Bukamal près de la frontière avec l’Irak).

      Comme aussi ils sous-traitent le travail aux libanais du Courant du Futur (Hariri) pour faire évader les terroristes islamistes de Fatah-el-Islam (que les hariristes ont eux-même financés pour les amener à monter l’insurrection du camp palestinien de Nahr-el-Bared qui a couté la vie à plus de 120 soldats libanais) des prisons libanaises et les dispatcher en Syrie. Nasser Kandil a exposé tout cela en détail. Voir http://www.youtube.com/watch?v=LvyfXgLSoV4

      (remarque : je n’ai trouvé cette vidéo que sur un site militant de la mouvance PSPS, mais je ne partage pas leur position)

    • Mohamed dit :

      Merci Cécilia,
      Voilà ce qui est édifiant pour les sceptiques en carences d’informations et d’arguments, si toutefois ils cherchent vraiment à connaître la vérité.
      Sinon qu’ils continuent à se complaire dans leur scepticisme et leur négationnisme.

    • Joseph Cotton dit :

      Je ne comprends ce que le gouvernement Syrien attend pour renvoyer chez lui cet énergumène maléfique, arrogant et fouineur?

    • sowhat dit :

      merci Cécilia

      je n’avais pas remarqué votre post. J’ai reproduit ce lien sur un autre article

  12. Cécilia dit :

    Échec de la journée de la colère contre la Russie pour mardi 13 septembre.

    Le lien est en français:

    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=30586

  13. Syrienne libre dit :

    En réponse à votre article, à tous ceux qui demandent un « programme politique » voici la dernière Déclaration de Damas : bases générales de la vision politique de l’action de l’opposition démocratique

    1) Nous nous rangeons du coté de la révolution de notre peuple sans réserve ni hésitation. Cette prise de position s’exprime par la coordination, l’entente et le soutien entre l’opposition et les coordinations (qui ordonne et organise l’action de la révolution), qui se développent en capacité et organisation, avec d’autre forme d’action et d’invention quotidiennement.
    .
    2) Nous tenons à la nature pacifiste de la révolution que le mouvement a réussi à conserver, et nous rejetons la violence et le recours aux armes. La révolution a montré son attachement à l’unité nationale en consacrant une part importante de ses slogans contre le communautarisme et l’esprit de groupe. Pour réaliser le changement, l’opposition démocratique compte, sur la voie pacifiste, et sur la cohésion nationale du peuple syrien afin que la Syrie nouvelle devienne un état civil, démocratique, et pour tous ses citoyens.

    3) Aujourd’hui, l’objectif des Syriens, dont l’opposition est une constituante responsable, est de faire passer le pays de la dictature à la démocratie, en faisant chuter le régime actuel. Ce dernier a perdu sa légitimité depuis le sa création, car il a recouru à la force pour se maintenir, puis a opposé le fer et le feu aux manifestants pacifistes et sans défense.

    4) Le processus de changement national démocratique repose sur la formation d’un état civil moderne. Cet état est fondé sur un contrat social concrétisé par une nouvelle constitution élaborée par une assemblée constituante élue et soumise à référendum. Le régime sera parlementaire. Il garantira l’égalité des droits entre citoyens et définira leurs devoirs, sans discrimination ethnique ou religieuse, et garantira le pluralisme et la rotation du pouvoir, l’indépendance de la justice et la souveraineté de la loi, la décentralisation administrative, le respect des droits de l’homme et des conventions internationales relatives à ces droits.

    5) Le régime civil démocratique de la Syrie nouvelle est le meilleur garant pour toutes les composantes du Peuple syrien, nationales et religieuses. C’est donc le meilleur garant pour une solution démocratique et juste de la question nationale des deux peuples kurde et achouri – assyrien, dans le cadre de l’unité du territoire et du Peuple de la Syrie, dans le respect des droits et devoirs de la citoyenneté, et l’égalité entre tous les citoyens.

    6) La nouvelle Syrie aura une politique positive et sera un facteur de stabilité réelle dans son environnement arabe, régional et international. Elle agira pour récupérer le Golan occupé sur la base des résolutions internationales concernées.

