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  Nous avons cru utile de reproduire dans le cadre de notre rubrique "réinformation", l'article, ou plus exactement la partie de l'article, intitulé Le terrorisme anti-syrien et ses connexions internationales, que vient d'écrire le militant d'extrême-gauche belge, d'origine turque, Bahar Kimyongür. Nous avons sélectionné en effet, le paragraphe que Kimongür a consacré à l'ASL, son état actuel, ses activités, ses soutiens. Kimyongür est particulièrement concerné par le sujet, son père étant issu de la minorité arabe alaouite du Hatay, province turque [...]



Petite radioscopie de l’ASL

Par Louis Denghien,



Bahar Kimyongür confirme que l'ASL n'est pas une armée, n'est pas très syrienne, et absolument pas libre...

Bahar Kimyongür confirme que l'ASL n'est pas une armée, n'est pas très syrienne, et absolument pas libre...

 

Nous avons cru utile de reproduire dans le cadre de notre rubrique « réinformation », l’article, ou plus exactement la partie de l’article, intitulé Le terrorisme anti-syrien et ses connexions internationales, que vient d’écrire le militant d’extrême-gauche belge, d’origine turque, Bahar Kimyongür. Nous avons sélectionné en effet, le paragraphe que Kimongür a consacré à l’ASL, son état actuel, ses activités, ses soutiens. Kimyongür est particulièrement concerné par le sujet, son père étant issu de la minorité arabe alaouite du Hatay, province turque limitrophe de la Syrie, où sont implantés les camps de réfugiés syriens, mais qui sert de base aussi aux bandes ASL contrôlés par le gouvernement turc. Bahar Kimyongür est, de fait, très engagé contre la politique, intérieure et extérieure, d’Erdogan, même si c’est en Belgique, où il est né, qu’il milite, dans les rangs de l’extrême-gauche. Son soutien à une organisation similaire turque, considéré comme « terroriste » par Ankara, lui a justement valu une condamnation à de la prison par la justice belge – finalement annulée au terme de… trois procès en appel, la ou les procédure s’étant étalées entre 2006 et 2010 ! Par ailleurs, notre homme a été l’objet d’une demande d’extradition de la part de l’Etat turc, demande rejetée par la Belgique.

Il y a donc un sérieux contentieux entre Bahar Kimyongür et le gouvernement turc. Et donc l’ASL auquel il consacre  ce texte très intéressant, apparemment bien renseigné, assorti d’une analyse rapide de la désinformation des médias occidentaux sur le sujet. Sur les effectifs possibles de l’ASL, sur son mode de recrutement, sur la concurrence des autres groupes armés, politico-religieux, Kimyongür dit des choses intelligentes et fort crédibles.

L’article complet de Kimyongür passe en revue justement les autres groupes djihadistes,  et il se livre aussi à une inspection des appuis dont l’opposition armée jouit en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak, en Arabie séoudite et au Qatar. C’est méthodique, clair, argumenté, et donc très éloigné de la plupart des analyses disponibles sur le sujet sur le « marché médiatique mainstream ».

 

On trouvera l’intégralité du texte de Kimyongür dans les commentaires de l’article sur Fabrice Balanche (rubrique « réinformation »). Par ailleurs il a publié en mars un ouvrage (en français) consacré à la crise syrienne et à la désinformation qu’elle a suscitée, Syriana, la conquête continue, aux Editions Couleurs Livres (préface de Michel Collon).

 

 

Bahar Kimyongür : un regard sans complaisance, mais pas sans arguments, sur l'opposition syrienne

Bahar Kimyongür : un regard sans complaisance, mais pas sans arguments, sur l'opposition syrienne

 