    7) Le régime cherche à sortir de la crise de deux façons : la première consiste à réprimer et humilier l’être humain dans sa dignité de façon inhumaine par les services de sécurité barbares et leurs annexes, en impliquant l’armée dans la répression contre son peuple, en assiégeant les villes et morcelant le pays, et divisant la population selon leurs ethnies et communautés religieuses; la seconde consiste à diviser l’opposition par diverses manœuvres, pour rabaisser ses revendications: par des appels à dialoguer avec le pouvoir alors qu’il augmente sa répression des manifestants, pour faire avorter les mobilisations; le régime syrien, par sa répression sanglante des manifestants pacifistes, pousse ces derniers à recourir à la violence et aux conflits confessionnels, et crée les conditions d’une intervention étrangère.

    8) Le droit de manifestation pacifiste ne doit être limité par aucune loi ou procédure – autre que l’avertissement – indépendamment des développements politiques ; il précède les demandes de levée de l’état d’urgence, de retour des soldats dans leurs casernes, de dissolution des services de sécurité, et leur reconstruction ultérieure selon les exigences d’un état démocratique, le jugement de ceux qui ont ordonné de tuer et d’humilier des personnes, la libération de tous les prisonniers politiques, la libération des médias nationaux, l’ouverture aux médias étrangers et aux ONG de défense des droits, et les sanctions contre les journalistes qui ont menti ou appelé au meurtre.

    9) Tout dialogue, négociation ou congrès national doit être global et équitable, vise la mise en œuvre de la transition à un état démocratie suivant les critères internationaux connus, et soumis à la reconnaissance par le régime que le peuple, est la source de toute légitimité , et qui détermine l’équilibre de force. Attention ! Ne nous laissons pas entraîner par le pouvoir dans des débats secondaires, non prioritaires pour les manifestants aujourd’hui, comme la loi électorale, celle des médias ou des partis.

    10) un congrès national sera nécessaire ultérieurement pour étudier les mécanismes de la transition; il devra rassembler toutes les forces d’opposition et représentants du peuple, y compris ceux de l’ancien régime non corrompus qui n’auront pas de sang syrien sur les mains.

    La Déclaration de Damas considère que la position arabe et internationale, faible et hésitante jusqu’à présent, vient d’évoluer en faveur du Peuple syrien et en sympathie avec ses souffrances. Le Peuple syrien a besoin de condamnations internationales de la violence du régime plus déterminées conformes à la législation internationale sur la protection des civils. Il demande aux pays arabes d’élever leurs condamnations au niveau des celles des instances internationales.

    * *

    Le consensus des forces d’opposition démocratique sur ces principes et leur mise en œuvre, pourrait donner une forte impulsion au début de notre action, en évitant les divergences et détails qui pourraient l’entraver, pour nous consacrer à renforcer la révolution de notre peuple, défendre sa sécurité, lui apporter le meilleur moyen pour affronter l’urgence de la situation et ses changements, tout en contribuant à faire passer notre pays du despotisme à la liberté et la démocratie.

    12/09/2011
    Le Secrétariat général de la Déclaration de Damas pour le Changement National Démocratique

    • Etudiant dit :

      MON DIEU SYRIENNE LIBRE !!!
      Vous devriez avoir honte de mettre ce torchon financé par les « atlanto-sionistes », qui appelle à l’ingérence en Syrie, et ce avec les Frères Musulmans syriens exilés en Turquie pour le compte de Sarkozy et de Sharon !!!
      La Déclaration de Damas est malheureusement inconnue des défenseurs de ce régime.
      Peu de gens savent que pour avoir rédigé cela des opposants ont passé des années et des années en prisons.Mais bon, on vous dira que c’était un crime national et une incitation à la haine confessionnel, et que Bachar de toute façon est aimé et est un réformiste !

      • Syrienne libre Anonymous dit :

        Maintenant la mode des adorateurs de Bachbouch évolués, est de dire :

        « non non je ne suis pas toujours d’accord avec le gouvernement, quand même! Je suis intelligent, je peux réfléchir, je suis pour les réformes… »

        Ils reconnaissent maintenant qu’il existe des « imperfections » dans le fonctionnement du système baasiste…

        Bachar , c’est le Jacadi syrien

        Jacadi a dit souriez, on sourit!
        Jacadi a dit ce sont des terroristes, on dénonce la conspiration!
        Jacadi a dit « bavures », on reconnait qu’il y a des victimes civiles!
        jacadi a dit on fait des reformes : on ose les mini critiques…
        Jacadi a dit levez vous, on l’applaudit!
        Jacadi dira bientot je me jette du pont, on sautera avec lui?

      • sowhat dit :

        pour une fois vous dites la vérité : mais oui c’est un TORCHON.

    • Mohamed dit :

      Désolé,
      ce n’est pas un programme, c’est une déclaration de position et c’est moins qu’une charte !
      Un vrai programme doit avoir une Vision, des objectifs à atteindre, des moyens, un échéancier, et des indicateurs !
      Cette déclaration est un ensemble de voeux « non »pieux.
      L’opposition veut changer le pouvoir, comment ?
      Par une ingérence extérieure.
      Quelle sera l’alternative au régime actuel ? On verra par la suite !
      Comment uniformiser les positions de l’opposition au pluriel ? On verra par la suite ?
      Comment conserver l’unité des différentes composantes du peuple syrien ? On verra par la suite ?
      Un appel à refuser les réformes proposées, mais quoi après ? On verra par la suite !
      Un appel à refuser le dialogue ?
      Comment sera la Syrie de demain et comment y arriver ? On verra par la suite !
      Je relève toutefois une phrase importante au 7ème paragraphe, 2ème alinéa :
      « des sanctions contre les journalistes qui ont menti ou appelé au meurtre. »
      Pour le reste, franchement, il y’a trop d’incertitudes.
      La démocratie par les chars de l’ingérence étrangère, à l’irakienne ou à la libyenne ?

    • sowhat dit :

      Il n’est pas besoin d’être diplomé de Science Po pour constater que cete déclaration est un tissu de mensonges et de généralités vides de sens.

      Il n’y a rien de concret là-dedans, rien de véritablement politique. Les conférences des journées du dialogue national qui se tiennent dans le pays sont incomparablement plus denses.

      Vous continuez à nous prendre pour des imbéciles.

      • Etudiant dit :

        Avec ce genre de commentaires on va certainement pas s’arrêter.Vous ne connaissez rien à la Syrie sowhat.
        Je vous invite à regarder un Théma qui passera le 11/10 sur Arte. Il sera dédié à la Syrie.
        Ca promet du lourd.
        Mais bon, Arte est atlonto-sioniste donc vous n’en croirez pas un mot.

  14. sowhat dit :

    hors sujet :

    je fais candidement l’avocat du diable en indiquant ce lien :

    http://onsyria.com/?clip=58431&do=all&parent=&page=&sort_order=timestamp

    la racaille salafiste fait manifester des enfants de nuit pour leur faire crier des slogans hautement politiques comme :

    لا دراسة و لا تدريس حتى يقتل الراءيس

    que je traduis ainsi :

    « pas d’étude ni de scolarité jusqu’à ce que l’on tue le président »

    Admirable !

    Il serait très instructif de réaliser une étude anthropologique sur ces vidéos. Qu’en pensent nos candides ?

    • Etudiant dit :

      Je vous invite a visionner le documentaire d’Omar Amiralay, « Déluge au pays du baas ». Vous y verrez des enfants autrement conditionné dans leurs « avant-guarde » du baas à l’école primaire. « Unité, Liberté, Socialisme »… les pauvres, ils n’ont rien eu…

      • sowhat dit :

        ce sont des exagérations et vous le savez. Tous les enfants et les adolescents syriens sont passés par là et pourtant la plupart ont résussi et beaucup ont poursuivi des études supérieures et les ont complétées en Europe ou ailleurs.

        La réalité que vous ne voulez pas reconnaitre est que des quasi illetrés prennet les enfants en otage, les poussent enfants dans la voie de l’obscurantisme et les exposent dans les manifestations. C’est une école alternative n’est-ce pas ?