Le mythe de l’ASL

par Bahar Kimyongür
Il faut le reconnaître: les chasseurs de dictateurs qui peuplent les rédactions des grands organes de presse sont passés maître dans l’art du camouflage quand il s’agit de présenter des « résistants » qui servent les intérêts de leur camp. En véritables chirurgiens esthétiques, ils vous transforment l’Armée syrienne libre (ASL) en mouvement de résistance démocratique brave et sympathique composé de déserteurs humanistes dégoûtés par les atrocités commises par l’armée syrienne. Il n’y a aucun doute que l’armée du régime baassiste ne fait pas dans la dentelle et commet d’impardonnables exactions contre des civils, qu’ils soient terroristes, manifestants pacifistes ou simples citoyens pris entre deux feux. A ce sujet, les médias mainstream nous abreuvent ad nauseam de crimes imputés aux troupes syriennes parfois à raison mais le plus souvent à tort. Car en termes de cruauté, l’ASL ne vaut pas vraiment mieux. Seuls quelques rares journalistes comme le néerlandais Jan Eikelboom osent montrer l’envers du décor, celui d’une ASL sadique et crapuleuse. La correspondante à Beyrouth du Spiegel, Ulrike Putz vient, elle aussi, d’égratigner la réputation de l’ASL. Dans une interview mise en ligne sur le site de l’hebdo allemand, Ulrike Putz a mis en lumière l’existence d’une « brigade d’enterrement » chargée d’exécuter les ennemis de leur sinistre révolution à Baba Amr, le quartier insurgé de Homs repris par l’armée syrienne. L’égorgeur interrogé par Der Spiegel attribue 200 à 250 exécutions à sa brigade des croque-morts, soit près de 3% du bilan total des victimes de la guerre civile syrienne depuis un an. Du côté des institutions humanitaires, il a fallu attendre la date fatidique du 20 mars 2012 pour qu’une éminente ONG, à savoir Human Rights Watch, dont la traduction signifie bien « guetteur des droits de l’homme » reconnaisse enfin les tortures, exécutions et mutilations commises par les groupes armés opposés au régime syrien. Après 11 mois de terrorisme insurgé… A la bonne heure ô infaillible sentinelle ! «Sah Al Naum», comme on dit en arabe à quelqu’un qui se réveille.
Passons à une autre info qui écorne un peu plus la renommée de l’Armée syrienne libre et leurs appuis atlantistes. D’après des sources diplomatiques et militaires, l’ASL, cette armée dite de « déserteurs » manquerait d’effectifs militaires. Pour pallier cette pénurie de combattants, l’ASL enrôlerait des salafistes à tour de bras. C’est le cas du bataillon Al Farouq de l’ASL qui s’était rendu célèbre par ses enlèvements d’ingénieurs civils et de pèlerins iraniens, par ces tortures et ces exécutions sommaires. La difficulté de recruter des conscrits est somme toute fort logique puisqu’un déserteur est par définition un homme qui abandonne le combat. Déserter signifie quitter la guerre. Dans le cas syrien, de nombreux déserteurs se constituent réfugiés et quittent le pays. La propagande de guerre occidentale affirme que s’ils quittent l’armée ou ne répondent pas aux appels sous les drapeaux, c’est parce qu’ils refusent de tuer des manifestants pacifiques. En réalité, ces jeunes recrues craignent autant de tuer que de mourir. Ils affrontent un ennemi invisible rompu aux techniques de guérilla, qui tire aveuglément sur des pro- et des anti-régime et qui n’hésite pas à liquider ses prisonniers selon un rituel sordide de décapitation et de dépeçage. La terreur qu’inspirent les groupes armés dissuade légitimement de nombreux jeunes de risquer leur vie en circulant en uniforme. Alors, ils choisissent de quitter l’armée et le pays.
Par exemple, les déserteurs kurdes syriens se réfugient dans la région autonome du Kurdistan irakien. A Erbil surtout, dans un quartier peuplé de Kurdes syriens que l’on surnomme « le petit Qamishli ». D’autres rejoignent les camps de réfugiés d’Irak, du Liban, de la Turquie ou de la Jordanie. Le terme de «déserteur » servant à désigner les militaires qui ont fait défection pour rejoindre le camp adverse et tirer sur leurs anciens camarades est donc inapproprié. Il serait plus correct de parler de transfuges.
Voici une analyse de Maghreb Intelligence, une agence que l’on ne peut soupçonner de collusions avec le régime de Damas et qui appuie la thèse de la démobilisation des jeunes appelés, de la faiblesse de l’ASL et de la présence de salafistes armés sur le champ de bataille :
« D’après un rapport émanant d’une ambassade européenne à Damas et corroboré par des enquêtes menées par des centres de recherches français à la frontière turque, l’Armée Libre Syrienne -ALS- ne compterait en tout et pour tout que quelque 3000 combattants. Ils sont pour la plupart armés de fusils de chasse, de Kalachnikov et de mortiers de fabrication chinoise provenant d’Irak et du Liban. D’après ce rapport, l’ALS n’a pas pu enrôler la majorité des 20 000 militaires qui auraient déserté l’armée de Bachar Al Assad. D’ailleurs, l’ALS est particulièrement présente dans les camps de réfugiés établis sur le territoire turc. A Hama, Deraa et Idlib ce sont davantage des groupes armés salafistes qui donnent la réplique à l’armée syrienne. Ces salafistes, particulièrement violents et déterminés, proviennent dans leur grande majorité de la mouvance sunnite radicale active au Liban.
A part le fait d’être impitoyable, infiltrée par des groupes sectaires et en manque d’effectifs, l’Armée syrienne libre est désorganisée. Elle n’est pas chapeautée par une direction centrale et unifiée.
De nombreuses indications, notamment les saisies d’armes réalisées à divers postes-frontières du pays, montrent que l’ASL reçoit des armes de l’étranger et ce, depuis le début de l’insurrection, ce que l’ASL démentait avant de demander ouvertement une intervention militaire étrangère sous forme de bombardements, d’appui logistique ou de création de zones-tampons. Au début de son insurrection, le groupe armé dissident ne voulait visiblement pas donner l’image d’une cinquième colonne agissant pour des forces étrangères ni compromettre ces généreux mécènes que l’on devine. On se souviendra que dans le documentaire de propagande anti-Bachar réalisé par Sofia Amara, intitulé « Syrie : Permis de tuer » et diffusé sur la chaîne franco-allemande Arte en octobre 2011, un soldat de l’ASL est sur le point de révéler ses fournisseurs étrangers quand son supérieur le somme de se taire.