        • Etudiant dit :

          Ce sont des exagérations ??!!
          Vous avez certainement eu la chance de passer par des écoles privés en Syrie.
          Le public : uniforme, hymne national, embrigadement volontairement obligatoire dans des organisations de jeunesses affiliées au Ba’th…

          • Alexandra BIHAY dit :

            Volontairement obligatoire ? Vous pourriez préciser ? Je ne connais personne qui ait fait partie de ces mouvements… COnnaissez-vous la Syrie autrement que par les on-dits insultants ?

            Quant au fait de porter un uniforme, je ne vois pas quoi c’est si grave… D’ailleurs, puisque vous mentionnez les écoles privées, les pauvres enfants, ils y portent généralement l’uniforme !!!

            Quant à chanter l’hymne national, est-ce anti libertaire ou autre ? Je me demande parfois si, dans mon propre pays, la Belgique, on avait inculqué un peu plus d’esprit national, en chantant l’hymne national, par exemple, on en serait pas arrivés à de tels problèmes de discorde entre francophones et flamands… Et nous n’aurions pas eu l’affront de voir notre premier ministre en place à l’époque entonner, lors du 21 juillet 2007, jour national belge, lorsqu’on lui demandait de chanter l’hymne national… la Marseillaise !!!

            Quant au fait de passer sur les bancs de l’école publique syrienne, ça ne fait pas forcément des crétins, pas plus que dans d’autres pays !!! Et, croyez-moi, je suis de ceux, en tant que prof, qui pensent que c’est l’une des choses à réformer en priorité en Syrie !!! D’ailleurs, bonne nouvelle, les nouveaux programmes sont de mieux en mieux !!! Je n’ai vu que les nouveaux programmes 2011 en français et en anglais, mais ça s’améliore nettement !!! On commence à utiliser les compétences, c’est vraiment encourageant !!! Je voudrais vous demander, cher monsieur, si dans votre pays, vous avez également au programme deux langues étrangères obligatoires ?

        • Cécilia dit :

          Je me rejoins totalement à toi sowhat:
          « des quasi illettrés prennent les enfants en otage »

  15. Mohamed dit :

    Voilà la couverture faites par l’Agence SANA du témoignage-confession fait par l’officier-déserteur syrien à la TV syrienne:

    Harmouche : Je n’ai reçu aucun ordre quand j’étais dans l’armée pour tirer sur les civils
    15 Sept 2011