 



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12 commentaires à “Petite radioscopie de l’ASL”

  1. Mohamed Ouadi dit :

    Cet article très important a été reproduit également par :
    http://www.michelcollon.info/Le-terrorisme-anti-syrien-et-ses.html

    • Tarico dit :

      Merci pour ce lien, cet article est en effet fondamental pour la compréhension de la situation.
      Pauvre Syrie, victime de tant d’ennemis.

    • RoyL dit :

      Attention aux SIMPLIFICATIONS piège:

      Der Spiegel – Ulrike Putz – « brigade d’enterrement »

      Enlever le fruitier, ou le simple soldat ou le caporal en congé,
      c’est une histoire; enlever le général c’est une autre. Pour
      arriver a porter a terme l’opération dans le premier cas, une
      brigade XYZ de fous Sturmtruppen reconnaissable par leur
      exclamations sacrilèges peut être suffisante; dans le second cas,
      il faut déjà un peu plus que ça: que de la *(mal)canche* et que
      des vendeurs de yaourt ou de porcelaine potentiels. Est-ce que
      Der Spiegel aurait aidé à éclaircir ça?!

    • Kegan dit :

      Excellent article (que je prends personnellement pour de l’argent comptant!)

      Avec un complot de cette ampleur et des comploteur de cette dimension; les Syriens, je le crains, même ceux de l’oppostion, n’ont pas leur mot à dire… Ca se décide en haut lieu loin, tres loin, des preoccupations du citoyen syrien à proprement parler …

      Je me demande dans quelle mesure le but de ce jeu macabre n’est pas de créer un lien physique entre Israel et l’Europe via la turquie !!

      Il est désormais plus que vital que le peuple syrien dans sa totalité soit uni , sans faille, derriere le président Asad et son gouvernement !!

  2. Souriya ya habibati dit :

    http://www.shukumaku.com/Content.php?id=45154
    فوجئ القائمون على مبادرة أهل الشام التي من شأنها إيصال المساعدات للمتضرريين من الأعمال الإرهابية في مناطقهم بزيارة الرئيس بشار الأسد والسيدة عقيلته، حيث شارك سيادته مع السيدة عقيلته المتطوعين في العمل معهم بصالة الفيحاء في دمشق، وقاما بتعبئة السلل الغذائية التي سترسل للمتضررين، وتناولا الغداء معهم واستمعا إليهم في اللقاء الذي ثمنه السوريون المشاركون غالياً.
    Je poste le lien pour la photo

    Le Président et son épouse participent avec les bénévoles à la préparation des aides alimentaires destinées aux personnes éprouvées par les actes terroristes; c’est une initiative baptisée « Initiative ahl Eshame » الرئيس الأسد والسيدة عقيلته يشاركون في فعالية «مبادرة أهل الشام»
    Allah Souriya Bachar wbass

    • Cécilia dit :

      Merci Souriya!

      Et voici la vidéo où nous voyons bien le président syrien dans la salle al-Fayha à Damas en train de remplir et fermer des colis alimentaires avec la première Dame, leur souhaitant en partant : « Allah yatikom al-afiyeh ! Que Dieu vous donne la force! » pendant que des Syriens lui répondent : « Allah ya fik ! » Mot à mot « Que Dieu puisse te rendre la force ! », mais le bon sens dit plutôt « et toi aussi ! », d’autres scandent « Allah, Sourya, Bachar w bas ! ».

      Il est à signaler que cette initiative de bénévolat, baptisée « Initiative d’Ahl al-Cham », Les habitants (gens) de la Syrie, est destinée à l’aide des familles touchées par les actes des terroristes.

      Ce couple présidentiel est toujours si modeste, si agréable et si proche de son peuple !

      http://www.youtube.com/watch?v=y5vqbGBeEJQ&feature=channel&list=UL

  3. RoyL dit :

    > Petite radioscopie

    Prenons — plus simple que ça! — le 9/11.

    Il y a une masse, dans l’ordre des dizaines des milliers
    probablement — moins de cent milles — de niais, de simple
    d’esprits, de déracines, d’opportunistes et de petits et grands
    criminels; des individus que l’on a réussi à piéger/coincer d’une
    quelque façon. (La méthode de pêche par madragues — *tonnare* en
    Sicile — pourrait suggestivement décrire bien comme on a réussi
    à les faire converger et concentrer.)

    Okay, ça représente les avions du 9/11.

    En suite, il y a les explosifs et les incendiaires que l’on a
    planté (démolitions contrôlées) préalablement. Ça c’est les
    vraies commando *professionnels* (OTAN, par exemple) agissant;
    les ministres et les diplomates impérialistes, les ONG
    (Organisation non gouvernementale), le quatrième pouvoir — la
    propagande mainstream.

  4. Mohamed Ouadi dit :

    Le plan otano-turc pour attaquer la Syrie !