    Damas / Hussein Harmouche a dit, ce soir, devant la caméra de la TV syrienne : « J’ai obtenu mon baccalauréat en /1990/ avec un total de /204/ points sans compter la note de l’éducation religieuse. Je me suis engagé dans la faculté polytechnique de la faculté d’Alep, mais je l’ai quittée après deux mois d’études pour m’orienter vers la formation en tant qu’ingénieur en génie militaire. Parmi les conditions pour suivre ces études est d’avoir eu au baccalauréat le total de /200/ points et plus.
    « Après avoir présenté mon dossier d’inscription et accepté par la suite, j’ai poursuivi une formation de langue russe à l’académie d’al-Assad de génie militaire pendant une année, puis, on nous a envoyé pour une formation en Russie pour étudier du génie de bâtiment », a-t-il poursuivi
    « Au début de l’année /2009/ et pendant mon service au sein du /11ème / régiment, j’ai obtenu ma promotion au grade de capitaine, ensuite j’ai suivi une formation de sécuritaire à l’institut national des sciences sécuritaires et a pris fin en mai /2009/ que je n’ai pas réussie. Le /9-6- 2011/, j’ai proclamé ma défection des rangs de l’armée syrienne, indique-t-il.
    « Lorsque j’étais en service, je n’ai reçu aucun ordre de tirer sur les civils ou d’autres, je n’ai même entendu ni vu un commandant de l’armée donner des ordres de tirer sur les civils » précise Harmouche.
    « Après ma défection de l’armée, poursuit-il, j’ai reçu de nombreux contacts des opposants à l’étranger. Trois mois plus tard, j’ai constaté que la plupart de ces personnes m’ont promis de me fournir de l’appui logistique et matériel mais ces promesses n’ont pas été tenues. Suivant le plan, il était prévu d’assurer des armes pour la protection des civils non armés mais cela n’a pas été réalisé ».
    « Les Frères musulmans étaient les premiers à m’avoir contacté parfois sous des pseudonymes; Abou Khaled est venu au camp pour me voir. J’ai reçu des contacts de Zouheir As-seddiq, de Mohammad Rahhal, d’Abdel Halim Khaddam et ses deux fils, de la majorité des participants à la conférence d’Antalya, au total presque 300 personnes ».
    « Les Frères musulmans, ajoute-t-il, m’ont demandé ce que j’entends faire, je leur ai dit que c’est eux qui doivent proposer et moi j’accepte ou pas parce que je fais des contacts avec plusieurs parties et je devrais choisir enfin avec quelle partie je ferais des coordinations. Certains m’ont proposé, par exemple, d’établir une zone tampon aux frontières syro-turques ».
    Concernant la fourniture d’armes et de fonds, Harmouche dit que tout ce qui a été dit à ce sujet n’était que des promesses mensongères. « On nous a dit que des armes et des sommes d’argent allaient être assurées pour la libération mais rien de ça n’a été réalisé », souligne-t-il.
    « Le guide des Frères musulmans Ryad Chaqfeh et Abdel Halim Khaddam m’ont appelé sans me faire de réelles propositions. Leurs propos n’étaient que pour la tergiversation, ils me disaient tout le temps d’attendre la visite de certains de leur part, et on m’a promis de m’envoyer des sommes d’argent parce que l’appui financier est indispensable pour pouvoir assurer tous les autres besoins en armes et en munitions » précise-t-il.
    « Le directeur du bureau de Rif’at al-Assad m’a appelé après la déclaration N.1 du « mouvement des officiers libres » et m’a demandé combien d’argent faut-il envoyer pour soutenir le mouvement ».
    « J’ai fait des coordinations avec les chefs des gangs à Bab Dreib, Baba Amr et Bab al-Siba’, pour savoir la quantité d’armes qui devrait leur être envoyer ».
    « Adnan Ar’our m’a lui aussi appelé pour s’informer de mes plans. Il me posait plusieurs questions sur l’armée, sur ma défection et sur l’effectif des forces maritimes et aériennes ».
    « Zouheir As-seddiq m’a appelé, dès mon arrivée en Turquie, il m’a envoyé /1000/ dollars et un ordinateur. J’ai donné cette information à deux quotidiens pour qu’ils rapportent les promesses qu’on nous faisait ».
    « Nous avons découvert plus tard que Zouheir As-seddiq recevait d’énormes sommes d’argent pour nous les envoyer mais il ne le faisait pas. Après tout, tout le processus ne nous a apporté que l’humiliation et les promesses mensongères ».
    « As-seddiq et les Frères musulmans introduisaient des armes en Syrie, précisément vers Homs, Hama, Idleb et vers Arraml al-Janoubi à Lattaquié. Le trafic d’armes depuis la Turquie vers ces régions se faisait par le biais des commerçants d’armes et des contrebandiers qui connaissent bien les routes ».
    « La première fois que j’étais filmé était à Bdama à Jisr al-Choughour. Quelqu’un m’a donné en contrepartie /50.000/ L.S., mais j’ai su ensuite qu’on a touché prés de deux millions de L.S. pour ces séquences vidéo ».
    « J’ai pensé à revenir depuis le /15/ ramadan mais je me suis trouvé faire l’objet de marchandage par plusieurs parties qui prennent de l’argent et font des promesses vaines à mon nom ».
    « Je me suis trouvé à la fin hors de l’Etat, hors de ma société et ma famille et hors des parties avec lesquelles je faisais des coordinations, conclut Harmouche.
    K.W. & T. Slimani

    • Mohamed dit :

      Voici le lien de l’article:
      http://www.sana.sy/fra/338/2011/09/15/369687.htm

      La conclusion à tirer de ce témoignage c’est que Hamrouche après avoir été exploité au début, et n’ayant pas été rejoint par une masse critique de militaires déserteurs, et du fait de l’échec de l’instauration d’une zone de sécurité près de la frontière, l’officier-déserteur s’est trouvé être une carte brûlée sans aucune d’importance.