    L’OTAN est une alliance politique et militaire entre les pays européens et les Etats-Unis, créée en 1949, et à laquelle a adhéré la Turquie en 1952, et en vertu de laquelle ces pays ont conclu un accord de défense mutuelle. L’article 5 de ce traité stipule que toute agression armée contre un ou plusieurs de ses membres est considérée comme une attaque contre les membres de l’alliance et permet l’utilisation de la force armée.
    Et, étant donné que la Turquie est l’un des membres de cette alliance, elle essaie de tirer avantage de cet article dans sa guerre illégale qu’elle mène contre le régime syrien, puisqu’elle a menacé, par la voix de son 1er ministre, de faire appel à l’OTAN pour intervenir militairement pour défendre ses frontières avec la Syrie, après avoir prétendu que ces dernières ont été violée du côté syrien. Alors que l’OTAN a confirmé qu’il prend au sérieux la question de la défense de ses pays membres, et son porte parole, Carmen Romero, a exprimé sa préoccupation par les récents incidents sur les frontières de l’allié turc.
    Apparemment, cela vient comme un nouveau plan pour lancer une guerre contre la Syrie, dans un scénario américain ficelé, à travers la provocation de l’Etat syrien par des groupes terroristes, qui s’infiltrent à partir de la Turquie, pour déstabiliser la Syrie. Et, devant ces attaques, obliger l’Etat syrien à répondre à ces groupes, pour que les Etats-Unis, de mauvaise foi, utilise la Turquie comme étant menacée par la Syrie, et ainsi lancer une action militaire contre cette dernière.
    Le droit international considère les traités internationaux – comme le traité de l’OTAN – comme « normatifs », dont l’application des dispositions est non seulement un droit mais un devoir, et ainsi l’OTAN peut intervenir pour protéger les frontières turques de la Syrie par l’application de l’article 5 de l’alliance. Mais, l’OTAN a – t – elle le droit de lancer une guerre sans une résolution adoptée par le CS de l’ONU ?
    Il est dit dans la Charte des Nations – Unies, dans le 2ème alinéa de l’article 52 que : « les membres de l’ONU adhérents à des organisations et à des agences régionales déploient tous leurs efforts pour parvenir à un règlement pacifique des différents d’ordre local, par le biais de tels arrangements régionaux …, et ce, avant de soumettre ces différents au conseil de sécurité ». Ce paragraphe permet aux organisations régionales, comme l’OTAN, d’intervenir pour régler les différents, mais par des moyens pacifiques. Selon l’article 53 de la charte, ces organisations régionales nécessitent une résolution des Nations – Unies pour toute action militaire, et ceci pour préserver la sécurité et la paix internationaux, sur la base du principe de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires des autres pays, et le 1er alinéa de cet article stipule que « … les organisations et les organismes ne peuvent par eux-mêmes mettre en exécution aucune action de répression sans l’autorisation du conseil … ».
    Devant deux lois internationales : un traité international « normatif » (le traité de l’OTAN) et la Charte des Nations Unies, ce sont les dispositions de la Charte des NU qui prédominent et s’appliquent, conformément à l’article 103 de la charte qui stipule que : « lorsque les obligations des membres de l’ONU entrent en contradiction avec des dispositions internationales autres, ce sont les dispositions de la charte qui prévalent ». Ainsi, les résolutions du CS sont supérieures aux traités internationaux normatifs, dont les obligations de l’OTAN et les dispositions de l’article 5 de ce dernier.
    Il convient de noter que les pays membres de l’ONU sont tenus d’appliquer les résolutions onusiennes et sa charte qu’ils ont signé depuis leur adhésion, et qui stipule dans ses articles 24 et 25 que les pays membres de l’ONU s’engagent à accepter les résolutions du Conseil de Sécurité et à les appliquer conformément à la présente charte, comme ils doivent s’engager à appliquer les conditions et les articles de la charte, conformément au paragraphe 2 de l’article 2 de celle-ci.
    Donc, l’OTAN ne peut pas mettre à exécution des mesures militaires et intervenir en Syrie sans avoir obtenu une résolution approuvée par le conseil de sécurité, sinon son action sera considérée comme illégale et qu’elle menace la paix et la sécurité internationaux, de la sorte que le CS peut prendre des mesures dissuasives à son encontre, l’OTAN va-t-elle s’aventurer à lancer cette guerre illégale, à cause de son allié turc, à l’instar de ce qu’a fait Washington lorsqu’elle a envahi l’Irak sans couverture juridique internationale ? La Chine et la Russie vont – elles permettre d’adopter une pareille résolution au CS et fournir à l’OTAN la légitimité d’intervenir militairement en Syrie comme c’était le cas en Libye ?
    Nous ne pouvons que dire que les intérêts politiques et stratégiques, et les changements régionaux et internationaux restent les maîtres de la situation.

    Article écrit par Rawiya Mansour et publié par Al Khabar Press, le 16 avril 2012, http://cort.as/1swZ et traduit en français pour Infosyrie par Mohamed Ouadi.

  5. Kegan dit :

    A quand une coloscopie de l’ASL?