      • Mohamed dit :

        Les vérités que l’on peut tirer de cette confession :
        1/ la grossièreté des mensonges que des médias ont martelé sur des défections de militaires et la création d’une pseudo-armée de libération; Harmouch est un officier de moyen rang, sans troupes.
        2/ l’opposition était diverse et divisée, sans coordination et sans plate-forme commune (Harmouch a été contactacté par tous les opposants, et chacun veut tirer la couverture de son côté);
        3/ la révolution en syrie est un immense marchandage, ou certains profitent des autres;
        4/ il existe bel et bien des bandes armées qui tuent et terrorisent aussi bien les civils que militaire;
        5/ il y’a bien complot cherchant à créer une de sécurité pour reproduire le scenario libyen. Il y’a bien des armes qui sont infiltrés des frontières avec les pays limitrophes.
        L’instrumentalisation de pays, de médias, d’institutions…

        • sowhat dit :

          je partage tout à fait votre analyse

          « il y’a bien complot cherchant à créer une de sécurité  »

          il s’agit d’une zone de sécurité ou zone tampon au nord à la frontière turque. C’est le plan Erdogan. L’objectif est de contrôler le nord de la Syrie jusqu’à Alep après une opération éclair conjointe Turquie-Otan.

  16. rerdine dit :

    La crise est là,politique,économique,financière,sanitaire,environnementale,
    morale, sociale… . !
    Quelle crise, exactement ? Celle du Système Capitaliste,devenu financier et
    spéculatif, destructeur de souverainetés,de sociétés,de liens, d’individus, d’emplois,de protections sociales… au bénéfice d’une caste militaro-financière prédatrice,impérialiste,va-t-en guerre, baptisée abusivement « l’élite », et composée de psychopathes arrogants, cupides,sans
    scrupules, eux-mêmes relayés par des gouvernements et des médias aux ordres, serviles.La crise peut déboucher,comme en 1929, sur un chaos général et sur une guerre.Cette dernière est l’étape ultime du capitalisme
    Pour éradiquer la population en surnombre,la plus faible, sans défense,
    et même la classe moyenne,et aussi pour permettre aux affairistes de faire encore plus de profits, dans les secteurs bancaire, de l’armement, de la chimie, du pétrole, de la reconstruction, etc…. .!
    Au final, ce sont les peuples, les citoyens, qui sont sacrifiés. constamment
    manipulés, notamment par la propagande pro-libéralisme et pro-guerre
    déversée dans les médias,les peuples ne réagissent pas et subissent de plein fouet le contre-coup de politiques totalement contraires à leurs intérêts, supprimant toujours plus leurs ultimes protections, en particulier sociales, et les livrant pieds et poings liés au Grand Capital qui se servira d’eux pour s’enrichir toujours plus quel que soit le coût social, humain, environnemental…
    Seule une riposte de masse, concertée, pourra venir à bout de ces politiques malfaisantes, tendant toujours plus à asservir les individus à l’Argent, au Grand Patronat, aux Gouvernements, quand ils ne sont pas purement et simplement considérés comme des esclaves, des cobayes ou de la chair à canons, au seul bénéfice des multinationales de mort.A défaut d’une riposte de masse, tous unis, reste à s’adapter comme on peut aux circonstances, crise, chaos, guerres, pour au moins, survivre. . . !
    Ce système Libéral qui dévaste la planète entière pour le seul profit de
    quelques familles, de grandes banques, de multinationales, et autres
    prédateurs de l’humanité.La solidarité de tous les citoyens spoliés doit être sans faille, et de tous les instants.
    « texte pris sur le blog de Eva-Résistons

    • sowhat dit :

      Karl Marx a dit « le capitalisme finira du fait de ses propres contradictions » . Aujourd’hui, si on est pessimiste ou simplement lucide il faut rajouter « mais l’humanité finira avant lui ». Welcome in the new age !

  17. sowhat dit :

    voici le lien du compte-rendu relativement modeste (*) de Sana sur les journées du dialogue national qui se sont tenues aux sièges des governorats et dans les universités des villes principales

    http://www.sana.sy/fra/63/2011/09/15/369661.htm

    (*) compte-tenu des débats qui ont eu lieu
    les débats ayant été intégralement filmés et enregistrés, j’espère que nous pourrons disposer des verbatim complets dans les jours prochains